par Nicolas Morlet

Essai Audi A1 1.6 TDI : Vorsprung durch diesel.

Depuis son arrivée en concessions au mois d’octobre dernier, l’Audi A1 est un succès, (d'après la source officielle du moins) à tel point que les cadences de production ont déjà dû être revues à la hausse à l’usine de Forest, près de Bruxelles. Après l’essai des versions essence de la plus petite des Audi, nous l’avons prise en main dans sa version diesel. Quand élégance et raffinement riment avec économie.

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Depuis son arrivée en concessions au mois d’octobre dernier, l’Audi A1 est un succès, (d'après la source officielle du moins) à tel point que les cadences de production ont déjà dû être revues à la hausse à l’usine de Forest, près de Bruxelles. Après l’essai des versions essence de la plus petite des Audi, nous l’avons prise en main dans sa version diesel. Quand élégance et raffinement riment avec économie.

Car ce n’est pas parce qu’on veut rouler dans une voiture qui est avant tout un achat coup de cœur, que la raison ne doit pas entrer en ligne de compte. D’ailleurs, le succès des DS3 HDI, Fiat 500C Multijet et autres Mini Cooper D vient confirmer cette volonté dans le chef des acheteurs. Du coup, une marque «diéséliste» comme Audi ne pouvait certainement pas faire l’impasse sur une motorisation avalant du gasoil. Siroter serait d’ailleurs un terme plus approprié, puisque le 1.6 TDI de 105 chevaux contient sa consommation moyenne à 3,9l/100km.

Même si ce n’était pas la première fois que j’essayais le nouveau 1.6 TDI de Volkswagen, j’ai été plutôt surpris. Par le niveau sonore tout d’abord, car même si je soulignais déjà l’énorme progrès à ce niveau dans mon dernier essai de la Golf Variant, il m’a semblé encore plus particulièrement soigné dans le cas présent, que ce soit à bord de l’auto ou à côté. Un très bon point, qui permet à l’A1, doublée d’une excellente insonorisation de l’habitacle, de se montrer tout à fait digne de ses quatre anneaux. L’autre surprise vient de la souplesse du bloc, nettement moins creux désormais lorsqu’on descend sous les 1.800tr/min. Un très bon point, qui n’oblige plus à jouer constamment du levier de vitesses. Levier de vitesses dont on aurait préféré qu’il commande une boîte à six rapports au lieu de cinq, ce qui aurait permis une plus longue démultiplication sur le dernier rapport.

Bien sûr, les 105 chevaux font plus que simplement mouvoir l’auto, lui conférant un dynamisme certain qui s’accorde plutôt bien avec le comportement bluffant de la petite Audi. Les premières rigueurs de l’hiver ayant fait leur apparition durant cet essai, j’ai ainsi pu constater de la tenue de route exceptionnelle de l’auto sur route mouillée, verglacée ou enneigée, alors même qu’elle n’était pas (encore) montée de pneus hiver. Une grande efficacité qui, dans son assiduité, en oublie malheureusement le petit grain de folie qui rend une voiture amusante à conduire. Il est vrai que ce n’est sans doute pas ce que réclame la clientèle de cette A1…

Passons en vitesse sur l’habitacle, déjà détaillé en long et en large, pour remarquer la qualité de finition inégalée à ce niveau de gamme, même si par rapport à ses concurrentes toutes désignées que sont la Mini et la DS3, l’ambiance est moins «déjantée». Si l’espace aux jambes à l’arrière est plutôt correcte pour des adolescents, il ne faudra toutefois pas qu’ils aient décidé de grandir trop vite, la garde au toit étant vraiment limitée aux places arrière. Ils auront en plus le séant malmené par les suspensions très fermes du train arrière. Mieux vaut donc  considérer l’A1 comme une 2+2 avec places d’appoint que comme une vraie 4 places.

Au final, nous avons dépassé la consommation moyenne homologuée d’1,1l/100km exactement, puisque l’ordinateur de bord affichait 5l/100km. Une moyenne plutôt intéressante compte tenu des trajets effectués, qui rend l’A1 TDI économique à l’usage. A l’achat par contre, c’est une autre paire de manches puisque le tarif en finition d’entrée de gamme Attraction débute à 19.400 euros (18.950 en Belgique)…auxquels il faut ajouter les inévitables options avec, parmi les petites pingreries, la climatisation manuelle facturée plus de 1.000 euros, et les éléments de personnalisation pour égayer quelque peu l’habitacle. A titre d’exemple, notre voiture d’essai, dotée du système multimédia GPS, des sièges chauffants, du volant multifonctions, de l’ordinateur de bord et de la climatisation automatique coûtait plus de 28.000 euros !

Conclusion

La petite Audi A1 TDI est une vraie réussite, et mérite amplement son blason et ses lettres de noblesse. Dotée d’un comportement absolument sans faille et d’un moteur sobre et silencieux, il ne faut en revanche pas espérer faire le plein de sensations de conduite avec elle. Même si elle est classée parmi les citadines, elle pourra aussi vous emmener sans fatigue pour de longs périples (auto)routiers. Ça aussi, ça compte !

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Pour résumer

Depuis son arrivée en concessions au mois d’octobre dernier, l’Audi A1 est un succès, (d'après la source officielle du moins) à tel point que les cadences de production ont déjà dû être revues à la hausse à l’usine de Forest, près de Bruxelles. Après l’essai des versions essence de la plus petite des Audi, nous l’avons prise en main dans sa version diesel. Quand élégance et raffinement riment avec économie.

Nicolas Morlet
Rédacteur
Nicolas Morlet

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