par Elisabeth Studer

Le Mali pourrait devenir leader du lithium en Afrique

Alors que le lithium devient une ressource très recherchée pour la fabrication de batteries pour véhicule électrique, le Mali pourrait devenir un géant de la production de cette matière première.

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Un projet d’exploitation minière par un consortium australo-chinois pourrait, à terme, hisser le pays parmi les principaux producteurs africains de lithium.

Nouvel enjeu pour le Mali, donc, alors que la région intéresse fortement les majors pétrolières telles que Total pour les immenses ressources énergétiques du bassin de Taoudeni, situé à cheval sur les territoires du Mali donc, mais également de la Mauritanie, du Niger et de l’Algérie. Des réserves de gaz situées à la proximité de la capitale Bamako et ses mines d’or attirent également les convoitises.

Consortium entre Chine et Australie pour le lithium au Mali

Au début du mois de janvier, l’Agence Ecofin indiquait ainsi qu’un consortium australo-chinois sera aux commandes de la première mine de lithium au Mali. La compagnie minière australienne Firefinch Limited et la société chinoise Ganfeng Lithium vont concrétiser leur projet sur le site de Goulamina, à environ 150 kilomètres de Bamako.

En septembre 2021, le gouvernement malien avait donné son accord pour la finalisation de l’accord entre Firefinch, propriétaire actuel du projet, et Ganfeng Lithium, groupe chinois qui s’est engagé à mobiliser le financement pour la construction de la mine, précise également l’Agence Ecofin.

Entrée en production au plus tard début 2024

Selon une étude de faisabilité rendue publique en décembre 2021, la mine devrait produire à terme une moyenne annuelle de 726 000 tonnes de concentré de spodumène, un silicate d’aluminium et de lithium.

L’exploitation de la mine devrait s’étaler sur une durée de 21 ans, atteignant au cours de cette période un pic d’extraction de 880 000 tonnes par an. La mine doit entrer en production en 2023, au plus tard début 2024.

Le projet affiche une valeur actuelle nette de 4,1 milliards de dollars et un taux de rentabilité interne de 83 %, après impôts.

D’importantes sommes mise en jeu

Depuis la publication de l’étude de faisabilité actualisée à la fin de l’année dernière, l’investissement nécessaire pour pouvoir démarrer la production est passé de 194 millions de dollars à 255 millions de dollars.

Firefinch indique par ailleurs que son partenaire Ganfeng Lithium s’est engagé à négocier jusqu’à 120 millions de dollars de dettes auprès d’un tiers pour financer les travaux, en plus des 130 millions de dollars qu’il doit directement apporter.

Notre avis, par leblogauto.com

La révolution énergétique du secteur automobile crée une certaine effervescence autour des batteries et véhicules électriques. Elle s’accompagne d’une explosion de la demande pour plusieurs métaux indispensables à leur production, comme le lithium. D'où la multiplication de  projets dans le domaine ces derniers mois. Mais actuellement, le premier producteur mondial est aux antipodes : l’Australie extrait en effet plus de 50% de cette précieuse ressource.

Si la société Atlantic Lithium pilote un projet de lithium (Ewoyaa) au Ghana, Firefinch et Ganfeng gardent une longueur d’avance et devraient faire du Mali le premier producteur de lithium en Afrique de l’Ouest. Leo Lithium, la coentreprise qui va développer le projet, sera officiellement cotée en bourse d’ici mars-avril 2022. L'Afrique, c'est beaucoup plus  que l'Australie ...

Sources : Ecofin

Pour résumer

Alors que le lithium devient une ressource très recherchée pour la fabrication de batteries pour véhicule électrique, le Mali pourrait devenir un géant de la production de cette matière première.

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