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Essai Opel Corsa GSi 150 ch 1
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par Pierrick Rakotoniaina

Essai Opel Corsa GSi 150 ch

La badge sportif d’Opel « GSI » bien connu pour son passé, sévit maintenant sur la Corsa, après l’Insignia Sports Tourer. La citadine ressemble trait pour trait à la déclinaison OPC disparue. La même ? Pas vraiment. On en a pris le volant sur les routes tortueuses de Provence.

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Difficile de nier les gênes d'OPC

Dans son jaune vif, notre petite puce ne passe pas inaperçue. En outre, elle se distingue nettement d’une Corsa classique, si on ne la regarde pas depuis l’arrière. En effet, la petite canule d’échappement chromée ne donne pas vraiment d’indice sur le côté encanaillé de la citadine. Le reste de la carrosserie en revanche nous rappelle clairement l’ancienne OPC. Logique, les éléments sont strictement les mêmes.

Bas de caisse, capot, bouclier, jantes sont repris de ce qui était la version dévergondée de la Corsa avant l’arrivée de la GSi. Elle commence tout de même à accuser un peu le poids des ans. Elle reste encore au gout du jour, mais on a désormais sur le marché des concurrentes au look bien plus moderne. On aime bien tout de même sa petite bouille sportive, surtout avec ce coloris qui ne joue pas dans la discrétion.

Intérieur d'ancienne génération

A bord, on ressent encore plus le décalage de génération avec le reste du marché. L’écran de petite taille, les compteurs au look dépassé, où la finition en retrait font tout de même un peu mal au jeu de la comparaison. Toutefois, mention spéciale aux superbes baquets Recaro qui font leur petit effet. Certes, on ne retrouve pas les dernières technologies, mais l’intégration de CarPlay et Android Auto aide à la vie à bord.

La position de conduite plutôt bonne nous rassure sur l’idée de passer des kilomètres au volant. Toutefois pour le confort, on recommandera plutôt de se passer de la chère option des baquets, qui réclame plus de 2 000 € si vous cochez la case. Notre grosse valise de matériel, notre mètre étalon pour mesurer les coffres, nous montre les limites de celui-ci. Ça passe, mais seulement avec la plage arrière démontée.

Une OPC amputée de 60 chevaux...

En passant de OPC à GSi, la Corsa perd presque 60 chevaux. Comme vous pouvez vous en douter, cela se ressent assez nettement. Elle perd du coup la « violence » du bloc qui nous mettait dans une ambiance résolument sportive. Là on joue plutôt dans la cours des citadines dynamiques avec ce 1.4 Turbo. Il faut dire qu’avec 150 chevaux, on ne s’attendait pas à de la dynamite.

Il n’a rien de ridicule pour autant. Il se laisse emmener à des vitesses répréhensibles de façon suffisamment rapide pour mettre en danger son permis de conduire. Au moment de doubler, là aussi aucune inquiétude, il s’agit d’une formalité. Il a même de bonnes reprises, limitant le recours à la boite de vitesses pour aller chercher le gros du couple. Mais le bloc n’apparaît pas comme le meilleur atout de cette Corsa GSi.

... du coup le châssis apparait surdimensionné

Le plus intéressant, c’est le châssis ! Directement hérité de l’OPC, il apparaît du coup surdimensionnée pour la modeste puissance disponible. La rigueur de l’amortissement et sa direction consistante permet un comportement routier de haut niveau. Les gommes Michelin Pilot Sport 4 jouent sans doute également un rôle non négligeable dans l’équation. Ne cherchez pas le sous-virage, il s’avère quasiment inexistant. Le confort se montre aussi plutôt bien préservé.

On prend réellement beaucoup de plaisir au volant de cette Corsa GSi, et cela finit par nourrir une certaine frustration… on serait bien tentés de la gaver de chevaux cette petite sportive, pour booster encore plus les sensations. Car le freinage du coup n’a aucun mal à supporter un rythme effréné, celui-ci ayant été à la base prévu pour un tempérament plus dynamique encore. Le positif réside ainsi dans le fait qu’on en atteint assez aisément les limites, ce qui valorise notre fausse sensation d’être un peu pilote.

Baroud d'honneur?

Contre qui se bat l’Opel Corsa GSi aujourd’hui ? En termes de tarifs, elle se place en face du coup plutôt des versions « dynamiques » essence, car sa cavalerie lui ferme la porte des GTi en outre bien plus onéreuses. Une des concurrentes à mettre en face finalement serait peut-être la petite Italienne Abarth 595, avec un prix en dessous des 20 000 €, l’Allemande les dépassant. Elle rend une copie largement moins polyvalente, mais avec une image autrement plus valorisante de vraie sportive. Surtout, la nouvelle Corsa doit maintenant vite arriver…

+ON AIME

  • Couleur
  • Chassis
  • Compromis confort / dynamisme

-ON AIME MOINS

  • Intérieur daté
  • Moteur dégonflé
  • Concurrence plus moderne

Opel Corsa GSI
Prix (à partir de)20 700 €
Prix du modèle essayé20 700 €
Bonus / Malus773 €
Moteur
Type et implantation 4 cylindres en ligne Turbo injection directe -  Ess.
Cylindrée (cm3) 1 398
Puissance (kW/ch)110  / 150
Couple (Nm) 220
Transmission
Roues motricesAvant
Boîte de vitesses Manuelle 6 vitesses
Châssis
Suspension avantPseudo McPherson
Suspension arrièreEssieu déformable, ressorts hélicoïdaux
Freinsà disques
Jantes et pneus 215/45 R17
Performances
Vitesse maximale (km/h) 207
0 à 100 km/h (s) 9,9
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) NEDC 7,7
Cycle extra-urbain (l/100 km) NEDC5,1
Cycle mixte (l/100 km) NEDC 6,0
CO2 (g/km) NEDC141
Dimensions
Longueur (m) 4,02
Largeur (m)1,74
Hauteur (m)1,48
Empattement (m) 2,51
Volume de coffre (l) 280
Réservoir (l) 45
Masse à vide (kg)1 214

Pour résumer

La badge sportif d’Opel « GSI » bien connu pour son passé, sévit maintenant sur la Corsa, après l’Insignia Sports Tourer. La citadine ressemble trait pour trait à la déclinaison OPC disparue. La même ? Pas vraiment. On en a pris le volant sur les routes tortueuses de Provence.

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