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Volkswagen : Diess tente de désamorcer le conflit

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Le DG de Volkswagen, Herbert Diess, a annulé un déplacement aux Etats-Unis qui lui aurait permis de rencontrer des investisseurs pour participer à une réunion du personnel le 4 novembre prochain. Une information transmise mercredi par un porte-parole.

L’affaire est sérieuse, voire très sérieuse … alors que les relations avec syndicats et salariés sont pour le moins houleuses, ces derniers s’inquiétant des propos de Diess laissant entendre que 30 000 emplois pourraient être supprimés.

Diess accusé de ne pas s’intéresser aux préoccupations des salariés

Le chef du comité d’entreprise de Volkswagen avait auparavant directement visé Herbert Diess, l’accusant de ne pas s’intéresser aux préoccupations des salariés et ravivant un conflit de longue date entre les deux parties.

Diess s’engage à assister à la réunion du personnel

Deux personnes proches du dossier ont indiqué que Diess s’était engagé à assister à la réunion du personnel, la première depuis environ deux ans, qui se triendra devant le conseil de surveillance du groupe lors d’une réunion mercredi.

30 000 emplois pourraient être perdus chez Volkswagen

Les émotions sont vives chez le plus grand constructeur automobile d’Europe depuis que Diess a déclaré lors d’une réunion du conseil de surveillance le mois dernier que l’entreprise pourrait perdre 30 000 emplois si elle passait trop lentement aux véhicules électriques.

Ce jeudi, le dirigeant a déclaré qu’il était convaincu que Volkswagen pourrait suivre le rythme de Tesla, ajoutant que cela nécessiterait de nouvelles diminutions de coûts, y compris des réductions d’effectifs sur son site de Wolfsburg.

Diess accusé de préférer les investisseurs et politiciens US à son personnel

Diess, qui exhorte Volkswagen – en n’y mettant pas forcément les gants – à rattraper et dépasser Tesla – avait préalablement indiqué qu’il ne participerait pas à la réunion prévue et rencontrerait plutôt des investisseurs et des politiciens américains.

« Herbert Diess préfère les investisseurs de Wall Street à la main-d’œuvre de l’entreprise – ce comportement est sans précédent dans l’histoire de notre groupe et montre une fois de plus que même en temps de crise, le directeur général du groupe n’a aucune empathie ni aucun sens pour la situation de la main-d’œuvre », avait déclaré Daniela Cavallo. Cette dernière ajoutant que le dirigeant ne « s’intéresse tout simplement pas aux préoccupations de la main-d’œuvre. »

Les propos de Daniela Cavallo – devenue cette année à la tête du comité d’entreprise de Volkswagen et remplaçant Bernd Osterloh, un farouche opposant à Diess – marquaient alors un nouveau point bas dans une relation qui a été pendant des années semée de conflits.

Le voyage de Diess aux US impossible à reprogrammer … dans un premier temps

Un porte-parole de VW avait tout d’abord déclaré que le voyage de Diess aux États-Unis était prévu depuis un certain temps et ne pouvait pas être reprogrammé à court terme. Le dirigeant avait invité le personnel de l’usine Volkswagen de Wolfsburg à une séance de questions-réponses le 28 octobre, le jour des résultats du troisième trimestre.

L’événement a toutefois été annulé, Diess participant à la réunion la semaine prochaine.

Herbert Diess redoute les impacts de la concurrence de Tesla

Selon un rapport publié par le journal économique Handelsblatt, le PDG de Volkswagen, Herbert Diess, a déclaré au conseil d’administration de l’entreprise que des dizaines de milliers d’emplois étaient en jeu si Volkswagen ne parvenait pas à accélérer sa transition vers les voitures électriques.

Le patron de Volkswagen aurait déclaré qu’une vive concurrence sur le marché des voitures électriques, en particulier de la part de Tesla, qui prévoit de produire jusqu’à un demi-million de véhicules par an dans sa nouvelle gigantesque usine près de Berlin, imposerait des décisions difficiles.

Notre avis, par leblogauto.com

Diess tente de calmer le jeu alors que syndicats, salariés et élus sont vent debout. Dans un récent entretien accordé au journal Die Welt, Stephan Weil ( SPD ), le Premier ministre de la Basse-Saxe, pays d’origine de Volkswagen, a déclaré qu’il ne tolérerait pas une réduction à grande échelle des effectifs du plus grand constructeur automobile allemand.

« Une telle approche ne serait pas possible en Basse-Saxe », a déclaré Weil au journal en réponse aux informations des médias selon lesquelles Volkswagen envisage de supprimer jusqu’à 30 000 emplois en raison de la restructuration requise par la transition vers les véhicules électriques.

Sources : Reuters, Die Welt, Handelsblatt

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7 Commentaires sur "Volkswagen : Diess tente de désamorcer le conflit"

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zeboss
Invité

Quand le modèle allemand est poussé dans ses limites, on en voit vite les lignes de rupture.
Le manque de souplesse du Panzer est évident. La puissance commerciale et d’image du groupe a fait des ravages, son jeu de dupe en 2008 et 2011 (les prêts à 0% pour tuer la concurrence par exemple), a masqué une fragilité (toute relative – ndlr) de structure. On sait pousser la machine en avant, mais l’agilité n’est pas son fort, tient au fait qui parlait d’agilité ???

darkargos
Invité

Ah Zeboss, heureusement que Diess ne fait pas du Tavares, sinon les 30 000 salariés auraient déjà été délocalisés au Maghreb ou en Inde. Et les ID3 / ID4 / Seat Born, Skoda Enyaq ne seraient arrivés qu’en 2024. Et si Diess faisait du Tavares en Chine le groupe vendrait moins de 100 000 voitures par an au lieu de 4 millions….

zeboss
Invité

ha dkg, parce que Diess ne va pas être obligé de faire du Tavares ?
Ha non va pas le faire en Allemagne mais on parie quoi ?
qu’avec un besoin de 30% de MO en moins sur le tout VE, il va faire +30% de vente en plus pour occuper tout le monde ?
DKG à force de tout mélanger et d’amalgamer rancœur et contre sens l’analyse n’a plus aucune pertinence…

zeboss
Invité
et petit oubli au passage : si la Tchéquie ou la Pologne ce n’est pas le Maghreb, VW a été bien plus rapide pour délocaliser sa production en dehors des frontières existantes de la RFA (dès 1990) et ceci sans compter sur un phénomène inconnu chez nous en France : l’import de travailleurs étrangers à bas couts, en toute légalité, en partie chez pas mal de sous traitants à 5€ de l’heure par exemple…. l’ex-RDA a été un vivier de MO pas chère et est aujourd’hui le nid du low cost germanique avec les travailleurs Polonais, Roumains et Ukrainiens… Donc… Lire la suite >>
zeboss
Invité
Haa si Diess était Tavares on aurait la ID3 en 2024, ben oui ou non, Qui au fait à semer un souk sans nom avec sa gigantesque tricherie déjà sur les diésels ? Qui va s’apercevoir dans 10 ans que l’électrification du parc auto ne fait pas baisser le taux de Co² de l’atmosphère ? Bon ok, les particules en ville et le Nox seront plus faibles, enfin dans celles qui auront une ZFE stricte et les vents dominants des usines ou aéroports dans le dos et formellement interdit l’usage des diésels, essence type 3 et supérieur (pour la France,… Lire la suite >>
Frédéric LANGLOIS
Invité

Et pourtant, ce n’était qu’un Panzer, pas Le Maus !

Fred21
Invité

Quand on jette un oeuil sur Hyundai Ioniq 5 et Kia EV6 + la gamme déjà existante des HK en électrique, il n’y aura pas que Tesla à s’occuper. Suffit également de constater le niveau de ventes en thermique du Tucson et de son clone Kia, ça donne une idée. Remarque valable également pour les autres constructeurs Européens.

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