par Joest Jonathan Ouaknine

Essai Saab 9-5 2,0T Aero: Business class (2/2)

Suite de l'essai de cette Saab 9-5 2,0T Aero. Après en avoir fait le tour, nous nous installons à bord.

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Suite de l'essai de cette Saab 9-5 2,0T Aero. Après en avoir fait le tour, nous nous installons à bord.

Evidement, compte tenu du gabarit, c'est une vraie 5 places, au coffre généreux (515dm3.)

L'impression générale, c'est que c'est sérieux, à tous les sens du terme. L'assemblage des matériaux est impeccable, la planche de bord est bien en plastique moussé, les portes se ferment avec un "clap" rassurant, mais c'est massif.

Ca n'empêche pas certaines intentions comme les inserts d'aluminium sur la planche de bord, le pédalier ajouré ou le nom du constructeur gravé dans le levier de vitesse.

Comme tout modèle de parc presse, cette 2,0 T Aero est largement "optionnée". Elle dispose du "pack pilote" (affichage tête haute, phares directionnels au xénon et à allumage automatique; 1 500€) et le "pack sécurité" (ouverture/condamnation des portes sans clé, radar de parking; 1500€.)

En revanche, le châssis sport, la sellerie cuir perforée, les sièges avant électriques, la hifi Harmann Kardon, la climatisation bi-zone ou le GPS avec écran couleur 8 pouces sont de série.

Autrefois, le logement de la clef de contact des Saab était à côté du levier de vitesse. Le simple fait de le chercher près du volant vous cataloguait comme "noob". Vu qu'il n'y a plus de clef, c'est le bouton de démarrage qui est près du levier de vitesse.

Comme un avion sans ailes

Plus que jamais, Saab surligne ses origines aéronautiques. Les nombreux boutons sur la console centrale, les compteurs à aiguilles ou l'affichage tête haute sans autant de clins d'œils.

Dire qu'il y a 10 ans, à Trollhättan, on disait: "Saab AB (le constructeur d'avions) appartient à BAe. Nous appartenons à GM. Nous n'avons donc plus aucun lien avec le monde de l'aviation."

L'affichage tête haute vous offre la vitesse, le régime moteur, le rapport engagé (si la boite est en mode "manuel") et les indications du GPS.

Notez que d'autres constructeurs (notamment BMW) le proposent déjà.

Petite touche sympathique: au démarrage, le tout premier logo du constructeur apparait.

Dans le "moins bien", comme souvent chez les constructeurs, il y a la tendance "Eau précieuse" de la console centrale: il y a des boutons partout!

L'ensemble GPS-hifi peut être piloté aussi bien par le curseur, par des boutons ou bien en appuyant directement sur l'écran. Quant à la climatisation, non seulement elle est compliquée, mais les commandes sont doublées (vu qu'elle est bi-zone.)

Cela fait autant d'occasions de quitter la route des yeux...

Saab in the city

Malgré ses 5 mètres de long, ce n'est pas un bateau. En ville, la direction très, très assistée, le bon rayon de braquage et le radar de proximité vous permettent de vous faufiler.

Les suspensions gomment sans problème les inégalités de la route.

En revanche, attention aux parking, car il n'est pas rare qu'un porte-à-faux ne dépasse dangereusement.

Les rétroviseurs sont rabattables électriquement, mais ce n'est pas automatique.

Saab 9-5 Turbal

Le 2,0l 220ch est un moteur turbo double entrée au fonctionnement un peu "old school". Ainsi, jusqu'à 2 000 tours/minute, le turbo reste endormi. Il se réveille un peu à 2 000 tours/minute. Puis, à 2 500 tours/minute, il entre franchement en action et vous avez droit à un coup de pied aux fesses!

Du reste, l'insonorisation est bluffante. A vitesse autoroutière stabilisée (donc sans turbo), le moteur est absolument inaudible. Autant dire qu'elle est taillée pour l'autoroute, où elle consomme raisonnablement 7,2l aux 100km.

Avec 1 835 kg en version XWD, la 9-5 n'est pas une sprinteuse. Il lui faut 8,8 secondes pour atteindre 100km/h.

Pas question non plus d'enfiler les courbes rapides avec son gros volant et une direction trop démultipliée. Quant aux sièges confortables mais larges (il fallait bien tenir compte des séants XXL des Américains), ils n'ont rien à voir avec un baquet. Tant pis pour les Erik Carlsson du dimanche.

Hélas, il y a cette boite de vitesse automatique à 6 rapports. Vous accélérez franchement et... Et... Et enfin, la boite descend un rapport pour que vous ayez davantage de reprise. Les palettes au volant sont davantage un gadget. D'autant plus qu'en fonctionnement normal, elles sont désactivées.

En conclusion

En terme de finition, d'équipement et de prestations, cette nouvelle 9-5 n'a rien à envier à ses rivales.

Son atout, c'est un design extérieur audacieux.

Son désavantage, c'est l'image moins prestigieuse du constructeur. Par ailleurs, elle a été conçue avec le marché Américain en point de mire. Pour l'Europe, il lui manque un "gros" diesel (à commencer par le TTiD 180ch de la 9-3.)

Le prix de cette 9-5 2,0T Aero XWD est de 54 740€. Un tarif de base assez élevé, mais la liste d'options est raisonnable et en full op', on reste sous la barre des 60 000€.

A lire également:

Essai Saab 9-5 2,0T Aero: Survivor (1/2)

Pour résumer

Suite de l'essai de cette Saab 9-5 2,0T Aero. Après en avoir fait le tour, nous nous installons à bord.

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