par Elisabeth Studer

Nissan : 2 sièges en Europe c'est fini !

On optimise désormais chez Nissan, évitant en quelque sorte les doublons. Le constructeur japonais - partenaire de Renault au sein de l'Alliance - a en effet annoncé qu'il allait fermer son siège européen de Rolle – situé en Suisse  - d'ici 2022, pour n'avoir à terme qu'un seul siège sur le territoire européen.

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On optimise désormais chez Nissan, évitant en quelque sorte les doublons. Le constructeur japonais - partenaire de Renault au sein de l'Alliance - a en effet annoncé qu'il allait fermer son siège européen de Rolle – situé en Suisse  - d'ici 2022, pour n'avoir à terme qu'un seul siège sur le territoire européen.

Un seul siège européen pour Nissan, à Montigny-le-Bretonneux

Le site de Montigny-le-Bretonneux, en région parisienne, regroupera donc à terme le personnel des deux entités. Une opération qui s'inscrit dans la volonté de Nissan de redresser la barre et de réduire les coûts alors que le groupe multiplie les contre-performances – financières et commerciales - ces derniers temps.

"Avoir deux sièges, un en France et un en Suisse, n'était pas très efficace. On a décidé de tout mettre ensemble pour avoir plus d'efficacité sur un seul siège ici en France", a déclaré Gianluca de Ficchy, directeur de Nissan Europe, lors d'une rencontre avec des journalistes. Précisant que le processus débuterait en 2020 et serait achevé en 2022.

Le siège de Nissan Europe en Suisse très peu peuplé

Une mesure d'autant plus nécessaire que selon le journal helvétique "Le Temps.ch", le site français regroupe d'ores et déjà près de 800 collaborateurs, alors que 25 à 30 personnes occupent les batiments de Rolle Il est vrai qu'en février 2019, L''Express indiquait  que Carlos Ghosn, alors résident fiscal à Amsterdam et  patron de Nissan préparait son déménagement "fiscal" vers la Suisse. Le maintien d'un siège chez nos voisins helvètes aurait peut-être arrangé ses affaires.

Fin des aides fiscales suisses pour le siège de Rolle

Nissan est implanté à Rolle depuis janvier 2008 et comptait à cette époque 151 employés venus en grande partie de bureaux en régions parisienne.

Cette ouverture visait notamment à regrouper pour la première fois les fonctions transversales telles que l'administration, le marketing, la vente, la logistique, les finance et le juridique.

Reste toutefois que le constructeur japonais demeurait l'un des derniers groupes à bénéficier des allégements fiscaux prévus par la législation suisse (arrêté Bonny : texte fédéral en faveur des zones économiques en redéploiement). Ce texte aboli en 2007 octroyait une réduction de l'impôt fédéral direct et des aménagements de la fiscalité cantonale, sur une durée de dix ans au maximum.

Nissan a réduit son personnel de plus de 1000 personnes en Euope

Nissan a globalement réduit de 1300 personnes ses effectifs européens sur les 12 derniers mois, employant désormais 15.300 collaborateurs sur le Vieux continent. Le constructeur doit faire face à d'importantes difficultés en Europe. Sa part de marché dans l'UE est passée de 3,9% en 2015 à 2,5% en 2019. Sur la même période, les immatriculations de la marque ont baissé de près d'un tiers, passant de 540.000 à 380.000 unités.

Notre avis, par leblogauto.com

Cette mesure laisse notamment entrevoir que Nissan tente de rationaliser ses coûts, en jouant tout d'abord sur sa structure territoriale. Avoir deux sièges européens pour un même et unique constructeur semblait tout de même un peu luxueux. Sauf à être motivé par des raisons fiscales.

Sources : AFP, Le temps.ch

Pour résumer

On optimise désormais chez Nissan, évitant en quelque sorte les doublons. Le constructeur japonais - partenaire de Renault au sein de l'Alliance - a en effet annoncé qu'il allait fermer son siège européen de Rolle – situé en Suisse  - d'ici 2022, pour n'avoir à terme qu'un seul siège sur le territoire européen.

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