par Patrick Garcia

Test TVR Sagaris: La danse de Saggie

Jusque l, rien ne laissait prsager de ce qui allait suivre. Les premiers hectomtres sont absorbs sans heurts dans une douceur fallacieuse. Si ce n'est son physique particulier, elle se fondrait facilement dans la circulation besogneuse des hauteurs cannoises. Et puis, ce sont les premires chauffours. Le rond-point s'offre nous comme une pice jaune Bernadette. Le dcollage est viril, le quart de cercle est effac dans un dhanchement d'une progressivit tonnante. La sortie du "tourne en rond" se vise d'une simple rotation du volant, envoyant l'arrire train dans un trmoussement inverse. Saggie, Sagaris pour les non-intimes, est une danseuse de premire. Le ballet se poursuit l'envie au gr de la topographie des environs de Gourdon. Les premiers enchainements sont bords de murs inquisiteurs qui marqueraient tout jamais les excs d'optimisme ou les erreurs de jugement du matre bord. Ils n'auront pas cet honneur. Seulement celui de rpercuter la musicalit "damnatrice" d'un Speed 6 dj chauff.
L'horizon se libre, le couloir de bitme se fait plus large et Saggie s'emporte. Ses hurlements strient le bitme de virgules de gomme et le contre-braquage fait son entre dans le registre du chef d'orchestre. Au volant, l'homme fait corps, son regard s'aiguise, ses gestes se font plus rapides, les paroles sont absentes depuis dj longtemps. Les crissements se mlent aux cris de rage des chappements, emportant le pilote dans un paroxysme fusionnel d'une ampleur rare. On approche de la transe.

Zapping Le Blogauto Essai de la Cupra Born en Laponie

Jusque l, rien ne laissait prsager de ce qui allait suivre. Les premiers hectomtres sont absorbs sans heurts dans une douceur fallacieuse. Si ce n'est son physique particulier, elle se fondrait facilement dans la circulation besogneuse des hauteurs cannoises. Et puis, ce sont les premires chauffours. Le rond-point s'offre nous comme une pice jaune Bernadette. Le dcollage est viril, le quart de cercle est effac dans un dhanchement d'une progressivit tonnante. La sortie du "tourne en rond" se vise d'une simple rotation du volant, envoyant l'arrire train dans un trmoussement inverse. Saggie, Sagaris pour les non-intimes, est une danseuse de premire. Le ballet se poursuit l'envie au gr de la topographie des environs de Gourdon. Les premiers enchainements sont bords de murs inquisiteurs qui marqueraient tout jamais les excs d'optimisme ou les erreurs de jugement du matre bord. Ils n'auront pas cet honneur. Seulement celui de rpercuter la musicalit "damnatrice" d'un Speed 6 dj chauff.
L'horizon se libre, le couloir de bitme se fait plus large et Saggie s'emporte. Ses hurlements strient le bitme de virgules de gomme et le contre-braquage fait son entre dans le registre du chef d'orchestre. Au volant, l'homme fait corps, son regard s'aiguise, ses gestes se font plus rapides, les paroles sont absentes depuis dj longtemps. Les crissements se mlent aux cris de rage des chappements, emportant le pilote dans un paroxysme fusionnel d'une ampleur rare. On approche de la transe.

Les premires gouttes de sueur perlent. La circulation est l'occasion d'observer de prs le tableau de bord. Non pas qu'on ait le temps matriel de dtailler les commodos en alu mais plutt que les pinces qui viennent mordre les disques de freins n'ont aucun mal arrter les 1000 kg de l'engin, vous envoyant derechef vous enrouler autour de votre ceinture de scurit, le visage tout entier aspir par le pare-brise. Et donc prs du tableau de bord...


Comme dans un jeu pervers, les 2 partenaires s'excitent mutuellement pour inciter l'autre tutoyer sa limite. L'un pousse un peu plus les rapports, rudoyant sa belle dans des freinages de plus en plus tardifs, la jetant sans violence dans de saines drobades, l'autre rpondant avec ferveur chaque demande, ne trahissant jamais son complice dans de misrables sous-virage castrateurs et accompagnant sa gestuelle d'une rigueur de rat d'Opra.  L'Extase Suprme n'aura pas lieu, la route est ouverte et les convenances demandent une certaine retenue que seul un circuit saura faire oublier.
Romain Rousseaux, le souffle court, se tourne alors lentement vers moi : " C'est toi."

Les fantasmes les plus mmorables sont ceux qui restent inassouvis. Peut tre pas aujourd'hui...

 

Pour résumer

Jusque l, rien ne laissait prsager de ce qui allait suivre. Les premiers hectomtres sont absorbs sans heurts dans une douceur fallacieuse. Si ce n'est son physique particulier, elle se fondrait facilement dans la circulation besogneuse des hauteurs cannoises. Et puis, ce sont les premires chauffours. Le rond-point s'offre nous comme une pice jaune Bernadette. Le dcollage est viril, le quart de cercle est effac dans un dhanchement d'une progressivit tonnante. La sortie du "tourne en rond" se vise d'une simple rotation du volant, envoyant l'arrire train dans un trmoussement inverse. Saggie, Sagaris pour les non-intimes, est une danseuse de premire. Le ballet se poursuit l'envie au gr de la topographie des environs de Gourdon. Les premiers enchainements sont bords de murs inquisiteurs qui marqueraient tout jamais les excs d'optimisme ou les erreurs de jugement du matre bord. Ils n'auront pas cet honneur. Seulement celui de rpercuter la musicalit "damnatrice" d'un Speed 6 dj chauff.
L'horizon se libre, le couloir de bitme se fait plus large et Saggie s'emporte. Ses hurlements strient le bitme de virgules de gomme et le contre-braquage fait son entre dans le registre du chef d'orchestre. Au volant, l'homme fait corps, son regard s'aiguise, ses gestes se font plus rapides, les paroles sont absentes depuis dj longtemps. Les crissements se mlent aux cris de rage des chappements, emportant le pilote dans un paroxysme fusionnel d'une ampleur rare. On approche de la transe.

Patrick Garcia
Rédacteur
Patrick Garcia

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