par Pierre-Laurent Ribault

SuperGT Fuji : la centième pour Honda

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La centième course du championnat GT japonais depuis qu'il a démarré en 1994 sous le nom de JGTC avant de devenir le Super GT que nous connaissons a été dignement marquée par une affluence record sur le Fuji Speedway et une belle course, remportée par la paire constituée de Loïc Duval et Fabio Carbone sur la Honda NSX Epson no32 du team Nakajima.

Parti de la seconde ligne, Loïc ne mit que quelques tours pour passer l'autre NSX de Kaneishi, puis pour fondre sur la Nissan bleue de Benoît Tréluyer qu'il passait au 19ème tour, les pneus de la Calsonic Z ne pouvant tenant pas le rythme imposé par la Honda.

Après le ravitaillement et le changement de pilote, Fabio Carbone sur la NSX se maintenait à bonne distance de la Calsonic Z de Kazuki Hoshino qui fournissait un effort très convaincant pour résister avec succès à la pression de la NSX rouge no 17, jamais très loin dans les rétroviseurs. Les trois voitures finissaient dans cet ordre, permettant à Duval et Carbone de prendre la seconde place du classement du championnat derrière les champions Ito et Firman sur la NSX Arta no8. C'est la paire Schwager/Hosokawa qui termine troisième au général sur la NSX Raybrig no 100, devant Michigami et Kogure sur la dernière NSX, la Takata 18. Une année Honda sur toute la ligne, confirmée par ce succès sur le circuit du Fuji, qui traditionnellement réussit mieux aux Toyota et aux Nissan, assez peu en verve cette fois à part la no 12.

En GT300, le suspense aura duré jusqu'au dernier virage entre les deux prétendants à la couronne la Toyota MR-S no 101 du Toy Story Racing et la Shiden Privée Kenzo no2, la Toyota prévalant et remportant le titre d'un souffle. Tout cela se passait derrière la Porsche Yunker Power du team Taisan qui remporte l'épreuve.

Et voilà une nouvelle saison de Super GT terminée, qui aura fourni aux amateurs le lot habituel de coups de théatre, bagarres à tous les étages et plus généralement la débauche de sons et couleurs accompagnant la compétition de haut niveau qui fait le succès de la discipline.

Saluons les pilotes français engagés, Sébastien Philippe sur la Tomica Yellowhat Z, Benoît Tréluyer sur la Calsonic Z et Loïc Duval sur la NSX Epson qui ont connu des fortunes diverses, mais entretenu la bonne réputation des pilotes hexagonaux, reconnue et appréciée depuis longtemps par les écuries japonaises.

Pour conclure, une petite touche qui illustre bien l'esprit convivial dans lequel se déroulent les courses de cette discipline par ailleurs extrêmement sophistiquée sur le plan technique: deux jeunes fans japonaises de Loïc Duval, rencontrées dimanche soir après l'épreuve à l'arrière du garage Epson Nakajima et attendant leur héros qu'elles suivent de course en course, avec un étendard fait maison. Charmant, non ?

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