par Elisabeth Studer

Le lobby auto italien mise sur e-fuel/biocarburants pour atteindre les objectifs CO2

Les véhicules électriques ne sont pas le seul moyen efficace de réduire les émissions de carbone produites par l'industrie automobile. C’est en tout cas l’avis émis mardi par le chef du lobby italien de l'automobile.
Selon Paolo Scudieri, président de l'association de l'industrie automobile ANFIA, d'autres technologies pourraient aider à décarboniser l'industrie, en atteignant les mêmes objectifs d'émissions tout en préservant le savoir-faire et les emplois en Italie.

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Biocarburants, carburants synthétiques et hydrogène mis en avant 

"Je fais référence à la contribution tangible que les biocarburants et les carburants synthétiques, ainsi que l'hydrogène, peuvent apporter", a déclaré Scudieri à l'ouverture de l'assemblée publique de l'ANFIA, ajoutant que l'industrie automobile italienne faisait déjà d'énormes investissements dans l'hydrogène.

Pour rappel, les biocarburants et les carburants synthétiques, appelés e-fuel, prennent de l’essor actuellement,  un de leurs objectifs étant     de   pouvoir continuer à utiliser des versions modifiées des moteurs à combustion plutôt qu'un passage massif aux véhicules  100 % électriques.

Les  véhicules  électriques  tueurs d’emplois   

Paolo  Scudieri a  par ailleurs déclaré que se concentrer exclusivement sur la technologie VE, actuellement dominée par les producteurs asiatiques, mettrait en péril quelque 73 000 emplois en Italie dans les années à venir. Une situation qui ne serait pas compensée par les  6 000 nouveaux emplois qui devraient être créés par la mobilité électrique.  

Selon lui, environ 450 fabricants de pièces automobiles en Italie, sur un total de 2 200, risquaient de faire faillite car ils n'ont pas encore commencé à réorienter leur production vers la technologie électrique.  

Proposition de réduction de 100 % des émissions de CO2 d’ici 2035  

La Commission européenne a proposé une réduction de 100 % des émissions de CO2 d'ici 2035 pour l'industrie. L'objectif, qui fait partie d'un ensemble plus large de politiques sur le changement climatique lancé l'année dernière, rendrait impossible la vente de nouveaux véhicules à carburant fossile dans le bloc des 27 pays.  

Le Parlement européen tiendra un débat la semaine prochaine sur un certain nombre de politiques climatiques, notamment un plan visant à interdire effectivement les voitures à moteur à combustion d'ici 2035.

Paolo Scudieri a déclaré qu'il n'y avait pas de position dominante parmi les différents groupes politiques au sein du Parlement européen.

"Chaque vote comptera et mon souhait est que nos députés européens votent également en gardant à l'esprit les intérêts du pays", a-t-il déclaré.

Notre avis, par leblogauto.com  

Il est clair que l’essor des véhicules électriques  pourrait  conduire à une suppression massive d’emplois. Tant   au niveau de la production  que  du service après-vente, travaux d’ateliers,  services très lucratifs pour les constructeurs  qui seront  fortement réduits  avec  le déploiement des VE .

Alors que  les discussions  vont  débuter la semaine prochaine au niveau du  Parlement européen, les  différents  lobbies  automobiles  devraient multiplier les actions.   Ouvertement ... ou pas.

Pour résumer

Les véhicules électriques ne sont pas le seul moyen efficace de réduire les émissions de carbone produites par l'industrie automobile. C’est en tout cas l’avis émis mardi par le chef du lobby italien de l'automobile.
Faisant référence à "la contribution tangible" que les biocarburants et les carburants synthétiques, ainsi que l'hydrogène, peuvent apporter.

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