par Thibaut Emme

Sécurité routière 2017 : +15,4% en juin, appels au renforcement des sanctions

Le mois de juin affiche une hausse de 15,4% du nombre de morts sur les routes. Cette hausse fait repasser la courbe annuelle dans le rouge et déclenche les réactions enflammées des associations.

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Selon les chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 329 personnes sont mortes au mois de juin 2017. Ce sont 44 personnes de plus qu'au mois de juin 2016. Cela représente une hausse de 15,4%. Le nombre d'accidents corporels augmente lui aussi, de 10,3% à 5 718 (+536). Le nombre d'hospitalisation augmente quant à lui de 11,9% à 7 327 (+300).

Sur les 12 derniers mois, la mortalité repasse dans le rouge avec une hausse de 1,1%. Cela représente 40 décès de plus, soit presque autant que la hausse de juin. Les accidents corporels augmentent de 3,6% sur ces 12 mois, et le nombre d'hospitalisation augmente de 5,4% sur la même période.

14 000 gendarmes et policiers mobilisés pour le chassé-croisé

Comme d'habitude en période estivale, les forces de l'ordre sont mobilisées sur le bord des routes. Mais, aussi sur les lieux de villégiature dans des contrôles d'alcoolémie, de ceinture, de téléphone mobile, etc. Ce mois de juin est à tempérer. En effet, le mois de juin 2016 était un mois record. On est tout de même 10% au-dessus du mois de juin 2015.

Certaines associations ont sauté sur l'occasion pour demander plus de sanctions. Ainsi que de nouvelles mesures comme l'interdiction des avertisseurs de dangers. Ces appareils ou applications mobiles sont par exemple interdits en Suisse ou en Autriche. La Suisse sanctionne même financièrement le simple transport, éteint, dans le coffre d'un tel avertisseur.

Le Délégué Interministériel à la Sécurité Routière, Emmanuel Barbe, tempère néanmoins ces réactions et pointe surtout du doigt la hausse importante des cyclistes ou des piétons tués, ainsi qu'une hausse inquiétante des accidents pour cause de "distraction" (ie. avec le téléphone au volant). Des accidents ou des causes difficilement "radarisables".

"Il y a un problème de conscience collective (...) Il y a un moment où on ne peut pas mettre un policier dans chaque voiture. Donc j'en appelle en cette veille de départs à ce que chacun se rende compte (qu'être sur la route) est un acte qui engage beaucoup de responsabilité" déclare E. Barbe sur RMC. Malheureusement, il n'y a pas de radar pour cela.

Source : Onisr, RMC, illustration : Sécurité Routière

Pour résumer

Le mois de juin affiche une hausse de 15,4% du nombre de morts sur les routes. Cette hausse fait repasser la courbe annuelle dans le rouge et déclenche les réactions enflammées des associations.

Thibaut Emme
Rédacteur
Thibaut Emme

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