par Elisabeth Studer

Avtovaz cherche des alternatives aux sanctions

Le constructeur automobile russe Avtovaz, contrôlé par le groupe automobile français Renault, cherche à garantir des approvisionnements alternatifs en puces électroniques au cas où les sanctions américaines freineraient les exportations à destination de Moscou.

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De nouvelles sanctions occidentales à prévoir contre la Russie

Avant même que l’armée russe n’envahisse l’Ukraine, les gouvernements occidentaux tentaient de freiner le comportement belliqueux de Vladimir Poutine après la reconnaissance par ce dernier de deux régions séparatistes dans l'est de l'Ukraine. La Maison Blanche demandant à son industrie de puces électroniques d'être prête à de nouvelles restrictions sur les exportations vers la Russie.

Si Washington étendait la portée des restrictions, calquant ainsi ces nouvelles mesures à sa décision antérieure prise à l’encontre du géant chinois des télécommunications Huawei, les Etats-Unis pourrait stopper les exportations de puces, d'ordinateurs, d'électronique grand public, d'équipements de télécommunications et d'autres articles fabriqués partout dans le monde du moment qu’ils utilisent la technologie américaine.

Des mesures similaires ont été déployées pendant la guerre froide, lorsque les États-Unis et d'autres pays occidentaux ont maintenu de sévères sanctions technologiques contre l'Union soviétique, freinant sa croissance.

Avtovaz : recherche d’alternatives pour faire face à d’éventuelles sanctions

"Bien sûr, nous étudions également les possibilités de trouver des alternatives en cas de sanctions", a déclaré Nicolas Maure, Directeur Général d'Avtovaz aux journalistes.

Sans toutefois préciser comment Avtovaz, propriétaire de la marque Lada, sécurise les puces nécessaires pour ses usines de production automobile russes. Et ce, alors que la Russie n'a pas sa propre production de puces et dépend des approvisionnements étrangers, y compris de la Chine.

Une personne tenant une place importante au sein de l'industrie automobile russe s'est dite préoccupée par la manière dont les délais de livraison des puces et les nouvelles précommandes pourraient être affectés.

Renault suit attentivement la crise en Ukraine

Renault, qui détient Avtovaz via une joint-venture à 69%-32% avec Rostec, suit attentivement la crise sécuritaire en Ukraine, a déclaré le porte-parole du constructeur automobile français Rie Yamanes, ajoutant qu'il était "prématuré" d'estimer les éventuelles sanctions.

Avtovaz vend plus de 90% de sa production localement, a déclaré Yamane, le reste étant principalement expédié vers les pays de la Communauté des États indépendants (CEI), dont la Moldavie, la Géorgie et le Kazakhstan. Elle s'approvisionne pour environ 80 % de ses composants en Russie.

La semaine dernière, Avtovaz a annoncé que ses ventes en 2021 avaient augmenté de 10,4 % pour atteindre 2,85 milliards d'euros (3,23 milliards de dollars).

Sources : Avtovaz, Reuters

Pour résumer

Le constructeur automobile russe Avtovaz, contrôlé par le groupe automobile français Renault, cherche à garantir des approvisionnements alternatifs en puces électroniques au cas où les sanctions américaines freineraient les exportations à destination de Moscou.

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