par Joest Jonathan Ouaknine

Le conducteur du jour: ancien, mais pas tant que ça

Voici une Excalibur, la reine des "classiques contemporains". De l'époque où on voulait des anciennes, mais neuves. Mettez votre patte d'eph, votre manteau de fourrure, n'oubliez pas votre sachet de... Euh... bicarbonate de soude et c'est parti!

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Voici une Excalibur, la reine des "classiques contemporains". De l'époque où on voulait des anciennes, mais neuves. Mettez votre patte d'eph, votre manteau de fourrure, n'oubliez pas votre sachet de... Euh... bicarbonate de soude et c'est parti!

D'après la légende, Excalibur est née chez Studebaker. Le constructeur voulait un véhicule qui attire l’œil, pour le salon de New York 1963. Brook Stevens a l'idée d'une voiture inspirée d'une Mercedes SSK et crée la "Mercebaker SS" autour d'un châssis de Lark.

Studebaker n'aime pas la voiture, mais Stevens l'expose sous ses propres couleurs. L'organisateur du salon, par ailleurs concessionnaire Chevrolet, veut acheter cette Mercebaker. Stevens s'improvise constructeur avec ses deux fils et l'Excalibur nait. Pour faire plaisir à son premier client, elle reçoit un V8 Chevrolet.

Puis, en 1970, vu que la Lark n'est plus produite, Stevens crée un châssis à échelle inédit. A la fin de la décennie, ils produisent 400 voitures par an à Milwaukee.

Dans les années 80, la mode des "néo-classique" est passée. En plus, Excalibur se retrouve au milieu du gué, entre artisanat et production en grande série (avec les inconvénients des deux.) Les Stevens doivent revendre en 1986. Le repreneur décline le modèle avec une berline 4 portes, un coupé et une limousine. Un passionné Allemand prend le relais en 1991. La marque vivote avant de disparaitre en 1995.

L'Excalibur, c'est avant tout un look. Oubliez les mots "discrétion" et "sobriété". Fausse tuyères d'admission, roues de secours apparentes (chromées!), roues fils, quadruple trompettes d'avertisseur... C'est du baroque dans toute sa splendeur!

Du reste elle est esthétiquement plus proche des Mercedes 540K, que des SS ou SSK. De toute façon, on sent bien que Stevens a cherché avant tout à faire du spectaculaire.

On comprend qu'à l'heure du disco, c'était LA voiture qui vous posait un chanteur ou un acteur de films X.

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