par Joest Jonathan Ouaknine

Souvenirs, souvenirs: GTI Club (rallye Côte d'Azur)

Souvenirs, souvenirs se met cette semaine à l'heure des bombinettes! Ah, cette époque où une culasse à 16 soupapes vous faisait gagner 10km/h, un spoiler 15km/h, un badge "turbo" 25km/h (au moins) et où une queue de tigre sur le rétroviseur vous faisait gagner 200% de chance de rentrer accompagné du Latino...

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Qui a inventé le concept de "GTI"? Personne n'est d'accord. Les Anglais pensent à BMC avec la Mini Cooper, les Français évoquent la Renault 4cv 1063, les Italiens songent aux Fiat Abarth et les Allemands, à la Golf GTI.

Le patronyme GTI est apparu pour la première fois non pas chez Volkswagen, mais chez Maserati! En effet, en 1961, le constructeur équipe la 3500 GT d'une injection mécanique et elle devient donc 3500 GTI.

Dans les années 60, le tourisme et le rallye connaissent un essor certain. Jusque là, on y alignait surtout de grosses voitures. Les constructeurs réalisent qu'en mettant un gros moteur dans un petit modèle, on obtient une voiture plus légère et plus agile. La version de série n'est là que pour atteindre les quotas nécessaires à l'homologation. Les ingénieurs travaillent sans penser au prix de vente. D'où une R8 Gordini 1300 à 15 340 francs (une petite fortune en 1964.) Et pourtant, ça se vend!

Dans les années 70, la formule se démocratise à tout point de vue. Les petites sportives ne sont plus uniquement destinées à la course: de plus en plus de clients les utilisent au quotidien. Ensuite, il y a plusieurs écoles: présentation extravagante ou discrète, comportement très sportif ou plus polyvalent et plus tard, turbo ou injection électronique. Chez Fiat, Peugeot et Renault, on vous propose aussi des "look sportifs" avec uniquement les autocollants et le spoiler!

Dans les années 80, la GTI connait son apogée. Le jeune cadre se doit d'avoir une 205 GTI. Le nom "turbo" est évocateur: le Crédit Lyonnais l'utilise pour ses prêts auto et Fabergé pour un parfum! Mais c'est aussi l'époque où on commence à les montrer du doigt: "Auto macho, auto bobo!"

Dans les années 90, le phénomène s'estompe. La répression routière et les primes d'assurance y sont pour beaucoup. Néanmoins, il y a aussi la dilution du concept: tout le monde revendique le statut de GTI, de Volkswagen avec la Golf TDI à Toyota et son Rav4!

Aujourd'hui, les citadines et compactes sportives reviennent discrètement. Mais peut-on vraiment parler de bombinette? L'embourgeoisement est là.

En 1978, pour 38 490 francs (le prix d'une R18 TS), on peut s'offrir une Golf GTI: son petit 1,6l 110ch lui permet d'atteindre 182km/h, grâce à un poids de 810kg. Sans ABS, ni ESP!

Maintenant, Volkswagen vous réclame 31 130€ (le prix d'une Laguna dCi 150 Bose Edition.) Son 2,0l TSI 235ch vous emmène à 247km/h, mais il embarque 1 323kg! Et bien sur, vous avez l'ABS, l'ESP, des airbags, etc.

Crédits photos: Renault Sport (photo en une), Abarth (photos 1 et 5), BMW (photos 2 et 8), Renault (photos 3 et 6), Audi (photo 4), Ford (photos 7 et 9), Peugeot (photo 10), Volkswagen (photos 11, 17 et 20), Citroën (photos 12 et 18), Fiat (photo 13), GM (photos 14 et 16), Suzuki (photo 15) et BTCC (photo 19)

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