par Joest Jonathan Ouaknine

L'Alfa Romeo Giulietta "live" chez Neubauer

Forte celle entraperçue à Genève.

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Forte de son succès transalpin, l'Alfa Romeo Giulietta débarque en France. Neubauer organisait une soirée spéciale, l'occasion de voir une Giulietta "de série", après celle entraperçue à Genève.

En cette période de centenaire d'Alfa, offrons nous un retour sur l'utilisation du terme "Giulietta".

La première Alfa Romeo d'après-guerre fut la berline 1900 (1949.) C'était également la première berline de grande diffusion de la marque.

Lors d'un salon, à Paris, un plaisantin aurait glissé aux représentants de la marque Milanaise: "Vous êtes Roméo, mais où est votre Juliette?" Le nom "Juliette" fut un déclic. Traduit en Italien, il donna "Giulietta". La Giulietta de 1955 remplaçait la 1900, dont elle reprenait la plateforme. On la voit ici avec la miss Italia contemporaine:

La 1900 n'avait droit qu'à une version sportive, la TI. Avec la Giulietta, Alfa retrouva de l'ambition et ils songèrent à un coupé (la Sprint, signée Bertone) et un Spider (signée Pininfarina.)

Notez qu'ils ont précédé d'un an la berline.

La Giulietta a permis d'installer le constructeur dans le premium. Hélas, dans les années 70, il traverse une crise. Alors ils choisissent de ressortir les vieux blasons prestigieux: Alfetta, 33 et donc Giulietta.

La Giulietta Nuova fut produite de 1977 à 1985. Mais comme toutes les Alfa de cette époque, elle fut vite oubliée. D'autant plus qu'à la fin, elle devait cohabiter avec les Alfa 6, 90 et 75. Le constructeur songea même brièvement à en faire une petite-sœur low-cost de la 75, sa remplaçante.

Une vingtaine d'année plus tard, Alfa veut marquer la rupture avec les 155 et 164. D'où l'idée de revenir à des "noms". En 1998, la remplaçante de la 155 est ainsi baptisée Giulietta... Mais in extremis, le constructeur change d'avis et la renomme "156". Voilà pourquoi sur certains documents de l'époque, elle pose avec une vénérable Giulietta Sprint.

Quelles qu'étaient les raisons pour éviter d'utiliser "Giulietta" en 1998, elles ne semblent apparemment plus valable en 2010. Les puristes diront que si Alfa voulait respecter l'arbre généalogique, "Alfasud" aurait été plus adéquat. Mais après tout, à côté de "Mito", n'importe quel nom est meilleur!

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la Giulietta n'est pas une Fiat Bravo/Lancia Delta déguisée. Elle inaugure une nouvelle plateforme. A 4,35m, elle rend une vingtaine de centimètres à la Delta et est donc davantage une "C". Pour autant, c'est une vraie 5 places.

La ligne est dans l'esprit des rondeurs de la Mito. Impossible de les confondre: la Mito ne sera proposée qu'en 3 portes et la Giulietta, uniquement en 5 portes. Quant aux 159, Brera et autres GT, avec leur style plus carré, elles prennent un sérieux coup de vieux.

Le ligne se veut également très dynamique, voir sportive. Ainsi, le toit est prolongé par un aileron:

Et pour la "touche Alfa", la poignée de la porte arrière est dissimulée dans le montant:

La finition de la Lancia Delta est flatteuse de loin, mais de près, hélas... La bonne nouvelle, avec la Giulietta, c'est que la qualité perçue est bonne. L'intérieur est à la fois luxueux et sobre.

Sous le capot, 1,4l T-Jet 120ch, 1,4l MultiAir 170ch (censé ramener les diésélistes vers l'essence), 1,6l JTDm 105ch (qui représentera sans doute le gros des ventes), 2,0l JTDm 170ch et 1750 TBI 235ch. Toutes disposent du Stop&Start de série (sauf la 1750 TBI.)

3 versions sont disponible: Impulsive, Distinctive et Selective (voitures qui illustrent cet article.) La 1750 TBI dispose en exclusivité de la finition Quadrifoglio Verde, proche de la Selective. Les tarifs débutent à 21 500€, avec la 1,4l T-Jet 120ch Impulsive.

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