par Pierrick Rakotoniaina

Essai Dacia Logan TCe 90 ch

Au début de l’histoire, la Dacia Logan n’avait pas vocation à débarquer en Europe de l’ouest. Quand finalement elle arriva, le succès fut immédiat, malgré un design pour le moins disgracieux. Depuis, la filiale roumaine de Renault sait donner des traits plus conventionnels à ses modèles low cost, le Duster et la Sandero en témoignent. Aujourd’hui, la pionnière se renouvelle et devient plus moderne, plus écologique et pratique pour des tarifs toujours aussi contenus. Suffisant pour continuer la success story ?

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Logan, Sandero et Sandero Stepway partagent désormais la même identité visuelle. La cohérence va bien au delà du regard puisque du bout du capot jusqu’au montant central, les modèles sont strictement identiques. Cela bénéficiera bien entendu à l’économie d’échelle avec encore plus de pièces communes entre les deux véhicules. Dès lors, l’été prochain sur les routes des vacances, la question à un million de dollars en vogue pourrait être « Sandero ou Logan derrière nous ? ».

Reste à trancher la question de son manque d’élégance. Les traits se sont sensiblement adoucis, et c’est maintenant sans complexe que la Logan arbore une face avant qui n’a rien de disgracieux. Sa calandre rectangulaire et droite entre deux feux carrés, affichent ainsi une certaine rigueur, typique de productions qu’on peut apercevoir Outre-Rhin. En faisant le tour des observateurs présents lors de cette journée découverte, beaucoup y voyaient ainsi un peu de VW dans l’identité. Dacia pourrait rêver pire en termes de comparaison. Toutefois, pas de miracle quant à l’allure déséquilibrée due au format tricorps.

Néanmoins, il en ressort une habitabilité record pour une voiture de ces dimensions, et une malle au volume de berline familiale, avec 510 litres de contenance contre 450 pour une Laguna. L’habitacle justement en termes de qualité de fabrication et de finition, n’a rien à envier par exemple aux petites Chevrolet, quand ce n’est pas l’inverse. Du moment que les vis apparentes sont bien serrées, l’assemblage ne souffre pas vraiment la critique. Bien entendu, le grain de certains panneaux de plastiques restent à bonne distance d’une Clio 4, et heureusement… Cela étant, la présentation n’a rien de l’ère soviétique. Evidemment côté équipements, on ne retrouvera rien de sophistiqué, mais pour autant que l’on y mette le prix, une sono complète avec écran tactile et GPS peut garnir le bon de commande, en plus d’une climatisation et toutes les vitres électriques.

Quand on s’installe à bord, on constate qu’on ne peut ni régler le siège hauteur, ni agir sur la profondeur du volant qui toutefois est mobile verticalement. Néanmoins il nous fut facile de trouver une position de conduite plutôt confortable. En tournant la clé, on démarre un moteur de dernière génération, le TCe de 90 ch, qu’on a notamment déjà essayé dans la toute nouvelle Clio. La Logan ne disposant pas de l’insonorisation de la Renault, le bruit du bloc remonte à l’intérieur, sans nécessité de bouchons d’oreilles. Si sur le papier les performances (0 à 100 km/h en 11s) sont honorables, elles ne cachent pas le comportement amorphe de ce moteur, et à cause de longs rapports de boite. Dès lors les consommations se montrent maitrisées, en atteignant péniblement les 8 litres en conduite déraisonnable. On aurait aimé l’essayer avec du monde à bord, et un coffre un peu chargé, une configuration que rencontreront souvent les propriétaires sur certains marchés où elle est vendue.

Côté châssis, il ne faut pas se tromper de référence et comparer la Logan à une Clio RS. Son réglage d’amortissement typé pour le confort et les routes dégradées la rend plutôt molle, au bénéfice du confort. Cette Dacia ne se révèle pas pour autant dangereuse, car ses dessous de modèles Renault éprouvés ont déjà fait leurs preuves. Elle s’avachit certes sur ses appuis, manque cruellement de rigueur comparée à une citadine d’aujourd’hui, mais qui la repoussera dans ces derniers retranchements ? En conduite coulée et de tous les jours, la berline d’origine roumaine ne se fait pas plus remarquée qu’une autre.

Ainsi, les arguments avancés dès 2005 à sa sortie, continuent d’avoir cours, avec désormais encore plus d’équipements dont certains très modernes et une ligne qui la rend un peu plus anonyme dans le trafic. Et la bonne nouvelle est sur le bon de commande, avec une politique tarifaire inchangée. Comptez de 7 700 euros à maximum 14 000 € environ avec toutes les options et le plus puissant moteur Diesel (DCi 90) disponible.

Quelques chiffres de notre modèle d’essai:

Moteur Essence: 0,9 TCe 90 ch

Couple maxi: 135 Nm

Transmission: Aux roues avant

Boite de vitesses: Manuelle à 5 rapports

0 à 100 km/h: 11,1 secondes

Conso. mixte l/100 km – Rejets CO2 g/km: 5,2 – 120

Réservoir: 50 litres de SP95/98

Poids: 998 kg

Prix: Dès 9 700 €

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Pour résumer

Au début de l’histoire, la Dacia Logan n’avait pas vocation à débarquer en Europe de l’ouest. Quand finalement elle arriva, le succès fut immédiat, malgré un design pour le moins disgracieux. Depuis, la filiale roumaine de Renault sait donner des traits plus conventionnels à ses modèles low cost, le Duster et la Sandero en témoignent. Aujourd’hui, la pionnière se renouvelle et devient plus moderne, plus écologique et pratique pour des tarifs toujours aussi contenus. Suffisant pour continuer la success story ?

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