par Joest Jonathan Ouaknine

Brève rencontre: BMW Z1

La BMW est un véritable ovni dans la production automobile. Si depuis, BMW a eu d'autres coup de folies (merci Chris Bangle), en 1987, la marque bavaroise était vue comme très (voir trop) sage.

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La BMW est un véritable ovni dans la production automobile. Si depuis, BMW a eu d'autres coup de folies (merci Chris Bangle), en 1987, la marque bavaroise était vue comme très (voir trop) sage.

Il faut rappeler aussi qu'à l'époque, les berlines dessinées à l'équerre dominent le marché. Quant aux roadsters, ils se limitent à une poignée d'anachronismes (Alfa Spider, Aston Martin Volante, Fiat X1/9, Jaguar XJ-S, Mercedes SL...) Le Z1 fut donc un choc, au point d'éclipser la 911 Speedster présentée également au salon de Francfort.

La légende veut que la Z1 ait été développée en secret, par BMW Technik (le département de design) et que le jour où elle est présentée à la direction, ils furent emballés. Au point de vouloir la produire sans même lui trouver un vrai nom. Ce roadster gardera donc son nom de projet, Zukunft Ein (Futur 1.)

Il est également vrai qu'après avoir lancé les nouvelles séries 5 et 7 au milieu des années 80, BMW n'aura plus aucune nouveauté avant la fin de la décennie et la série 8 (qui prend du retard.) D'où l'intéret de lancer ce roadster en 1987. Il est muni du 6 cylindres 2,5l 170ch de la 325i, dont elle reprend le train avant (un peu modifié.)

Les visiteurs du salon de Francfort sont étonnés par les formes toute en rondeur de ce roadster 2 places, dont les portes coulissent dans les flancs. BMW prévient d'emblée que seules 8000 voitures seront produites (par Motorsport.)

La Z1, c'est en fait un châssis en acier galvanisé, très résistant (logique: il n'y a pas d'échancrures pour les portes.) Des panneaux en plastiques (en noir sur l'image) sont fixés dessus. Enfin, une carrosserie en plastiques est ajustée sur les panneaux. D'après BMW, on pouvait changer les éléments de carrosserie en quelques heures (comme sur une Smart Fortwo) et la marque conseillait à ses clients d'acheter deux jeux différents de carrosseries! Evidemment, dans la pratique, il faut deux bonnes journées et un mécano chevronné pour effectuer l'opération.

Dés son lancement, de nombreux "dessins d'artistes" circulent. On parle notamment d'un coupé reprenant la ligne du Z1 capoté, baptisé "Z2".

A la fin des années 80, BMW refléchit à quelque chose de nettement plus original: un Z1 break, avec une face avant inédite, un arrière de break de chasse (qui inspirera coupés Z3 et Z4) et surtout une base de 325ix, dont elle reprend la transmission intégrale. En bref, une Z1 sauce Rancho!

Mais en 1990, avec la guerre du Golfe, les ventes chûtent brutalement (d'autant plus que d'autres roadsters, moins exclusifs, comme la Mazda MX-5 apparaissent.) En 1991, BMW s'en sort par le haut en stoppant la production lorsque les 8000 unités sont atteintes, rappellant que ce modèle n'était destiné qu'à être une série limitée.

Le succès du Z1 à la fin des années 80 à incontestablement décidé d'autres constructeurs à sauter le pas (d'où les Fiat Barchetta, Lotus Elan, Mazda MX-5, Mercury Capri, MG RV8...) BMW elle-même reviendra en 1995 avec le Z3. Du coup, le Z1 apparaît aujourd'hui démodé face à cette meute de roadsters (presque) utilisables au quotidien.

A noter que dans la tradition des Art cars de BMW, une Z1 a été confiée au peintre allemand A.R. Penck en 1991. Son dessin s'inspire à la fois des dessins techniques, du langage des signes et des peintures préhistoriques.

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Pour résumer

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