par Elisabeth Studer

Afrique du Sud : l'industrie automobile de nouveau en grève

Une nouvelle vague de conflits sociaux touche actuellement le secteur automobile en Afrique du Sud, alors que ce dernier avait d'ores et déjà été secoué par des mouvements ces derniers mois. Rassemblés sous le drapeau de la South African Transport and Allied Workers Union (SATAWU), plus de 3000 salariés ont ainsi entamé une grève jeudi en vue de demander des augmentations de salaire de 12 % sur une période de deux ans.  SATAWU a justifié son action en estimant que les dirigeants avaient rejeté la demande des ouvriers, en ne proposant qu'une augmentation de 10 % pour l'année prochaine et de 8 % pour 2015.

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Une nouvelle vague de conflits sociaux touche actuellement le secteur automobile en Afrique du Sud, alors que ce dernier avait d'ores et déjà été secoué par des mouvements ces derniers mois. Rassemblés sous le drapeau de la South African Transport and Allied Workers Union (SATAWU), plus de 3000 salariés ont ainsi entamé une grève jeudi en vue de demander des augmentations de salaire de 12 % sur une période de deux ans.  SATAWU a justifié son action en estimant que les dirigeants avaient rejeté la demande des ouvriers, en ne proposant qu'une augmentation de 10 % pour l'année prochaine et de 8 % pour 2015.

Les activités de distribution de véhicules des constructeurs automobiles tels que BMW, Volkswagen, Nissan et Mercedes ont été affectées par la grève, les arrêts de travail perturbant l'acheminement vers les ports. Les importations de véhicules sur le marché local étant parallèlement impactées. Rappelons qu'en août et septembre, l'industrie automobile sud-africaine a été durement touchée par des grèves. Selon l'Association nationale des constructeurs automobiles d'Afrique du Sud, les actions ont engendré une perte de revenus d' environ 20 milliards de rands (près de 2 milliards de dollars américains) pour les groupes industriels concernés.

Au niveau de Mercedes-Benz, le manque à produire se serait établi à 13 000 voitures, et aurait nécessité six à sept semaines pour être rattrapé. S'agissant de BMW, début octobre, le constructeur allemand avait annoncé pour sa part l’arrêt de son plan d’expansion en Afrique du Sud, décision prise en raison des mouvements sociaux survenus précédemment.  "Malheureusement, en raison de l'instabilité du marché du travail, nous avons perdu toute chance de pouvoir nous proposer" pour accueillir la production d'un futur nouveau modèle avait ainsi déclaré Guy Kilfoil, le porte-parole de BMW en Afrique du Sud. Ajoutant que "la grève en cours affect(ait) la réputation de l'Afrique du Sud comme partenaire fiable à l'exportation".  Rappelons à cet égard que l’industrie automobile contribue à environ 6% du PIB de l’Afrique du Sud, représentant 12% des exportations, 60% de la production étant destinée à l’étranger.

La déclaration de BMW intervenait deux jours après une mise en garde du FMI (Fonds Monétaire International), ce dernier estimant que la puissance des syndicats créait des risques pour l'économie sud-africaine. Et ce, d'autant plus, que les partenaires sociaux réclament des hausses de salaires nettement supérieures à l'inflation.

Sources : Xinhua, AFP

Crédit photo : Mercedes

Pour résumer

Une nouvelle vague de conflits sociaux touche actuellement le secteur automobile en Afrique du Sud, alors que ce dernier avait d'ores et déjà été secoué par des mouvements ces derniers mois. Rassemblés sous le drapeau de la South African Transport and Allied Workers Union (SATAWU), plus de 3000 salariés ont ainsi entamé une grève jeudi en vue de demander des augmentations de salaire de 12 % sur une période de deux ans.  SATAWU a justifié son action en estimant que les dirigeants avaient rejeté la demande des ouvriers, en ne proposant qu'une augmentation de 10 % pour l'année prochaine et de 8 % pour 2015.

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