par Elisabeth Studer

SAM : Le Maire appelle Renault à accompagner les salariés

Estimant qu'il n'y avait pas d'offre crédible pour la reprise de SAM, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a exhorté mercredi Renault, principal client de la fonderie située dans l'Aveyron, à être "exemplaire" dans l'accompagnement des salariés.

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Pas d'offre de reprise de SAM vraiment solide déplore Le Maire

"On s'est battu comme pour chaque site industriel" et "s'il y avait aujourd'hui une offre de reprise qui soit vraiment solide (...) nous l'aurions imposée d'une manière ou d'une autre, ça n'est pas le cas", a assuré le ministre sur Franceinfo, au lendemain du refus de Renault de soutenir le projet de reprise de la fonderie aveyronnaise, qui emploie 350 salariés.

Absence de pérennité et de sécurité nécessaires selon Renault

Renault, auquel le tribunal de commerce de Toulouse avait donné jusqu'à mercredi pour se prononcer, a jugé que le projet de reprise examiné "ne présente pas les conditions de pérennité et de sécurité nécessaires".

Le Maire exhorte Renault à un comportement exemplaire

"Le tribunal décidera vendredi (d'une éventuelle liquidation judiciaire). Moi, ce que j'attends de Renault comme actionnaire de Renault, c'est un comportement exemplaire vis-à-vis des salariés, parce que pour le bassin d'emploi de Decazeville, c'est dur, pour les salariés de la SAM, c'est extrêmement dur", a déclaré Bruno Le Maire.

"Ça veut dire des reclassements, ça veut dire de l'accompagnement, ça veut dire de la formation, ça veut dire que Renault qui a des dizaines d'autres sites de production doit accompagner chaque salarié pour qu'il retrouve un emploi et une porte de sortie qui soit digne", a-t-il ajouté.

Renault assure poursuivre le dialogue sur l'emploi

Dans son communiqué de mardi, le constructeur automobile avait assuré qu'il poursuivrait "le dialogue avec les salariés de SAM afin de leur proposer des solutions alternatives d'emploi au sein du Renault Group".

La CGT accuse Renault d'abandonner fournisseurs et salariés

De son côté, la CGT du groupe Renault a accusé mercredi le constructeur automobile d'"abandonner ses fournisseurs et les salariés en France" et de "sacrifier la filière automobile nationale".

Le syndicat "condamne fermement l'attitude de la direction générale" de Renault "dans le dossier de la SAM", alors que le groupe "bénéficie de subventions de l'État dans le cadre de la relance industrielle" en France, qui s'ajoutent aux "5 milliards d'euros" du prêt garanti début juin par l'État.

"La liste des fonderies que Renault a sabotées est longue: Fonderies du Poitou, MBF dans le Jura, Liberty Alvance à Châteauroux, et ses propres fonderies à l'exemple de la Fonderie de Bretagne", dénonce la CGT. En outre, proteste-t-elle, le groupe s'est engagé à proposer des reconversions "sur ses sites industriels situés uniquement dans le nord de la France".

Renault « regrette cette situation, mesure les conséquences de sa décision et poursuivra le dialogue avec les salariés de SAM afin de leur proposer des solutions alternatives d’emploi au sein du Renault Group », a pour sa part  déclare le groupe automobile dans son communiqué de mardi.

Sources : AFP, Renault

Pour résumer

Estimant qu'il n'y avait pas d'offre crédible pour la reprise de SAM, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a exhorté mercredi Renault, principal client de la fonderie située dans l'Aveyron, à être "exemplaire" dans l'accompagnement des salariés.

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