par Elisabeth Studer

Nikola s’accorde avec la SEC pour clore le chapitre fraude

Nikola, constructeur de camions zéro émission, a indiqué avoir trouvé un accord avec la Security and Exchange Commission (SEC) (le gendarme de la Bourse US) en vue de clore le différend judiciaire qui les opposait depuis un an. La société accepte également de continuer à coopérer avec la SEC.

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Nikola accepte de payer 125 millions de dollars pour clore le dossier

Pointée du doigt par la justice dans le cadre d'une enquête pour tromperie, la société a accepté de verser à la SEC 125 millions de dollars.

« Nous sommes heureux de refermer ce chapitre, toutes les enquêtes gouvernementales étant terminées », a déclaré Nikola dans un communiqué.

En novembre dernier, la société avait indiqué avoir provisionné 125 millions de dollars dans ses comptes. Le règlement sera effectué en cinq versements semestriels à compter de fin 2021.

Nikola coupable d’avoir induit en erreur les investisseurs

La SEC a considéré que Nikola a lésé les investisseurs en les induisant en erreur sur ses produits, ses avancées techniques et ses perspectives commerciales.

Le règlement fait suite à l'action en justice intentée par la SEC au cours de l'année 2021 contre Trevor Milton, fondateur et ancien directeur général (il a démissionné suite à l'affaire) et président exécutif de la société.

L’ordonnance de la SEC rappelle ainsi qu’avant que Nikola n'ait produit un seul produit pouvant être mis sur le marché, Trevor Milton «s'est lancé dans une campagne de relations publiques visant à gonfler et à maintenir le cours de l'action de Nikola."

Les déclarations de Milton dans ses tweets et ses apparitions dans les médias « ont faussement donné aux investisseurs l'impression que Nikola avait atteint certains produits et jalons technologiques » relève encore le gendarme de la Bourse.

Milton a ainsi induit les investisseurs en erreur sur les avancées technologiques de Nikola, ses capacités de production internes, sa production d'hydrogène, ses réservations et commandes de camions et ses perspectives financières. Rien que cela …

L'ordonnance constate également que Nikola a encore induit les investisseurs en erreur en déformant ou en omettant des faits importants concernant le temps de ravitaillement de ses véhicules prototypes, l'état de la station d'hydrogène de son siège social, le coût prévu et les sources d'électricité pour sa production d'hydrogène, et les risques économiques et les avantages associés à son partenariat envisagé avec un constructeur automobile de premier plan (en l’occurrence, General Motors).

Le partenariat GM / Nikola : victime collatéral de la fraude

En novembre 2020, General Motors (GM) et Nikola ont annoncé avoir restreint le périmètre de leur accord après l’avoir réexaminé. Si le partenariat portant sur la pile à combustible était alors maintenu intact, plus question pour GM d’acquérir une participation au sein du capital de Nikola. Le géant automobile US abandonnait parallèlement son projet de développer le pick-up électrique de Nikola.

En septembre 2020, General Motors et Nikola avaient fait part d’un accord en vertu duquel GM fournirait des batteries, une plate-forme, des systèmes de piles à combustible et une usine pour construire le pick-up électrique Badger proposé par la start-up, et ce, en échange d’une participation de 11% et de 700 millions de dollars.

Sources : Nikola, SEC

Pour résumer

Nikola, constructeur de camions zéro émission, a indiqué avoir trouvé un accord avec la Security and Exchange Commission (SEC) (le gendarme de la Bourse US) en vue de clore le différend judiciaire qui les opposait depuis un an. La société accepte également de continuer à coopérer avec la SEC.

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