par Joest Jonathan Ouaknine

Lifan licencie en Amérique du Sud et embauche en Azerbaïdjan

Hasard du calendrier, Lifan se retrouve avec deux actualités opposées. En Uruguay, dans un marché en berne, il est obligé de licencier. Alors qu'en Azerbaïdjan, il espère doubler la production.

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Hasard du calendrier, Lifan se retrouve avec deux actualités opposées. En Uruguay, dans un marché en berne, il est obligé de licencier. Alors qu'en Azerbaïdjan, il espère doubler la production.

Le marché brésilien est très morose. Lifan n'y perd "que" 11 points. Son SUV X60 représente le gros des ventes, alors qu'il n'est plus tout jeune. Quant à la berline 530 et au minivan Foison, ils connaissent des débuts laborieux. Or, le constructeur Chinois alimente le Mercosur depuis une chaine d'assemblage en Uruguay. En conséquence, le site de Ciudad del Plata va devoir licencier 160 de ses 348 employés. Du moins, ils vont être en congé jusqu'à nouvel ordre (ce qui n'est apparemment pas pour demain.)

Pendant ce temps, une autre unité d'assemblage est en pleine activité. Opérationnelle depuis 2010, NAZ-Lifan a longtemps stagné à environ 500 voitures par mois. En 2015, les 58 ouvriers Azéris produisent 1 300 véhicules. Pour 2016, ils tablent sur 2 000 unités.

L'avantage de NAZ-Lifan, c'est qu'il est le dernier assembleur local en activité. Comme de nombreux pays extra-européen, l'Azerbaïdjan surtaxe les importations. Plusieurs distributeurs locaux se lancent dans le CKD, vers 2010. Les exposants se bousculent au salon de l'auto de Bakou. La plupart proposent des utilitaires ou des voitures chinoises. Néanmoins, la croissance du marché n'est pas là et nombre d'ateliers font long feu. NAZ-Lifan profite donc de la disparition de ses concurrents et d'un marché fermé qui progresse enfin.

Crédits photos : Lifan Uruguay (photo 1), Lifan Brésil (photo 2) et NAZ-Lifan (photo 3)

Pour résumer

Hasard du calendrier, Lifan se retrouve avec deux actualités opposées. En Uruguay, dans un marché en berne, il est obligé de licencier. Alors qu'en Azerbaïdjan, il espère doubler la production.

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