par Elisabeth Studer

Arabie saoudite/Afrique pour la stabilité d’un marché pétrolier, physique et non boursier !

La Chambre africaine de l'énergie (AEC) soutient l'Arabie saoudite dans la poursuite de la stabilité du marché pétrolier. Allant même jusqu’à féliciter le Prince Abdulaziz bin Salman, ministre de l'Énergie de l'Arabie saoudite, pour sa récente déclaration sur la nécessité de donner la priorité à la stabilité du marché.
Ou plus exactement de cesser d’utiliser le pétrole comme un juteux outil de spéculation et non pas comme un élément essentiel à l’économie mondiale.

Afin d'éradiquer la pauvreté énergétique d'ici 2030 en Afrique, le marché pétrolier et gazier en plein essor du continent doit être renforcé, et l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) a les moyens de le faire, ajoute l’AEC.

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Nécessité d’améliorer la stabilité et le fonctionnement du marché pétrolier

Le marché mondial actuel du pétrole et du gaz est en pleine mutation, la volatilité des prix, les fluctuations de la demande et la rareté des liquidités ayant des impacts sans précédent sur l'ensemble de la chaîne de valeur énergétique, estime ainsi l’AEC.

Constatant que parallèlement, un certain nombre de marchés producteurs en Afrique émergent grâce à des campagnes d'exploration résilientes et à la participation croissante du secteur privé.

La nécessité d'améliorer la stabilité et de veiller à ce que les marchés non seulement fonctionnent bien mais soient renforcés n'a jamais été aussi importante, selon elle.

« Déconnexion significative » entre le « marché du papier » et le marché physique

Selon le Prince Abdulaziz bin Salman, l'état des lieux du marché mondial du pétrole et du gaz présente une déconnexion significative entre le marché du papier (le marché boursier) et le marché physique, "le marché du pétrole du papier tombant dans un cercle vicieux auto-entretenu de niveaux de liquidités mûrement réfléchies et de volatilité extrême, sapant la fonction essentielle du marché d’établir les prix de manière efficace et rendant prohibitif le coût de la couverture et de la gestion des risques pour les utilisateurs physiques. » Selon lui, cela a un impact négatif sur le fonctionnement harmonieux et efficace des marchés pétroliers, des matières premières énergétiques et d'autres matières premières, créant de nouveaux types de risques et d'insécurités.

L’Opep+ peut réduire sa production à tout moment

Face à un tel constat, le Prince Abdulaziz bin Salman propose une solution par laquelle les pays membres de l'OPEP+ tirent parti de leur "engagement, flexibilité et moyens dans le cadre des mécanismes existants de la Déclaration de coopération pour faire face à ces défis et fournir des orientations, notamment la réduction de la production à tout moment et sous différentes formes selon les besoins". Une capacité d’ores et déjà démontrée clairement et à plusieurs reprises en 2020 et 2021.

Ce faisant, l'OPEP+ garantira la stabilité du marché et l'atténuation des nouveaux risques auxquels sont confrontés les fournisseurs, les consommateurs et le secteur privé précise-t-il.

Début de travaux sur un nouvel accord

« Bientôt, nous commencerons à travailler sur un nouvel accord au-delà de 2022 qui s'appuiera sur nos expériences, réalisations et succès antérieurs. Nous sommes déterminés à rendre le nouvel accord plus efficace qu'auparavant. Être témoin de cette volatilité récente et néfaste perturber les fonctions de base du marché et saper la stabilité des marchés pétroliers ne fera que renforcer notre détermination », note le Prince Abdulaziz bin Salman.

L’AEC soutien l’Arabie saoudite dans sa quête de stabilité des marchés

« Un marché pétrolier et gazier stable se traduit par une forte participation et un succès dans l'ensemble du secteur privé. En Afrique, où le secteur privé commence à jouer un rôle de plus en plus important dans les développements liés à l'énergie, la stabilité du marché mondial sera essentielle pour assurer des opérations efficaces et une croissance inébranlable. À cet égard, l'AEC soutient fortement SAR le Prince Abdulaziz bin Salman dans sa quête de stabilité du marché, en employant les pays membres pour tirer parti de leurs positions et inaugurer une nouvelle ère de stabilité dans le monde », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l'AEC.

Ajoutant que, "La stabilité du marché profitera au secteur privé et aux consommateurs, permettant au continent africain de stimuler la croissance socio-économique et l'industrialisation à long terme et d'abolir la pauvreté énergétique d'ici 2030".

Notre avis, par leblogauto.com 

L’Arabie saoudite pointe du doigt un élément majeur de la crise actuelle : le fait que les marchés boursiers et tout particulièrement les spéculateurs brassent papier, données informatiques et dollars pour faire le maximum de profit sur une ressource bien physique elle : le pétrole. Lequel est une source d’énergie indispensable à notre monde occidental.

Sources : APO, African Energy Week 

Pour résumer

La Chambre africaine de l'énergie (AEC) soutient l'Arabie saoudite dans la poursuite de la stabilité du marché pétrolier. Allant même jusqu’à féliciter le Prince Abdulaziz bin Salman, ministre de l'Énergie de l'Arabie saoudite, pour sa récente déclaration sur la nécessité de donner la priorité à la stabilité du marché.
Selon le Prince Abdulaziz bin Salman, l'état des lieux du marché mondial du pétrole et du gaz présente une déconnexion significative entre le marché du papier (le marché boursier) et le marché physique. Une absence de corrélation extrêmement pénalisante pour l'économie mondiale.

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