par Joest Jonathan Ouaknine

Brève rencontre: Mercury Capri

Les concurrentes des premières Mazda MX-5 furent autant de victimes. Dans la longue liste figure la Mercury Capri.

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Les concurrentes des premières Mazda MX-5 furent autant de victimes. Dans la longue liste figure la Mercury Capri.

Cette dernière était basée sur une Mazda (en l'occurence sur la 323) et partage donc de nombreux composants avec sa soeur-ennemie. A l'époque, Ford souhaitait relancer sa marque intermédiaire, Mercury, avec un modèle pour "djeuns". La gamme de l'époque étant presque uniquement composée de Ford US (mal) rebadgées.

Apparement, le groupe Ford aimait bien le mot "Capri". Il y eu d'abord la Lincoln Capri dans les années 50. Puis, dans les années 60-70, une première Mercury Capri (la Capri européenne rebadgée.) En 1980, c'est désormais un dérivé de la Mustang qui prend ce nom. A la fin des années 80, Ford a l'idée d'un cabriolet sur base Mazda 323 (comme la Ford Escort US) produit à la fois en Australie et au Mexique (cette dernière étant destinée au marché US.) Vu qu'elle possède 4 places et un grand coffre, les officiels de Ford ne voient pas en quoi elle pourrait concurrencer la MX-5.

En Australie, la Capri sort en 1989. Mais pour passer les normes de sécurité US, Ford doit l'équiper d'airbags, ce qui retarde son lancement d'un an et demi. Pendant ce temps, la MX-5 (également apparue en 1989) a eu le temps de faire son trou.

La Capri reçoit le même moteur 1,6l de 86 chevaux, mais il entraîne les roues avant. Une version "XR2" équipée d'un turbo est également au programme.

LE problème la Capri, c'est sa ligne, vital pour un véhicule-passion comme un cabriolet: les stylistes de Ghia devaient être en petite forme ce jour-là. Ses lignes très raides sont déjà ringardes en 1991.

Ensuite, il y a la finition "made in Mexico" avec notamment sa capote pas très étanche. Avec la XR2, d'autres problèmes apparaissent: le turbo brule le capot de l'intérieur et la peinture change de couleur! De plus, 136 chevaux, c'est un peu beaucoup pour le châssis de 323 (et pour les conducteurs américains), d'où une certaine tendance à finir dans le décor...

La suite est prévisible. Malgré un premier lifting signé Tickford en 1992 et un second l'année suivante, les ventes ne décollent pas. A l'issu du millèsime 1994, la Capri sort du catalogue. Désormais, en Australie, elle fait le bonheur des loueurs qui proposennt ce véhicule "exotique" aux touristes pour cruiser le long des plages...

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