par Elisabeth Studer

Siphonnage de carburant : une pratique dangereuse qui explose

Dans un contexte de pénurie de carburants - générée par les mouvements sociaux des salariés des entreprises pétrolières- certains croient avoir trouvé une solution pour faire face à la situation : le siphonnage d’essence. Reste qu’en plus d’être illégale, cette « pratique » pourrait s’avérer dangereuse pour la santé.

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Le nombre d’intoxication explose

Depuis le début du mois d’octobre, l’Anses (l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) a vu ce type les infections induites par le siphonnage être multiplié par cinq chez les automobilistes selon le journal « Le Parisien ».

Le phénomène a pris tellement d’ampleur, que vendredi dernier l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail s'est inquiétée face à l'augmentation du nombre d'intoxications liées au siphonnage d'essence. Lesquelles ont été multipliées par cinq depuis le début du mois d'octobre.

Des intoxications enregistrées au pic de la pénurie

« Ces intoxications ont principalement eu lieu entre les 9 et 18 octobre 2022, où jusqu'à un tiers des stations-service étaient à court de carburant sur le territoire », écrit l’Anses. Précisant dans un communiqué que le carburant avait été siphonné à partir de réservoirs de véhicules routiers, voire engins agricoles ou matériel de jardinage comme les tondeuses.

Intoxication par ingestion de carburant

Reste que l’inhalation de carburants a des effets sur la santé loin d’être anodins. Qu'il s'agisse de gasoil ou d'essence, « vider le réservoir d'un véhicule en créant une aspiration par la bouche à l'aide d'un tuyau peut entraîner l'ingestion de carburant et donc une intoxication », prévient l'Anses.

Certaines victimes de ces intoxications ont présenté des troubles respiratoires, nécessitant une prise en charge urgente à l'hôpital, voire une hospitalisation. « L'apparition de fièvre ou de toux prolongée quelques heures après l'ingestion est le premier signe d'une éventuelle pneumopathie d'inhalation », explique l’Agence.

Les centres antipoison délivrent plusieurs recommandations en cas d'ingestion. Il est par exemple déconseillé de se faire vomir afin « d'éviter le passage de carburant dans les bronches puis les poumons ». Eviter également de boire pour ne pas entraîner un risque de vomissement. Rincer la bouche à l’eau. Ne pas exercer une activité à risque, comme la conduite automobile ou l’utilisation de machines-outils, car la vigilance peut être altérée. Surveiller les symptômes respiratoires (toux, fièvre, essoufflement) qui peuvent être retardés. En cas de contact cutané, se laver les mains avec du savon et rincer la peau.

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Pour résumer

Dans un contexte de pénurie de carburants - générée par les mouvements sociaux des salariés des entreprises pétrolières - certains croient avoir trouvé une solution pour faire face à la situation: le siphonnage d’essence. Reste qu’en plus d’être illégale, cette « pratique » pourrait s’avérer dangereuse pour la santé.
Le phénomène a pris une telle ampleur que le Centre anti-poison y va de ses recommandations.

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