par Bernard Muller

Essai Renault Wind (3/3): Ride like the Wind

C’est Renault Sport qui s’est chargé de la mise au point de la Wind. Si la base a été reprise de la Clio 2 RS, de nombreux renfort ont été ajoutés à la structure, de manière à assurer une rigidité sans faille. Des barres stabilisatrices sont ainsi visibles dans le coffre, mais heureusement, ne viennent pas trop grever son volume.

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Seuls 2 finitions plus une série spéciale et 2 motorisations sont disponibles : Le 1,2l TCe de 100 ch, et le 1,6 16v de 133 ch. Si vous cherchez un diesel, il faudra regarder autre part, il n’est pas prévu sur le Wind. Mais qui sait, un jour peut-être…

A l’usage, la différence entre les deux motorisations n’est pas si flagrante, même si le 1,6l 16V offre bien sûr des meilleurs reprises et accélérations. Mais avec les deux moteurs, il faudra monter dans les tours, et l’on regrette l’absence d’une boite 6. Le 1,2l TCe s’en sort déjà bien, si l’on ne recherche pas à concurrencer les GTI. Un examen des caractéristiques techniques nous indique une différence d’à peu près 1 seconde au 0 à 100 entre les deux versions : 10,5s sur le 1,2l contre 9,2s pour le 1,6l. Par contre, la sonorité du 1,6l est bien plus agréable, avec un bruit bien grave. Ce faible écart de performances entre les 2 motorisations explique une différence de prix d’à peine 1000€, mais cette différence est trompeuse, car il faut encore rajouter le malus de 750€ sur le 1,6l.

Wild is the Wind :

Mais assez parlé technique. Le soleil brille, il fait chaud, bref, il est temps d’enduire son visage de crème solaire, de porter une bonne paire de lunette de soleil et surtout de ne pas oublier la casquette, et en route pour les petites routes sinueuses aux alentours de Cassis. Et c’est la que l’on apprécie vraiment la Wind. Encore une fois, Renault Sport a bien travaillé. La voiture est parfaitement rigide, les liaisons au sol permettent de rester scotché au sol, le train avant est incisif. Les suspensions sont un peu fermes, mais pour moi, c’est un avantage. La Wind est une voiture fun, et la conduite est en parfaite adéquation. S’il vous faut plus de confort, allez donc voir la Mégane CC.

Grace à son poids contenu et son faible empattement, la voiture est très agile et se place avec précision. Finalement, on voudrait encore plus de virages, car on ne se lasse pas d’enchainer les lacets au milieu des paysages magnifiques de la route des Crêtes …

Evidemment, comme il s’agit d’une traction, point d’arrière qui part en glissade, mais un comportement sous vireur à la limite.

Même si son territoire de prédilection est les petites départementales, la Wind reste confortable sur autoroute que ce soit capoté ou non, vous pouvez partir sans craintes pour les périples  plus lointains, surtout que le coffre vous permet d’emmener suffisamment d’affaires.

Conclusions :

Certes la Wind souffre d’une finition un peu légère, oui il n’y a que 2 places, quelques détails ergonomiques laissent dubitatifs, et oui, son look est particulier, mais une fois décapoté et sur routes sinueuses, vous oublierez bien vite ces désagréments. Le Wind est un petit roadster au tarif contenu qui sait se montrer généreux pour son conducteur et pratique pour les 2 occupants. Un plaisir raisonnable en quelques sortes, de quoi se laisser porter par le vent, et laisser un message à ceux qui vous cherchent : « Gone with the Wind »…

Lire également:

Essai Renault Wind (1/3): Wind of change

Essai Renault Wind (2/3): Living inside the Wind

Pour résumer

C’est Renault Sport qui s’est chargé de la mise au point de la Wind. Si la base a été reprise de la Clio 2 RS, de nombreux renfort ont été ajoutés à la structure, de manière à assurer une rigidité sans faille. Des barres stabilisatrices sont ainsi visibles dans le coffre, mais heureusement, ne viennent pas trop grever son volume.

Bernard Muller
Rédacteur
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