par Elisabeth Studer

Vauxhall: Stellantis souhaite un financement de Londres

Stellantis – fusion de PSA et FCA - a indiqué le sort de l'usine Vauxhall d'Ellesmere Port dans le nord-ouest de l'Angleterre. Si les négociations sont certes qualifiées de "productives » par le constructeur, il n’en demeure pas moins qu’elles n’ont pu aboutir à une décision à l’heure actuelle. Quelque 1.000 emplois directs sont concernés.

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Stellantis – fusion de PSA et FCA - a indiqué poursuivre des discussions avec les autorités britanniques sur le sort de l'usine Vauxhall d'Ellesmere Port dans le nord-ouest de l'Angleterre. Si les négociations sont certes qualifiées de "productives » par le constructeur, il n’en demeure pas moins qu’elles n’ont pu aboutir à une décision à l’heure actuelle. Quelque 1.000 emplois directs sont concernés.

Stellantis confirme étudier différents scénarios pour Ellesmere Port

Un porte-parole de Stellantis a indiqué que le constructeur discutait de différents scénarios pour Ellesmere Port avec les autorités britanniques, tant au niveau national qu’au niveau local.

Stellantis espère un engagement rapide du gouvernement britannique

Le groupe automobile espère obtenir un engagement du gouvernement britannique dans un proche avenir, pour pouvoir à la suite agir en conséquence.

Le constructeur a affirmé clairement qu’il ne prendrait aucune décision d'investissement sans être fixé sur ce point.

Parmi les éléments qui pèseront sur la décision figurent en tout premier lieu un éventuel soutien financier du gouvernement britannique ainsi que la législation réglant la commercialisation des moteurs thermiques.

En janvier dernier, le patron de Stellantis Carlos Tavares avait indiqué que des décisions sur les implantations du groupe au Royaume-Uni seraient prises « dans les prochaines semaines », mettant notamment en cause la décision du gouvernement britannique d’avancer à 2030 l’interdiction de la vente de nouveaux véhicules dotés de moteur thermique.

Un véhicule électrique produit sur le site ?

L'une des scénarios envisageables serait de produire une voiture électrique sur le site. Mais pour ce faire, Stellantis souhaite que le gouvernement britannique mette la main au portefeuille. Souhaitant ainsi que Londres agisse en accord avec sa volonté de bannir la vente de véhicules à essence au Royaume-Uni à partir de 2030.

Fermeture de l’usine en l’absence d’un accord satisfaisant ?

Une fermeture de l'usine est également possible en l’absence d’accord satisfaisant.

Le syndicat Unite s'est dit quant à lui prêt à "combattre toute tentative de fermer l'usine", ajoutant que "l'avenir à long terme de l'usine de Vauxhall est essentiel pour la réussite de l'économie du nord-ouest" de l'Angleterre.

"Jusqu'à 7.000 travailleurs dans la chaine d'approvisionnement comptent sur le site pour gagner leur vie", insiste Unite dans un communiqué, estimant qu'il serait "impardonnable que le gouvernement manque d'apporter toute l'assistance possible pour assurer l'avenir" de l'usine.

Notre avis, par leblogauto.com

D’après le Times, trois scénarios seraient en cours d'examen : le maintien de l’assemblage du modèle Astra dans l’usine d’Ellesmere Port, le transfert de sa production vers une autre usine tout en lançant un nouveau modèle à Ellesmere Port, ou la fermeture pure et simple du site.

Les ventes de PSA ont lourdement chuté l’an dernier (-29,3% à 1,5 million de véhicules), plombées notamment par Opel/Vauxhall. Le virage du gouvernement britannique en faveur des VE devrait lourdement peser dans la décision du maintien ou pas de l’usine de Vauxhall. Le constructeur pourrait perdre là un important débouché alors que ses exportations de modèles dotés de moteur thermique devraient être soumises à des taxes liées à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Reste peut-être à produire localement des VE ?

Sources : AFP, Stellantis, Times

Pour résumer

Stellantis – fusion de PSA et FCA - a indiqué le sort de l'usine Vauxhall d'Ellesmere Port dans le nord-ouest de l'Angleterre. Si les négociations sont certes qualifiées de "productives » par le constructeur, il n’en demeure pas moins qu’elles n’ont pu aboutir à une décision à l’heure actuelle. Quelque 1.000 emplois directs sont concernés.

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