par La rédaction

PSA annonce un nouveau coupé au Mondial de l'auto: l'emploi

PSA dans un exercice de communication au timing contestable, profite du Mondial de l'automobile pour annoncer son plan de sauvetage imposé par une baisse de la rentabilité du groupe et la chute de ses ventes. Le groupe gèle les embauches et réduit ses investissements en Europe de l'Ouest pour officiellement miser sur la nouveauté et la croissance dans les marchés émergents. Jean-Martin Folz fait son baroud que certains pourraient qualifier de "déshonneur": après l'annonce d'une sortie précipitée, on pourrait imaginer que seule la perspective d'une sortie lucrative ait pu motiver l'acceptation d'une tâche aussi ingrate que celle de faire le ménage pour le bénéfice d'un successeur soucieux d'entamer son mandat sur de bonnes bases.

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L'avenir nous montrera ce qu'il adviendra du futur ex patron de PSA. Lui qui a toujours refusé de siéger dans d'autres conseils d'administration prétextant qu'il avait suffisamment à faire à son poste trouvera sans nul doute une place confortable dans l'un d'eux; toujours est-il qu'il ne sera plus aux commandes à partir de janvier pour assumer les conséquences de son plan. Sur les 10.000 suppressions demplois prévues en 2006 en Europe de lOuest, 7 à 8000 concerneront la France. Ces suppressions se declinent en environ 5000 contrats d'interim et CDD non renouvelés alors que 3000 départs à la retraite ne seront pas remplacés et sont accompagnées d'une baisse de 20% des investissements annuels.

La fermeture de l'usine de Ryton en Angleterre était sans doute un message clair de ce qui devait arriver en France et en Espagne sans pour autant qu'aucun détail n'ait été divulgué auparavant. La stratégie de repli de JM Folz, de toute évidence axée sur le court terme de façon à équilibrer les comptes et à rassurer les actionnaires, fait pâle figure face à une concurrence asiatique dynamique et en plein developpement.

JM Folz semble donc partir sur une fausse note après avoir fait passer ses ventes annuelles de 2 à 3,4 millions de véhicules et décroché à plusieurs reprises la palme de constructeur généraliste le plus rentable d'Europe. Le dialogue social qu'il avait réussi à instaurer avec les syndicats au sujet des 35 heures risque fort d'être mis à mal.

PSA a, à plusieurs reprises dans le passé, été condamné pour ses pratiques abusives en matière d'emploi temporaire. Le non renouvellement de ceux-ci donne une nouvelle perspective à cette stratégie contestée et le terme 'temporaire' prend bien ici toute sa dimension.

Pour résumer

PSA dans un exercice de communication au timing contestable, profite du Mondial de l'automobile pour annoncer son plan de sauvetage imposé par une baisse de la rentabilité du groupe et la chute de ses ventes. Le groupe gèle les embauches et réduit ses investissements en Europe de l'Ouest pour officiellement miser sur la nouveauté et la croissance dans les marchés émergents. Jean-Martin Folz fait son baroud que certains pourraient qualifier de "déshonneur": après l'annonce d'une sortie précipitée, on pourrait imaginer que seule la perspective d'une sortie lucrative ait pu motiver l'acceptation d'une tâche aussi ingrate que celle de faire le ménage pour le bénéfice d'un successeur soucieux d'entamer son mandat sur de bonnes bases.

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