par Elisabeth Studer

Carlos Tavares ouvre la porte à une alliance PSA / FCA à Genève

Si à Genève, il est important de voir, il est aussi intéressant d'écouter ! Et notamment les propos de Carlos Tavares concernant une possible alliance entre PSA - la société qu'il dirige - et FCA (Fiat Chrysler Automobiles).

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Si à Genève, il est important de voir, il est aussi intéressant d'écouter ! Et notamment les propos de Carlos Tavares concernant une possible alliance entre PSA - la société qu'il dirige - et FCA (Fiat Chrysler Automobiles).

PSA étudie des opportunités d'alliance

Laissant planer le doute tout en maintenant le suspens, Carlos Tavares a confirmé mardi lors du Salon Automobile de Genève que PSA étudierait d'éventuelles opportunités d'alliances ou fusions avec des concurrents. Mieux encore, il n'écarte pas le scénario d'un éventuel rachat de Fiat Chysler. De quoi faire couler beaucoup d'encre et faire parler  dans les allées genevoises …

"Tout est ouvert, si on gagne de l'argent, on peut rester maître de son avenir, on peut rêver de tout", a ainsi déclaré Carlos Tavares, interrogé dans le cadre du Salon Automobile de Genève, alors que la presse évoque de manière régulière la possibilité que PSA s'allie avec FCA.

S'exprimant lors d'une table ronde avec des journalistes, le dirigeant a toutefois précisé que PSA n'était "pas particulièrement" en recherche active de partenaire. Laissant tout de même la porte grande ouverte à d'éventuels candidats …

FCA ouvert lui aussi à des opportunités

Interrogé sur les propos tenus par Carlos Tavares, le patron de FCA, Michael Manley a rappelé pour sa part qu'il était ouvert à des opportunités.

"Nous avons un avenir solide en tant que groupe indépendant", a-t-il ainsi déclaré, ajoutant toutefois que dans le cas où "des opportunités pour un partenariat ou une fusion qui renforcent la position de FCA" se présenteraient, il les examinerait. "Cela a toujours été ma position et ça le reste", a-t-il affirmé.

Répondant aux questions de journalistes cherchant à savoir si FCA menait des discussions avec PSA allant dans ce sens, Michael Manley a éludé la réponse en indiquant que son groupe discutait en permanence avec de nombreux constructeurs sur divers sujets et que cela allait perdurer.

S'allier pour progresser hors Europe ?

Certes PSA a enregistré des bénéfices record en 2018 et des résultats financiers qualifiés d'"historiques", mais l'année 2019 s'annonce comme difficile. Si le rachat d’Opel a semble-t-il porté ses fruits, certains analystes jugent PSA encore fragile.

D'autant plus que le groupe réalise l'essentiel de ses ventes en Europe, marché qui pourrait rapidement se retourner, le Brexit n'arrangeant rien à l'affaire.

Dans un tel contexte, PSA embraye désormais sur la seconde étape de son plan stratégique Push to Pass. Un des objectifs de ce plan est d’accroître les ventes de ses marques sur des marchés bien précis. Objectif : une hausse de 50% hors Europe d’ici à 2021.

Or, FCA est très fortement présent aux Etats-Unis grâce à la marque Chrysler. Une opportunité pour le groupe français qui vient d'annoncer il y a peu vouloir reconquérir le marché nord-américain avec Peugeot ?

Avoir une entreprise capable de financer son avenir

"Il y a cinq ans on était en quasi faillite, on a dépassé ça. Ce qui importe pour nous c'est d'avoir une entreprise, quelle que soit sa taille, capable de financer son avenir. Vous avez vu qu'on a cette capacité", a tenu par ailleurs souligné Carlos Tavares, se basant sur les résultats financiers publiés récemment par l'entreprise.

"On va continuer à jouer la carte du rendement, faire plus avec moins. Après, on verra quelles opportunités se présenteront", a-t-il ajouté.

PSA considère également qu'il a pu démontrer via la reprise de Opel/Vauxhall qu'il était capable de redresser une entreprise rachetée. Le constructeur allemand, détenu jusqu'en 2017 par General Motors, affiche des bénéfices depuis 2018, chose qui n'avait plus été vue depuis une vingtaine d'années.

L'avis de Leblogauto.com

Si PSA a certes affiché de très bons résultats, son titre a néanmoins été quelque peu chahuté suite à leur publication.

Car le constructeur va devoir mettre les bouchées doubles en 2019 pour maintenir son niveau de vente actuel alors que le marché chinois montre des signes d’essoufflement, que le gel des activités en Iran impacte négativement les perspectives commerciales, tandis que les tensions commerciales entre UE et Etats-Unis sur fonds de menaces de taxes additionnelles n’arrangent rien à l’affaire. Sans parler des éventuelles conséquences d’un hard Brexit.

Si le groupe se fixe pour objectif "d’augmenter ses ventes de 50 % hors d’Europe d’ici à 2021", il va devoir rapidement trouver de nouveaux marchés. En s'alliant avec FCA ?

Sources : PSA, AFP

Pour résumer

Si à Genève, il est important de voir, il est aussi intéressant d'écouter ! Et notamment les propos de Carlos Tavares concernant une possible alliance entre PSA - la société qu'il dirige - et FCA (Fiat Chrysler Automobiles).

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