par Joest Jonathan Ouaknine

Le conducteur du jour: le château de la Marne

Aujourd'hui, les noms de modèles se doivent d'être connu et prononçable par tous. Mais à la fin des années 50, chez Simca, pour faire rêver, on choisissait des lieux évocateurs. Il y eu une Aronde Elysée-Matignon, une Aronde Rue de la Paix. Pour la gamme "Vedette", ils ont opté pour des noms de châteaux: Trianon, Versailles et ici, Chambord.

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Aujourd'hui, les noms de modèles se doivent d'être connu et prononçable par tous. Mais à la fin des années 50, chez Simca, pour faire rêver, on choisissait des lieux évocateurs. Il y eu une Aronde Elysée-Matignon, une Aronde Rue de la Paix. Pour la gamme "Vedette", ils ont opté pour des noms de châteaux: Trianon, Versailles et ici, Chambord.

La Simca Chambord, un nom qui semble très franchouillard, voir kitsch, vu de 2011.

Française, il faut le dire vite... Pour rappel, la Vedette était un projet mort-né de "petite Ford", imaginé à Detroit. La filiale Française récupère le bébé et le lance donc sous le nom de Vedette, en 1949. Pour le milieu des années 50, Ford France fait redessiner sa voiture dans un style très américain. Mais en 1955, Ford USA revend sa filiale à Simca... Dont Fiat était alors actionnaire. Puis, lorsque cette Chambord sorti de chaîne, Chrysler a repris les parts du constructeur Italien. En bref, on est loin d'une production Franco-Française.

L'ironie de l'histoire, c'est que l'ex "petite Ford" est devenue l'une des plus grosses voitures du marché Français. Pour la Chambord, Simca sorti le grand jeu: que de chromes, d'ailerons et de couleurs vives! Notez aussi les fausses roues files et les pneus à flancs blancs. Alors qu'à l'époque, Citroën, Peugeot et Renault étaient volontiers adepte du blanc cassé, du gris ou du noir...

Elle représentait bien l'apogée de Simca, alors deuxième constructeur Français, derrière Renault.

Hélas, le ramage n'était pas à la hauteur du plumage. Le V8 dérivait en ligne droite du rustique V8 "flathead" de 1932. Malgré ses 2,4l, il n'offrait que 85ch, ce qui était un peu juste pour 1,2t (d'autant plus qu'elle n'avait que 3 vitesses.) C'était tout de même mieux que la monacale Ariane 4 et son 1,3l Flash 48ch...

La grande concurrente, c'était la DS. Simca et Citroën se battirent d'ailleurs pour fournir le général De Gaulle. DS ou Vedette, c'était deux philosophie radicalement différentes: le progrès technique face à des solutions éprouvés, l'aérodynamisme et la sobriété face à l’opulence à l'Américaine, etc.

En 1961, Simca arrêta la Vedette. Elle poursuivit sa carrière au Brésil où elle couru dans les épreuves de tourisme!

3 ans plus tôt, la Chine acheta un lot d'Ariane. Certaines servirent de modèles (de base?) pour la DongFeng Red dragon, la toute première voiture particulière chinoise. D'autres étaient là juste pour donner l'impression (de loin) que la Chine avait produit tout un lot de voitures.

Quoiqu'il en soit, une poignée de Chinois ont entendu parler de "Ximka". Aujourd'hui, Peugeot et son partenaire Chinois, Dongfeng (aucun lien avec celui de la Red dragon), songent à une marque low-cost. Néanmoins, un retour de Simca, via la Chine, est très peu probable.

P.S.: d'ordinaire, à chaque "conducteur du jour", je dois me laisser dans une petite recherche. Elle est de quel année? Elle a quoi, comme moteur? Ici, rien de tel, grâce à la fiche technique sur la plage arrière:

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Pour résumer

Aujourd'hui, les noms de modèles se doivent d'être connu et prononçable par tous. Mais à la fin des années 50, chez Simca, pour faire rêver, on choisissait des lieux évocateurs. Il y eu une Aronde Elysée-Matignon, une Aronde Rue de la Paix. Pour la gamme "Vedette", ils ont opté pour des noms de châteaux: Trianon, Versailles et ici, Chambord.

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