par Elisabeth Studer

Baisse des prix carburant : supérieur à 18 cent et pour tous, exige LR

Alors que nous indiquions ici-même hier que les mesures pour tenter de faire faire à la flambée des prix des carburants pouvaient être compromises en l’absence de compromis entre les deux partis de droite à l’Assemblée, un accord semble à l’heure actuelle difficile.
Véronique Louwagie, députée LR et vice-présidente de la commission des Finances met ainsi la pression au gouvernement en indiquant que les députés de son parti exigeaient une baisse du prix à la pompe pour tous et au-delà des 18 centimes.
De quoi plomber un budget que Bruno Le Maire souhaite maîtriser d’une main de fer, les finances publiques étant au plus mal.

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Véronique Louwagie reste ferme sur sa position

Alors que le terme compromis est sur toutes les lèvres et les déclarations officielles, il est loin de se concrétiser dans les faits.

Un accord entre la majorité et les députés Les Républicains sur d’éventuelles mesures permettant de réduire la facture carburant des consommateurs, Véronique Louwagie reste ferme. Martelant sur les ondes de Franceinfo la volonté des élus LR de mettre en place "une baisse bien plus forte que celle qui existe" de 18 centimes d'euros par litre.

"Nous exigeons une baisse du prix à la pompe pour tous et qui irait bien au-delà des 18 centimes", a ainsi déclaré jeudi la députée Les Républicains de l’Orne.

Amendement pour une remise de 40 centimes dès septembre jusqu'en décembre

"Nous avons déposé un amendement avec une remise de 40 centimes dès septembre jusqu'en décembre. Donc, à partir de là, il y a un prisme entre 18 et 40 centimes", a ajouté la vice-présidente de la commission des finances de l’Assemblée nationale.

La députée reste ferme sur "une baisse bien plus forte que celle qui existe" de 18 centimes d'euros par litre d'essence mise en place par le gouvernement.

Le dispositif "gros rouleurs" en passe d’être recalé 

La majorité et les oppositions travaillent à un compromis pour trouver LA ou LES solutions qui permettraient d’aider les Français à faire face à la hausse des prix du carburant.

Si un dispositif "gros rouleurs" avait été envisagé dans un premier temps par le gouvernement, il pourrait au final ne jamais voir le jour.

"Nous avons dénoncé finalement cette usine à gaz administrative" qui "n'aurait profité qu'à certaines catégories de Français", explique la députée LR. Une mesure qui aurait été effectivement difficile à mettre en œuvre tant son périmètre d’applications semblait quelque peu alambiqué et difficile à mettre en œuvre de manière concrète … et simple.

Les députés LR prêts à négocier une réduction progressive des aides

Si initialement, Les Républicains réclamaient une baisse du prix du litre d'essence à 1,50 euro, ils ont désormais mis de l’eau dans leur vin, d’autant plus que leur proposition a été recalée par le gouvernement. La vice-présidente de la Commission des Finances concède désormais que le coût d’une telle mesure aurait été non négligeable.

Désormais les discussions pourraient se focaliser sur la réduction progressive des mesures de soutien, les Républicains affirmant ne pas être opposés à une dégressivité.

"Il faut voir de quelle nature est la dégressivité. De quelle base nous partons. Et quel est le seuil à l'arrivée. Il est important d'avoir une dégressivité qui n'aboutisse pas à zéro en décembre et qui soit sur une pente acceptable", a proposé la députée LR. "Nous demandons également un doublement du chèque carburant défiscalisé que peuvent verser les employeurs à leurs salariés pour le passer de 200 à 400 euros", a-t-elle ajouté.

Sources : franceinfo, AFP, Ministère de la Transition énergétique

Pour résumer

Alors que nous indiquions ici-même hier que les mesures pour tenter de faire faire à la flambée des prix des carburants pouvaient être compromises en l’absence de compromis entre les deux partis de droite à l’Assemblée, un accord semble à l’heure actuelle difficile.
Véronique Louwagie, députée LR et vice-présidente de la commission des Finances met ainsi la pression au gouvernement en indiquant que les députés de son parti exigeaient une baisse du prix à la pompe pour tous et au-delà des 18 centimes.
De quoi plomber un budget que Bruno Le Maire souhaite maîtriser d’une main de fer, les finances publiques étant au plus mal.

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