par Frederic Papkoff

Pontiac G8, une nouvelle ère

Peu à peu, GM recentre ses marques américaines afin de leur procurer une identité plus marquée, et surtout différenciée. Après la réussite du redressement de Cadillac, l'amorce de Saturn et Buick, c'est au tour de Pontiac. Bob Lutz a ainsi défini à Pontiac le rôle de spécialiste des propulsions, alors que la marque n'en avait quasiment aucune à son catalogue... jusqu'à aujourd'hui.

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En effet, à l'exclusion de la confidentielle GTO de 2004 à 2006, et de la Solstice qui reste, jusqu'à preuve du contraire, un véhicule de niche, la marque Pontiac ne compte plus de propulsions dans sa gamme depuis belle lurette, GM ayant clairement orienté ses modèles sur la traction au cours des années 80. Mais les choses vont changer et la G8 en est la première orientation.

Ce cher Bob Lutz n'a pas eu à chercher longtemps pour proposer un modèle inédit à moindre coût en matière de berline sportive et propulsion. La Pontiac G8 vient en droite ligne d'Australie, comme avant elle la GTO, et sous sa robe se cache la dernière génération de Holden Commodore dévoilée l'été dernier.

Holden Commodore

 

Pontiac G8

En fait, bien peu de choses évoluent entre les deux véhicules, et à part l'ensemble capot / bouclier / calandre, c'est le jeu de 7 erreurs. Cela ne signifie toutefois pas que la G8 manque de style. Elle est une berline finalement assez réussie, mais qui à laquelle il manque sans doute un soupçon d'originalité. Très classiques, ses lignes sont très éloignées des allures racées de coupé que se sont longtemps données les Pontiac Grand Prix ou Bonneville, mais sont néanmoins assez conformes à l'image d'une grosse berline américaine.

Concernant l'habitacle, on retrouve trait pour trait celui de la Commodore, à quelques détails de décoration près. Un ensemble homogène et sobre qui donne à Pontiac une image plus sérieuse que les planches de type vaisseau spatial de certains modèles des années passées. Plutôt bien fini, ce nouvel habitacle va aussi dans le sens d'une progression du niveau de qualité des produits GM face aux concurrents japonais et coréens.

Sous le capot de cette G8 de salon de cache un V8 6.0 de 360 ch et 530 Nm. Un bon gros moteur associé au choix avec des boîtes manuelle ou automatique à 6 rapports, ainsi qu'un différentiel à glissement limité qui sera monté de série sur la G8 GT dotée de ce moteur. Au catalogue figurera également une G8 moins puissante, plus simplement dotée d'un V6 3.6 de 260 ch et 340 Nm. Un moteur bien connu déjà installé sous bon nombre de produits GM (Cadillac STS / CTS, Buick LaCrosse...) et ici accouplé uniquement à une boîte auto à 5 rapports.

Ainsi motorisée, la G8 se positionnera sans complexe face aux Chrysler 300 C ou surtout Dodge Charger dotée du fameux V8 5.7 Hemi et ses 340 ch. Coté japonais, il faut s'orienter vers les modèles prestigieux Infiniti M45, Acura RL ou Lexus GS430 pour trouver une offre mécaniquement parlant à peu près comparable, mais ne s'adressant pas tout à fait à la même clientèle.

En revanche, avec ce modèle, Pontiac ne peut pas compter sur le réflexe Buy American, qui sera en fait plus favorable à une Toyota Camry made in USA qu'à une Pontiac made in Australia...

Notons pour finir que le show-car dévoilé au salon de Chicago arborait une nouvelle interprétation du logo Pontiac, afin de tester les réactions du public avant officialisation.

Quelques photos supplémentaires:

 

 

Pour résumer

Peu à peu, GM recentre ses marques américaines afin de leur procurer une identité plus marquée, et surtout différenciée. Après la réussite du redressement de Cadillac, l'amorce de Saturn et Buick, c'est au tour de Pontiac. Bob Lutz a ainsi défini à Pontiac le rôle de spécialiste des propulsions, alors que la marque n'en avait quasiment aucune à son catalogue... jusqu'à aujourd'hui.

Frederic Papkoff
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