par Elisabeth Studer

Renault : un saut de Kangoourou dans l'électrique !

Renault vient d'annoncer qu'il allait investir un milliard d'euros dans ses usines françaises pour développer la production de véhicules électriques. Une nouvelle qui devrait en tout premier lieu rassurer les salariés français par rapport à la pérennité des sites. Car, le constructeur l'affirme haut et clair dans son communiqué : il souhaite faire de la France "un pôle d’excellence du véhicule électrique de Renault dans l’Alliance".

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Renault vient d'annoncer qu'il allait investir un milliard d'euros dans ses usines françaises pour développer la production de véhicules électriques. Une nouvelle qui devrait en tout premier lieu rassurer les salariés français par rapport à la pérennité des sites. Car, le constructeur l'affirme haut et clair dans son communiqué : il souhaite faire de la France "un pôle d’excellence du véhicule électrique de Renault dans l’Alliance".

Reste que la presse financière note que cette politique a été dévoilée au grand jour à la veille de l'assemblée générale des actionnaires, vendredi 15 juin, durant laquelle le mandat de Pdg de Carlos Ghosn a été renouvelé.

Si le groupe ne précise pas l’échéance liée à ces investissements – bénéficiant particulièrement à 4 usines -  notons  qu'ils s'intègrent dans le plan stratégique « Drive the Future »qui court jusqu’en 2022.

Nouvelle plate-forme électrique de l'Alliance à Douai

Quatre usines français sont concernées par les annonces du constructeur. Figure en tout premier lieu le site de Douai (Nord), où la nouvelle plate-forme électrique de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi sera industrialisée. A l'heure actuelle l'usine assemble l'Espace, la Talisman et le Scenic. Deux véhicules Renault devraient y être affectés, dont le premier sortira à partir de 2021.

Douai deviendra ainsi le deuxième site d’assemblage Renault de véhicules électriques après Flins (Yvelines).

La nouveauté est d'importance, alors que pour le moment, rappelons-le, Nissan et Renault – bien que membres de la même Alliance - leaders du segment véhicules électriques grâce à la Renault Zoe et la Nissan Leaf, produisent ces véhicules à partir d'équipements et plate-forme distincts.

Capacités de la Zoe doublées à Flins

En ce qui concerne l'usine de Flins ( Yvelines), les capacités de production de la Zoe devraient rapidement être doublées. Pour rappel, en 2017, 35.000 Zoe y ont été assemblées. La production devrait rapidement atteindre au minimum 70.000 véhicules.

D’ici à 2022, les capacités de production de la Zoe passeront de 60 000 unités par an en 2018 à environ 120 000  indique le journal Le Monde.

Capacités de production moteurs triplés à Cléon

Pour pouvoir équiper ces véhicules de moteurs électriques, les capacités de production de l'usine de Cléon (Seine-Maritime) vont être triplées. Ironie du sort, ou plutôt conséquences des évolutions  technologiques et des nécessaires adaptations de l'outil industriel : Cléon est un site historiquement spécialisé dans les moteurs diesel.

La production de moteurs électriques devrait évoluer de 80.000 unités en 2017 à 240.000 en 2022, à l'issue du plan stratégique. A noter que la Zoe n'est pas le seul véhicule équipé de ce moteur électrique. Il équipe également les utilitaires Kangoo et Master mais également la Smart électrique.

Un moteur électrique de nouvelle génération sera également introduit sur le site à partir de 2021.

Nouvelle génération de Kangoo électrique pour Maubeuge

L'usien de Maubeuge, située dans le Nord assemblera quant à elle la nouvelle génération de Kangoo électrique (Kangoo Z-E). Le site assemble d'ores et déjà la génération actuelle.

Croissance des ventes dans un marché encore modeste

Si de nombreux analystes estiment à l'heure actuelle que les véhicules électriques sont promis à un bel avenir, ils ne représentent toutefois qu'une faible part des immatriculations totales.

Certes leur percée est très importante avec une hausse de 38 % enregistrée en Europe depuis le début de l'année pour Renault.

Recrutement de 5000 personnes

Renault affiche également sa volonté de recruter 5000 collaborateurs sur la période 2017 à 2019, prévoyant parallèlement un plan de formation de grande ampleur. La mise en place de ces nouvelles technologies liées aux véhicules électriques nécessite en effet une adaptation importante des salariés.

De quoi réjouir l'industrie française et salariés. La CFDT a ainsi salué « un signe positif pour l’emploi et la montée en compétence des salariés » dans « des thématiques d’avenir ». « Ces excellentes nouvelles doivent permettre de négocier un droit syndical innovant », ajoute le syndicat dans un communiqué.

« L’accélération de nos investissements en France pour le véhicule électrique va permettre d’améliorer la compétitivité et l’attractivité de nos sites industriels français », a déclaré quant à lui Carlos Ghosn.

Sources : AFP, Reuters, Le Figaro, le Monde

Illustration : Renault

Pour résumer

Renault vient d'annoncer qu'il allait investir un milliard d'euros dans ses usines françaises pour développer la production de véhicules électriques. Une nouvelle qui devrait en tout premier lieu rassurer les salariés français par rapport à la pérennité des sites. Car, le constructeur l'affirme haut et clair dans son communiqué : il souhaite faire de la France "un pôle d’excellence du véhicule électrique de Renault dans l’Alliance".

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