par Gautier Bottet

Weltmeister M7, elle ne cache pas ses ambitions

A l'instar de ses compatriotes et rivaux Nio et Xpeng, Weltmeister s'attaque à présent au marché de la berline électrique avec sa M7. Un nouveau modèle qui se caractérise pour l'heure surtout par ses capteurs pour la conduite autonome très visibles.

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  • 3 lidars au total

  • Prête pour la conduite autonome "niveau 4"

Directement issue du concept Maven (Salon de Shanghai 2020), la Weltmeister M7 est la seconde berline de la start-up, qui a présenté voici quelques mois la E.5. Cette dernière est toutefois réservée à des clients professionnels, taxis ou chauffeurs de VTC. La M7 est donc la première pour les particuliers. Il s'agit d'une berline haut de gamme de 4m93 de long reposant sur un empattement de 2m92. Et contrairement aux Xpeng P7 ou Nio ET7, elle ne joue pas la carte d'un style fluide et effilé, mais plutôt d'une berline assez haute et très habitable.

Au delà du traitement bicolore caractéristique sur le capot, ou des feux de jour remontant en vague sur l'aile avant, son style se caractérise par les capteurs très visibles. On est ici aux antipodes de la "shy-technology" mise en avant par les constructeurs allemands sur leurs derniers modèles par exemple. A la question de l'intégration des lidars, véritable casse-tête pour la plupart des constructeurs oeuvrant dans le domaine de la voiture autonome, Weltmeister a choisi la réponse la plus basique : ne pas les cacher bien au contraire... On trouve ainsi un Lidar au centre sur le toit, et un de chaque coté en excroissance sur les ailes. En prime, les caméras bien plus faciles à intégrer discrètement sont ici aussi largement visibles sur le toit, deux à l'avant et une à l'arrière.

Cette caractéristique est d'ailleurs le principal axe de communication de la marque, qui n'évoque pour l'heure pas du tout l'autonomie ou la performance des moteurs ou batteries. On a au contraire le détail des capteurs, au nombre de 32 au total dont 3 lidars, 5 radars et 11 caméras. Plus la présence de 4 puces Nvidia Orin-X pour un total de 1016 TOPS de capacité de calcul, et une architecture électronique centralisée. Le tout doit donner à cette M7 une compatibilité avec les futures évolutions qui mèneront à la conduite autonome de niveau 4 (délégation totale de conduite dans certaines zones, sans attention du conducteur nécessaire).

Weltmeister revoit aussi sur sa berline l'ergonomie du poste de conduite. On trouve un classique double écran à l'horizontale sous une même dalle de verre ("à la Mercedes précédente version"). Hormis cet écran, une seule et unique molette rotative nommée i-Rota. Elle doit permettre de régler à la fois la climatisation, l'audio, etc. Son petit écran fait en prime office d'avatar pour l'assistant personnel à commande vocale embarqué, à la manière du Nomi de Nio. Pas d'écran face au passager. En revanche, le bandeau décor cache un affichage "sous peau", nommé i-Surf, qui permet de proposer quelques messages à l'occupant de cette place.

Notre avis, par leblogauto.com

En retrait sur les ventes par rapport à Nio, Xpeng ou LI, Weltmeister reste au contact quant à l'étendue de son offre avec cette berline M7. La marque poursuit la stratégie initiée avec le SUV W6 en mettant en avant le contenu technologique. Au détriment du style ?

Pour résumer

A l'instar de ses compatriotes et rivaux Nio et Xpeng, Weltmeister s'attaque à présent au marché de la berline électrique avec sa M7. Un nouveau modèle qui se caractérise pour l'heure surtout par ses capteurs pour la conduite autonome très visibles.

Gautier Bottet
Rédacteur
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