par La rédaction

Dieselgate : rififi entre l'Italie, FCA et l'Allemagne, Bruxelles calme le jeu

Dieselgate : un nom désormais tombé dans le langage commun. Quasiment générique. Point de Volkswagen dans l'un des dossiers du moment mais du rififi entre Fiat, l'Italie et l'Allemagne. A Bruxelles on entend calmer le jeu.

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En mai dernier Alexander Dobrindt, le ministre allemand des transports, n'avait pas goûté l'attitude du groupe FCA refusant une convocation suite à plusieurs tests menés en Allemagne et une triche évoquée sur les émissions.

Son homologue italien Graziano Delrio  lui avait courtoisement, ou fermement, répondu. En clair, demande venant d'Allemagne ou pas, le linge sale se réglait en famille. En Italie et juste en Italie. Le groupe FCA était blanchi suite à des tests. Aucune triche. Aucun logiciel X, Y ou Z. Rien à signaler.

Alexander Dobrindt vient de porter l'affaire devant la commission européenne de Bruxelles l'invitant à demander des explications plus claires aux autorités italiennes. En filigrane on ne peut écarter une accusation déguisée de protectionnisme (donnée partagée en France suite aux accusations à l'encontre de la commission Royal dont le rapport aurait délibérément épargné Renault).

Alors que les premières tensions naissaient entre l'Allemagne et l'Italie, à Bruxelles on choisissait de ne pas s'emmêler. La donne a changé. Lucia Caudet, porte-parole de la commission européenne, a indiqué que la commission allait se poser comme médiatrice et non arbitre afin de faire retomber la pression. Comment ? Si aucune obligation ne contraint les autorités italiennes à transmettre les rapports aux autorités allemandes...

Les accusations allemandes reposant sur plusieurs batteries de tests menées par différents organismes n'ont pas changé depuis le début : un arrêt du dispositif de dépollution au bout de vingt deux minutes quand le temps nécessaire aux tests d'homologation dure vingt minutes (Jeep Renegade, Fiat Doblo et Fiat 500X en 2.0 l diesel) et catalyseur d'oxyde d’azote se désactivant suite à plusieurs cycles de nettoyage.

Intéressant sera désormais de voir comment à Bruxelles on pourra concrètement agir pour (essayer de) calmer le jeu.

Source : Autonews Europe.

Crédit illustration : le blog auto.

Pour résumer

Dieselgate : un nom désormais tombé dans le langage commun. Quasiment générique. Point de Volkswagen dans l'un des dossiers du moment mais du rififi entre Fiat, l'Italie et l'Allemagne. A Bruxelles on entend calmer le jeu.

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