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par Gautier Bottet

Francfort 2015 : Audi A4

Voici donc la nouvelle Audi A4, en berline et en break dévoilés simultanément. Une nouvelle génération dont l'intérêt n'est certainement pas du côté du design, mais comme c'est de tradition chez Audi, dans la technique. Sans pour autant apporter de révolution dans le segment.

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Huit années de carrière pour l'A4 "B8", qui s'est vue dépasser ces dernières années par ses rivales Classe-C et Série 3 plus jeunes. Avec la "B9", Audi espère à nouveau prendre la tête du segment du côté des premium, et dévoile pour cela en même temps berline et break.

Côté style, cette A4 est sans surprise.. c'est une A4, modernisée, soignée dans les détails (signature lumineuses, phares matrix LED, capot autoclave... A 4m73 de long et 1m84 de large, elle est 25 mm plus longue, mais aussi 16 mm plus large. Sans pour autant changer de hauteur (1m43). Sans doute un moyen de la faire remarquer dans un segment dominé par le gris et le noir, Audi a choisi les teintes bleu électrique et jaune pour dévoiler la berline, bleu électrique et rouge pour le break Avant.

Ce style conservateur cache une aérodynamique record dans le segment : Cx de 0.23 pour la berline, 0.26 pour le break, (versions Ultra en jantes 16 pouces), avec par exemple un carénage quasi-intégrale du soubassement. Soit mieux qu'une Classe C à 0.24 et une 508 à 0.25. L'efficience est visiblement une des cibles de cette nouvelle A4, avec une masse annoncée en réduction de 120 kg pour la meilleure version, soit à partir de 1320 kg. L'aluminium est présent dans les chapelles avant, les trains et les traverses de pare-choc avant et arrière.

Le changement se remarquera de façon plus nette en montant à bord. L'A4 reprend en effet les concepts de style du Q7, avec la grande frise de ventilation face au passager, avec une planche visuellement très large. On retrouve l'instrumentation totalement numérique avec le grand écran 12,3 pouces en option, éventuellement complété par un affichage tête de belles dimensions, avec une surface projetée de 200 m m sur 80. Mais en série l'A4 se contentera de deux compteurs avec un écran de 5 ou 7 pouces. Idem au centre, où l'écran prend désormais place à la façon d'une tablette plantée au sommet de la façade, en versions 7 ou 8,3 pouces. Le système multimédia embarque les systèmes Android Auto et Apple CarPlay, et le contrôleur MMI, doté de 8 boutons de favoris, sera placé devant ou derrière la commande de boîte de vitesse, selon que l'on choisisse la boîte automatique ou manuelle.

Les décors font la part belle aux fins inserts de chrome, enrichis de l'éclairage d'ambiance avec 30 couleurs réglables. La masse de chrome sur le volant surprend d'autant plus. A l'arrière, les passagers profitent d'une troisième zone de climatisation (en option) et d'un peu plus d'espace grâce à l'allongement de la voiture, mais la proéminence de la console centrale rendra l’utilisation de la place centrale hypothétique.

Le coffre du break affiche tout juste plus du demi mètre cube : 505 litres, avec un hayon motorisé en série, complété par un cache bagage se relevant lui aussi électriquement et une banquette fractionnée en trois parties. L'ouverture automatique via un capteur sous le bouclier sera en option.

Du Q7, l'A4 hérite aussi de sa batterie d'aides à la conduite : alerte de risque de collision en ville avec détection de piétons jusqu'à 85 km/h, régulateur de vitesse adaptatif de 0 à 250 km/h avec assistant de conduite en bouchons (jusqu'à 65 km/h), vision 360°, stationnement semi-automatique, assistant de conduite prédictif, assistant d'intersection, alerte lors de la sortie du véhicule... Elle inaugure aussi l'Avoidance Assist, qui aide le conducteur à éviter un obstacle.

Cette nouvelle A4 repose sur la dernière évolution de la plateforme MLB, et adopte un tout nouveau train arrière, ainsi que quelques nouvelles mécaniques. L'entrée en matière essence se fait par le 1.4 TFSI 150 ch / 250 Nm. Il est suivi par un nouveau 2.0 TFSI, désormais doté d'une double injection (directe et indirecte) et d'un taux de compression relevé à 11.7. Il se décline ici en 190 ch ou 252 ch.

Pour le diesel, le 2.0 TDI s'ouvre en 150 ch / 320 Nm, suivi du 190 ch / 400 Nm. Au dessus Audi reste fidèle au V6 3.0 et ne récupère donc pas le BiTDI de Wolfsburg. Ce V6 est proposé avec 218 ou 272 ch. Essentiellement en Allemagne, le break sera également proposé en version G-Tron au gaz naturel compressé, avec le 2.0 TFSI de 170 ch.

Côté transmissions, tout les moteurs essence et les 2.0 TDI profitent d'une boîte manuelle à 6 rapports. Pour ces mêmes moteurs, la boîte double embrayage 7 rapports est proposée en option. Elle est en revanche imposée sur le V6 TDI 218 ch. Le V6 TDI 272 ch reçoit pour sa part une boîte automatique 8 rapports, et la transmission Quattro. Cette dernière, qui proposera en 2016 le différentiel sport, est aussi disponible sur le 2.0 TFSI 252 ch et le 2.0 TDI 190 ch.

Une version 2.0 TDI de 122 ch arrivera ultérieurement. En l'attendant, les versions les plus efficientes sont déjà intégrées à la gamme et baptisées Ultra. Diesel ou essence au choix, avec 150 ch et 95 g/km de CO2 pour la version diesel, et 190 ch et 109 g/km pour la version essence (99 et 114 g/km en break).

Audi A4 Avant

Source : Audi

Pour résumer

Voici donc la nouvelle Audi A4, en berline et en break dévoilés simultanément. Une nouvelle génération dont l'intérêt n'est certainement pas du côté du design, mais comme c'est de tradition chez Audi, dans la technique. Sans pour autant apporter de révolution dans le segment.

Gautier Bottet
Rédacteur
Gautier Bottet

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