par Nicolas Anderbegani

Mercedes en passe d'abandonner les breaks d'ici 2030

Carrosserie emblématique chez Mercedes, le break pourrait bel et bien disparaître d’ici la fin de la décennie. Selon les indiscretions relayées par la presse outre-Rhin, la décision aurait été actée fin 2021.

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Un segment en perte de vitesse

Selon le média germanique "Automobilwoche", le directoire de Mercedes a tranché. L’Europe, terre d’élection traditionnelle du break, jure de plus en plus par le SUV, et même si les ventes de break y sont encore notables, les marchés américains et chinois restent imperméables à ce type de carrosserie. Et ce sont deux marchés qui pèsent plus désormais.

Le break est un pilier de Mercedes depuis de nombreuses années. Entre 40 et 45 % de toutes les voitures, soit près de la moitié des modèles des classes C et E, sont encore vendues en tant que breaks. Parce que la marque à l'étoile veut se concentrer sur les formes de carrosserie à potentiel à l'avenir, cela signifierait donc la fin des breaks, comme le rapporte l'Allemand "Automobilwoche".

Le CLA Shooting Brake sera le premier à disparaître de la gamme à partir de 2025. Dans le cas de l'avant-dernière génération de la Classe E, qui devrait arriver sur le marché en 2030, le break ne fait pas non plus partie de la planification à long terme. La nouvelle Classe C lancée l'an dernier devrait aussi être la dernière avec un break.

Mercedes réflechit à développer des alternatives, à l’image des Sport Utility Sedan SUS (Sedan pour berline). A l’image d’une Polestar 2, d’une Citroën C4 ou encore de la future Mondeo, la berline dopée aux stéroïdes et surélevée semble faire son trou. Dès 2018, Mercedes montrait à quoi pouvait ressembler le mélange de berline tricorps et de SUV avec l'étude Vision Maybach Ultimate Luxury. Mais comment est-ce censé remplacer un break ?

évolution des goûts

Cela fait plus de 40 ans que Mercedes propose des breaks dans sa gamme. Affaire de carrossiers spécialisés dans un premier temps, Mercedes anticipe une demande exponentielle et l'histoire commence officiellement dans les années 1970 avec la Type 123, dont le break est alors baptisé "T" . Jusq’au début des années 2000, ils sont très prisés et, de plus, proposent des versions musclées – Audi y construit une partie de sa légende avec les RS Avant – qui ravissent les « pères de familles » pressés cherchant à la fois le style, la puissance et l’utilité familiale.

Puis les SUV sont arrivés. Rompant avec l’image rustique des 4x4, ils ont d’abord ringardisé puis tué les monospaces. Le break en souffre aussi, dans la foulée de la grande berline qui a vu également ses parts de marché dégringoler. Avec leur ligne de toit haute et leur lunette arrière fortement inclinée, de nombreux multisegments d'aujourd'hui offrent autant, voire plus d'espace que les breaks comparables. En dehors de cela, les SUV GLC et GLE se vendent déjà mieux que toutes les versions de Classe C et E (berline, break, coupé et cabriolet) réunies. Seule la Classe A s'est vendue plus en Suisse l'an dernier que les deux crossovers. On le voit bien, face aux traditions (et au style), le pragmatisme fait loi.

Notre avis, par leblogauto.com

Entre l'essor de l'électrique et des SUV, nombreux sont les puristes de l'automobile à déprimer ! Fin des V12, fin des breaks, aseptisation des sons, maché forcée à l'électrification...mais ne généralisons pas encore, puisque les breaks de chasse semblent encore tenir le coup du côté du groupe VW. Jusqu'à quand ?

Pour résumer

Carrosserie emblématique chez Mercedes, le break pourrait bel et bien disparaître d’ici la fin de la décennie. Selon les indiscretions relayées par la presse outre-Rhin, la décision aurait été actée fin 2021.

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