par Elisabeth Studer

Zipcar : Paris c'est fini ! Bruxelles et Barcelone aussi !

Paris c'est fini, pour Zipcar. De même pour Barcelone et Bruxelles. La start-up – désormais filiale du groupe Avis Budget - ne met pas la clé sous la porte virtuelle mais réoriente sa stratégie sur les pays anglo-saxons nous dit-on.

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Fin des services annoncé par mails aux clients

Le service de location de Zipcar fonctionnant sur le mode de l'autopartage - flotte de véhicules prêts à l'emploi est mise à disposition de l'ensemble des abonnés au service – vient en effet d'annoncer la fin de ses activités à Paris, Barcelone et Bruxelles.

En guise d'informations, les clients viennent de recevoir un courrier à ce sujet, le 2 janvier. Lequel les informe que le service sera définitivement coupé à la date du 28 février 2019. La société précise qu'elle procédera au remboursement des cotisations annuelles et cessera le prélèvement des redevances.

Tous les contrats en cours avec les membres actuels seront donc clôturés à partir de cette date et il ne sera plus possible de réserver un véhicule dès le 1er février à minuit, précise également Zipcar dans un courriel envoyé à ses clients. Ces derniers sont invités à contacter le service clientèle par email s'ils ont des questions.

Revirement de tendance

Zipcar n'aura donc pas fait long feu dans la capitale française. Disponible à Paris depuis 2016, l'entreprise a ouvert depuis une cinquantaine de stations intra-muros et dans le quartier d'affaires de La Défense (92), déployant en parallèle une centaine de véhicules.

A comparer aux 250 voitures disponibles dans le cadre des services fournis à Bruxelles et aux 400 véhicules implantés à Barcelone.

La société de voitures partagées avait pourtant annoncé une extension de sa zone d'activité à Bruxelles en septembre 2018. "Nous sommes particulièrement impliqués dans la mobilité bruxelloise et nous ne sommes pas près de nous arrêter. La mobilité, c'est créer de l'innovation, et nous avons hâte de relever les défis qui nous attendent", avait-elle alors affirmé.

Rude concurrence dans l'autopartage

Un volume visiblement insuffisant pour pouvoir imposer le service de Zipcar alors que la concurrence fait rage. Tant dans le domaine du service d’autopartage classique, c’est en dire en boucle fermée (qui permet de prendre un véhicule dans des stations réservées exclusivement à ce service, de les utiliser et de les restituer dans ces mêmes stations), mais également dans  l’autopartage en free-floating, concept de libre-service intégral, sans stations ni réservation.

La présence de Free2Move, Mov.in Paris et Car2Go, à Paris n'a pas arrangé les affaires de Zipcar.

Une stratégie recentrée sur Amérique du Nord et Royaume-Uni

Nouvelle stratégie pour Zipcar : les pays d'Amérique du Nord et le Royaume-Uni. Bref, des pays où la culture anglo-saxonne est prédominante. A l'heure actuelle, la société a déployé ses services dans 16 villes des Etats-Unis et du Canada, ainsi qu'à Londres.

Un service européen via Avis Budget ?

Le groupe Avis Budget, maison mère de Zipcar n'aurait toutefois pas dit son dernier mot. Envisageant de se refaire une place au soleil européen sous une autre forme.

Le loueur a en effet dévoilé au CES 2019 de Las Vegas  un plan d'équipement de 25 000 véhicules en Europe. Lesquels devraient être accessibles via la clé digitale de Continental, l'équipementier allemand. Au total, en comptant l'Amérique du Nord, 50 000 véhicules devraient être déployées de la sorte dans le monde entier.

Le ministre belge de la mobilité exprime son regret

Le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet a réagi à l'information en déclarant  regretter le départ de la société d'auto-partage. Il s'interroge par ailleurs sur les motifs de cette décision.

"Nous regrettons ce départ soudain de Bruxelles, effectif aussi à Barcelone et Paris. Cela semble dicté par des raisons économiques mais nous serons intéressés de connaître les raisons qui ont poussé Avis à prendre cette décision", a commenté le cabinet du ministre bruxellois, interrogé à ce propos.

Sources : Zipcar, presse belge

Pour résumer

Paris c'est fini, pour Zipcar. De même pour Barcelone et Bruxelles. La start-up – désormais filiale du groupe Avis Budget - ne met pas la clé sous la porte virtuelle mais réoriente sa stratégie sur les pays anglo-saxons nous dit-on.

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