par Joest Jonathan Ouaknine

Brilliance n'est pas à vendre!

Le 14 janvier dernier, le conseil d'état Chinois a décidé de prendre un certain nombres de mesures pour aider le secteur automobile. Pour soutenir la croissance, Pékin souhaite consolider le secteur. Parmi la centaine de constructeurs, 15 ont été considérés comme "clef", dont Brilliance.

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Le 14 janvier dernier, le conseil d'état Chinois a décidé de prendre un certain nombres de mesures pour aider le secteur automobile. Pour soutenir la croissance, Pékin souhaite consolider le secteur. Parmi la centaine de constructeurs, 15 ont été considérés comme "clef", dont Brilliance.

Avec ses voitures premium, Brilliance fait la fierté de la Chine. D'autant plus qu'il est le seul à avoir réellement un pied en Europe et à pouvoir aborder les Etats-Unis à moyen-terme.

En plus, c'est le premier employeur du Laoning (une province frontalière de la Corée du Nord et surnommée "troisième Corée" à cause de sa forte minorité Coréenne.)

Reste qu'en 2008, Brilliance n'a produit que 285 000 véhicules (majoritairement des minivans Jinbei.) Pour 2010, il compte porter sa production à 150 000 berlines. Ce qui en fait un poids-moyen de l'automobile Chinoise.

Par ailleurs, le programme de lancements est réduit (BS2 Crossover, BS4 reliftée et BS6 hybride.)

Enfin, malgré une augmentation de capitale par émission d'actions de l'actionnaire publique (qui détient désormais 55,38% des parts) le 4 décembre, Brilliance reste sous-capitalisé.

La rumeur parlait d'un rachat par FAW. Mais le plan du constructeur étatique incluait le sabordage de Xiali/Weizhi, dont la production serait transférée chez Brilliance.

Mais les autorités de Tianjin (où est basé Xiali/Weizhi) ont fait pression pour ne pas perdre un précieux bassin d'emplois. En ces temps de crise, le Parti craint des "troubles sociaux" (un euphémisme pour désigner une révolution) qui partiraient de chômeurs en colère. Il est facile de mâter discrètement une révolte au fin des campagnes. Par contre, dans une grande ville (comme Tianjin), les gens ont plus facilement accès à internet, où il peuvent diffuser leurs revendications, leurs images et propager le mouvement. La requête de Tianjin fut donc bien reçue par Pékin, qui contrecarra le plan de FAW.

Ce que l'on savait moins, c'est que Guanghzhou Automobile Groupe (GAG, qui possède des joint-ventures avec Honda et Toyota) lorgnait également sur Brilliance. GAG cherche désespérément un constructeur déjà existant afin d'acquérir le savoir-faire pour lancer sa propre marque.

Néanmoins, la holding publique de Lioning tient farouchement à l'indépendance de Brilliance et le mouvement capota.

Par ailleurs, Pékin pousse à un rapprochement de BAIC/BAW avec SouEast et à un rachat de Chanfeng par GAG.

En plus, dans une politique de création d'emplois, les 3 projets Chinois de Fiat (production d'Alfa 156 avec Chery, de Fiat Palio chez GAG et de Sedici chez ChangAn-Suzuki) ont reçu un feu vert.

En revanche, Pékin se désintéresse totalement du sort de ChangHe et Hafei.

Source:

Auto.sina

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Pour résumer

Le 14 janvier dernier, le conseil d'état Chinois a décidé de prendre un certain nombres de mesures pour aider le secteur automobile. Pour soutenir la croissance, Pékin souhaite consolider le secteur. Parmi la centaine de constructeurs, 15 ont été considérés comme "clef", dont Brilliance.

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