par Joest Jonathan Ouaknine

Quelques conseils pour acheter sa première voiture

Un job d'été un peu lointain, un déménagement prévu à la rentrée ou un cadeau pour un diplôme... C'est souvent l'été que les jeunes conducteurs s'offrent (ou se font offrir) leur première automobile. Quels sont les pièges à éviter ? Penchons-nous sur la question.

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Les conseils qui suivent peuvent paraître anodins, voir enfoncer des portes ouvertes. Mais ils s'adressent aux aspirants acheteurs de voitures, qui ont une expérience quasi-nulle.

1. Prévoir large au niveau du budget

L'erreur typique du jeune conducteur, c'est de dire : "J'ai n euros en poche, donc je vais chercher une voiture à n euros."

Parce que bien sûr, des frais vont vite se greffer. Le premier, c'est l'assurance. Pour un jeune conducteur, elle dépasse facilement 1 000€. Et encore, il s'agit d'une assurance au tiers, qui donne uniquement le droit d'apposer la vignette verte sur le pare-brise et d'éviter une amende pour défaut d'assurance. Pour tout le reste, le conducteur ne sera pas couvert. En gros, c'est le pendant automobile des mutuelles étudiantes.

Si le conducteur était déjà inscrit sur la voiture de ses parents comme conducteur occasionnel ou qu'il a effectué la conduite accompagné, il pourra échapper à la surprime jeune conducteur. A défaut, en souscrivant à la même compagnie que ses parents, le conducteur aura droit à un cadeau. Du reste, les mutuelles sont moins chères. En revanche, les compagnies privées proposent une couverture et une assistance téléphonique.

Qui dit première voiture, dit souvent budget réduit. Donc occasion de troisième ou de quatrième main. Donc une mécanique au bout du rouleau et un entretien bâclé. Si le vendeur est un particulier, il se débarrasse sans doute d'un véhicule ayant un gros pépin au remplacement onéreux. Embrayage, échappement, courroie de transmission et pneus seront vite à changer. Si elle possède la climatisation, changez le filtre. Si c'est un diesel, changez le filtre à particule.

Et puis, forcément, le jeune conducteur manque d'expérience et il est un peu fougueux... D'où des panneaux de carrosserie à réparer en perspective.

2. Rester raisonnable

C'est vrai que c'est frustrant. Parfois, le jeune conducteur est passionné de voitures depuis son plus jeune âge. Il collectionne les miniatures, sa chambre est tapissée de posters, il a battu tous les records de Gran Turismo... Et comme première voiture, il devrait se contenter d'une citadine ? Impossibeul ! Pour 3 000€, le prix d'une 107, on peut trouver une BMW 735i (E38.) Avec ça, on est le roi de l'IUT !

Sauf qu'une voiture, ce sont  des frais (voir plus haut). D'une part, l'assurance refusera un jeune conducteur avec une grosse cylindrée. De plus, le prix des pièces des grandes berlines, lui, il ne baisse pas. Un pneu de citadine, c'est 50€ maximum. Alors qu'un pneu pour la 735i sus-cité, c'est 150€. Et tout est proportionnel. Accessoirement, autant on ose se balader dans une citadine ayant quelques gnons, autant le propriétaire d'une grosse cylindrée voudra que sa voiture sera toujours impeccable. Donc encore plus de dépenses...

3. Ne pas passer par les grands concessionnaires

Souvent, ils n'ont pas d'occasion à moins de 5 000€. Ca ne les intéresse pas. Au mieux, le vendeur VO va signifier à l'acheteur d'aller voir ailleurs s'il y est. Au pire, le vendeur va embobiner l'acheteur et le saigner pour qu'il s'offre un véhicule à 5 000€. Et ensuite, l'acheteur n'aura plus un sou vaillant pour l'assurance ou les pièces.

Il faut donc plutôt mettre le cap sur les vendeurs indépendants et les particuliers.

4. Se contenter d'un déplaçoir

La première voiture, souvent, elle fait long feu. Elle ne servira que pour le premier boulot ou le temps des études. Il s'agit aussi de se faire la main et de passer la période de la surprime. Ensuite, avec les premiers salaires, le jeune conducteur pourra se payer une voiture plus récente et en meilleur état.

Donc, pas besoin d'une voiture capable de durer des années. Les critères doivent être assouplis par rapport à une occasion "normale". Un fort kilométrage, une absence de carnet d'entretien, des éraflures ou le fait qu'elle dorme dehors ne doivent pas être éliminatoires. Il faut néanmoins se mettre au volant et faire un tour de pâté de maison. N'hésitez pas à tripoter tous les boutons. La voiture démarre du premier coup ? Pas de bruit suspect ? Pas de nuage noir à l'accélération ? Pas de pompage sur les dos d'âne. ? Alors c'est bon !

5. Ne pas être pressé

Une erreur classique, c'est de s'y prendre l'avant-veille du début du job d'été ou du déménagement. C'est un coup à se retrouver piégé. A être obligé d'acheter un véhicule douteux, faute de temps pour consulter de nouveau les annonces. Mieux vaut donc s'y prendre à l'avance. En plus, le novice pourra se familiariser avec le véhicule et y effectuer des réparations, le cas échéant.

6. Se méfier des annonces suspectes

Entre particuliers, il y a une question de confiance. On achète un véhicule à un inconnu et il n'y a pas de garantie "satisfait ou remboursé". Il y a donc de la place pour les arnaques. Il faut se méfier des vendeurs trop pressés, des prix beaucoup plus bas que la cote ou si la personne présente lors de la vente n'est pas le propriétaire du véhicule. C'est le meilleur moyen pour se retrouver avec une voiture volée ou une épave à peine maquillée.

Post-scriptum : conseil aux vendeurs

Les particuliers vendent souvent leur voiture en l'état. Le minimum réglementaire, c'est bien sûr un contrôle technique de moins de 6 mois. Mais ce qui peut faire la différence, c'est la propreté. A état égal, une voiture propre aura toujours l'air mieux. A contrario, une voiture sale, pleine de détritus divers et ayant une mauvaise odeur, n'inspirera guère confiance. Et bien sûr, il faut qu'il y ait un minimum d'essence dans le réservoir, afin de faire un tour de pâté de maison.

Ca peut sembler évident, mais c'est loin de l'être pour tout le monde...

Crédit photos : Fiat (photo 1), Volkswagen (photo 2), Opel (photos 3 et 5), BMW (photo 4), Suzuki (photo 6), Peugeot (photo 7), Citoën (photo 8) et Toyota (photo 9.)

Pour résumer

Un job d'été un peu lointain, un déménagement prévu à la rentrée ou un cadeau pour un diplôme... C'est souvent l'été que les jeunes conducteurs s'offrent (ou se font offrir) leur première automobile. Quels sont les pièges à éviter ? Penchons-nous sur la question.

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