par Elisabeth Studer

Tavares met en avant les synergies offertes par une fusion Opel/PSA

Carlos Tavares, le président du directoire de synergies pourraient rapidement émerger, indiquant même qu'Opel pourrait retrouver un niveau de profitabilité proche du niveau actuel de PSA. Un véritable défi alors que la filiale de General Motors est déficitaire depuis une dizaine d'années.

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Carlos Tavares, le président du directoire de PSA s'efforce désormais de mettre en avant les avantages qu'offrirait un rapprochement Opel/PSA, histoire de mettre son côté salariés, gouvernements et actionnaires. Lors de la présentation des résultats 2016 du groupe, jeudi dernier, le patron du groupe a déclaré que si le projet aboutissait, des synergies pourraient rapidement émerger, indiquant même qu'Opel pourrait retrouver un niveau de profitabilité proche du niveau actuel de PSA. Un véritable défi alors que la filiale de General Motors est déficitaire depuis une dizaine d'années.

Vers une migration des modèles Opel vers les plates-formes de PSA

Le président de PSA a confirmé viser à terme des ventes annuelles de plus de cinq millions d'unités pour la nouvelle entité, à comparer avec les 4,3 millions de véhicules vendus globalement en 2016 par les deux entités. Des familiers du dossier indiquent que le patron de PSA aura déclaré mercredi, lors du conseil de surveillance, que la migration des modèles Opel vers les plates-formes de PSA devrait commencer dès le renouvellement de la Corsa, programmé pour 2019.

"La question n'est pas de débattre de quelle technologie est la meilleure, la question est celle du départ de la technologie de GM et son remplacement par celle de PSA", a-t-il affirmé, prenant soin tout de même d'ajouter qu'une partie des développements futurs serait confiée à l'ingénierie allemande. Pour tenter de calmer les inquiétudes allemandes à ce sujet, et démontrer la faisabilité d'une telle stratégie industrielle, Carlos Tavares souhaite s'appuyer sur les trois programmes de véhicules déjà lancés en commun par les deux groupes : un SUV compact Opel fabriqué en France par PSA, le successeur du Citroën C3 Picasso assemblé en Espagne chez Opel et une fourgonnette produite pour les deux groupes chez PSA en Espagne.

Mercredi, des indiscrétions avaient laissé entendre que PSA tablait entre 1,5 milliard d'euros et 2 milliards d'euros de synergies annuelles grâce au rapprochement avec Opel, sans toutefois préciser à quelle date la cible pourrait être atteinte. Les réductions de coûts viendraient essentiellement de la mise en commun des achats et de la Recherche & Développement, rendue possible par le partage de plates-formes de véhicules et la convergence des technologies de motorisations. Le cycle de vie de la production automobile étant en moyenne de sept ans, les deux entités devront néanmoins en tenir compte pour pouvoir être progressivement en phase.

Opel : nouveau point d'entrée de PSA sur le marché allemand ?

Un des intérêts d'un rapprochement des deux entités serait également selon Carlos Tavares d'offrir à PSA une offre complémentaire sur des marchés où les marques françaises éprouvent quelques difficultés à percer face à la concurrence allemande.

"L'intégration respectera l'identité de cette entreprise, qui restera une entreprise allemande, tout simplement parce que c'est notre intérêt" a ainsi affirmé le patron de PSA. Affirmant clairement que la volonté du groupe français était d'avoir une marque allemande dans le portefeuille de marques de l'entreprise. Yves Bonnefont, directeur de DS, a indiqué quant à lui en marge de la conférence de presse que le groupe était passé d'une logique bi-marques à une logique de portefeuille.

Carlos Tavares souhaite un plan de redressement Opel

Selon le patron de la PSA, la situation d'Opel présente « beaucoup de similarités » avec celle à laquelle le groupe français était confronté il y a quatre ans. Il estime que PSA peut l'aider à repartir.

Pour atteindre un tel objectif ambitieux, Carlos Tavares souhaite voir appliquer par Opel un plan de redressement qui s'inspirerait de celui mis en place par PSA, impliquant une réduction drastique des dépenses, des réductions d'effectifs et l'optimisation de sa production. Ajoutant que le groupe français assisterait la direction d'Opel en lui fournissant des objectifs de référence, il a tenu toutefois à préciser qu'il s'agirait d'un "plan Opel".

Sources : AFP, Reuters, PSA

Crédit Photo : Opel

Pour résumer

Carlos Tavares, le président du directoire de synergies pourraient rapidement émerger, indiquant même qu'Opel pourrait retrouver un niveau de profitabilité proche du niveau actuel de PSA. Un véritable défi alors que la filiale de General Motors est déficitaire depuis une dizaine d'années.

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