par La rédaction

Les soixante ans de la Mercedes-Benz 300 SL Roadster

L’étoile de Stuttgart tient à nous rappeler l’anniversaire de son Roadster dérivé de la célèbre 300 SL Gullwing de 1954. En effet, ce modèle qui enlève le haut a été officiellement présenté au salon de Genève de 1957. Un cabriolet, qui plus est nanti d’une étoile, quoi de mieux pour entamer le printemps ?

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C’est dans les pages du magazine américain Colliers Magazine d’octobre 1956 que le Roadster fait pour la première fois son apparition. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’accueil est à l’époque plus qu’enthousiaste de l’autre côté de l’Atlantique, les Etats-Unis absorbant déjà plus de la moitié de la production du coupé (l'importateur de l'époque ayant plus que poussé Mercedes-Benz à lancer la 300 SL...), et réclamant à cor et à cri une déclinaison 'décapsulée' de celui-ci.

La 300 SL (nom de code W198) arrive sur le marché en 1954, et très vite il apparaît qu’une version cabriolet serait plus que bien accueillie, et ce même si Mercedes-Benz commercialise déjà la 190 SL (W121), qui paraît bien fade pour certains acheteurs avec ses 105 chevaux... En interne, le directeur du bureau d’études Karl Wilfert demande à ce que soit construit un prototype. Pour ce faire, il confie la tâche à Friedrich Geiger, responsable du style à l’usine de Sindelfingen, où est déjà assemblé le coupé. Après la présentation de deux prototypes, c’est finalement le 26 juin 1955 que la direction donne son blanc-seing à la construction du Roadster (dénommé R198).

Esthétiquement, la principale modification réside dans la modification de la baie de pare-brise, renforcée à la fois pour permettre l’utilisation de portes conventionnelles, mais aussi et surtout pour conserver autant que faire se peut la rigidité du châssis. Les feux avant, verticaux, diffèrent également de ceux du coupé 300 SL pour les premières années de production. Des projecteurs qui seront ensuite repris sur l’ensemble de la gamme Mercedes-Benz…

De plus, un essieu unique articulé remplace à l’arrière les deux essieux articulés du coupé ; cela s’en ressent au volant par une légère propension au sous-virage, alors que la 300 SL à portes papillon est alors réputée survireuse… et parfois instable sur mauvais revêtements ! Quoiqu’il en soit, toutes les modifications apportées au Roadster se traduisent par un poids plus élevé de 35 kilogrammes par rapport à son homologue à toit rigide.

A partir de sa deuxième année de production, le hard-top, singeant la silhouette du coupé 300 SL, et toujours dessiné par Friedrich Geiger, devient disponible. Mécaniquement, on retrouve sans surprise le six cylindres en ligne de la Gullwing, développant 215 chevaux. En acier jusqu’en 1962, le bloc moteur sera ensuite remplacé par un homologue en aluminium, ce qui permet un gain de 44 kilos.

Dans le championnat nord-américain des voitures de sport, deux 300 SL Roadster sont engagées pour la saison 1957, avec un moteur gonflé à 235 chevaux et une carrosserie allégée de près de 337 kilogrammes par rapport au modèle d’origine. Paul O’Shea, qui avait déjà remporté le titre les deux saisons précédentes avec le coupé, réédita l’exploit en 1957 avec la nouvelle venue. Et en novembre 1958, un Roadster SL atteint la vitesse de 242,5 km/h sur l’autoroute reliant Munich à Ingolstadt…

Au final, 1 858 exemplaires du Roadster furent produits, de 1957 à 1963. Coûtant à sa sortie 11.000 dollars de plus que le coupé, elle se négocie désormais lors de ventes aux enchères à des tarifs proches du million d’euros, voire parfois plus… A voir désormais si la nouvelle Mercedes-AMG GT Roadster (R190), lancée actuellement, suivra la même destinée que sa magnifique aïeule ?

Source : Mercedes-Benz

Illustrations : Mercedes-Benz

Pour résumer

L’étoile de Stuttgart tient à nous rappeler l’anniversaire de son Roadster dérivé de la célèbre 300 SL Gullwing de 1954. En effet, ce modèle qui enlève le haut a été officiellement présenté au salon de Genève de 1957. Un cabriolet, qui plus est nanti d’une étoile, quoi de mieux pour entamer le printemps ?

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