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On a lu : La Renault Clio et Renault Scénic de mon père

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Renault

La Renault Clio 1, sortie il y a plus de trente ans, et la Mégane Scénic, sortie il y a tout juste 25 ans, ont enfin droit à leur ouvrage dans la série des voitures populaires  » de mon père ».

Vous vous rappelez le slogan publicitaire de Renault, des « voitures à vivre » ? Les Renault Clio et Scenic première génération entraient parfaitement dans cette catégorie. Leur point commun ? Avoir profondément renouvelé les standards de leur catégorie.

La muse de Renault

La Renault Clio de 1990 inaugure l’un des plus gros best-sellers européens depuis 30 ans. A l’époque, elle remplace une Super 5 qui n’avait pas vraiment marqué sa différence par rapport à la R5. Baptisée du nom d’une muse, la Clio bouscule les standards de la citadine et permet aussi à Renault de proposer une qualité de fabrication inédite. Servi par 5 moteurs différents, trois niveaux de finition et des équipements inédits pour une citadine, c’est un carton à partir de 1991. Elle reprend le châssis de la Super 5 qui est un dérivé des Renault 9 et Renault 11. Les boîtes de vitesses JBx et les « moteurs F » proviennent des Renault 9 et Renault 11, et le moteur « Energy » provient des Renault 19. Elle connaît deux évolutions intermédiaires, en 1994 (Clio I Phase 2) puis 1996 (Clio I Phase 3).

Les séries spéciales s’enchaînent, la Clio s’aventure dans le premium avec la Baccara, sème la terreur en rallye avec la 16S puis la Maxi Kit-Car, et enfin elle perpétue l’esprit GTi avec la fameuse Williams de 1993, qui célèbre les titres mondiaux de F1 du losange et qui est devenue une icone. Elle avait « tout d’une grande », comme disait la fameuse publicité.

Le monospace compact entre en Scèn…ic

Même si elle n’invente pas réellement le monospace compact, la Mégane Scenic est la première du genre à connaître un grand succès. Nettement plus petit que son grand frère, le Renault Espace, la première génération est dévoilée en 1991 sous la forme d’un concept-car puis officiellement en 1995. Reposant sur la plate-forme technique de la Mégane berline apparue un an auparavant, elle en reprend également le style. Le succès est immédiat et dépasse les prévisions du constructeur, qui est obligé d’augmenter sa capacité de production. Le Mégane Scénic permet à Renault de se sortir d’une période de crise financière et de préparer sereinement la fusion avec Nissan. Nommé Voiture européenne de l’année 1997, le Mégane Scénic I sera vendu à près de 2,8 millions d’exemplaires.

Comme souvent, les livres de la collection « de mon père » retracent avec grand intérêt la genèse de ces modèles. C’est l’occasion, grâce à une abondante iconographie, de découvrir les dessins, les croquis, les maquettes qui ont germé dans les bureaux d’études des années durant avant que les lignes ne soient finalisées. On apprend ainsi que le design de la Clio tel qu’on le connaît fut un moment en concurrence avec une proposition de Giugiaro, qui la recyclera plus tard avec la Fiat Punto.

Ces petits ouvrages denses se montrent très complets, avec les publicités d’époque, l’évolution complète des millésimes et des séries spéciales, les réactions dans la presse, les versions spéciales et insolites sans oublier, pour la Clio, son palmarès sportif.

« La Renault Clio de mon père » de Yann Le Lay et Frédéric Hermann, ainsi que « La Mégane Scénic de mon père » de Jean-Luc Armagnacq, préfacé par l’ancien patron du design de Renault Patrick Le Quément, sont proposés par ETAI au prix de 29.9. euros chacun.

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17 Commentaires sur "On a lu : La Renault Clio et Renault Scénic de mon père"

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lym
Invité

La Clito fut un immense succès mérité qui posa un standard de citadines aptes à… sortir de la ville: Avant elle, une petite voiture passait pour un modèle jetable vieillissant à vue d’oeuil. Relativement rigoureuse à la conduite dès les versions bas de gamme. Un peu ce que sera la 306 un peu plus tard dans les compactes.
Le Scenic, franchement, mon père avait meilleur goût!

panama
Invité

Renault avait massivement investi dans la qualité de fabrication – il était temps.
Clio comme Scenic furent des voitures confortables mais pas franchement sexy (c’est le moins qu’on puisse dire) : tout mou, tout gris et avec un gros recul de fiabilité mécanique pour les moteurs diesel en particulier, le début de la fin de réputation d’indestructibilité des moteurs Renault.

greg
Invité

La Clio et la Megane Scenic sont trop recentes a mon gout pour eveiller mon interet et faire une petite larme nostalgique.
Bientot « La Peugeot 308 de mon pere »?

Thibaut Emme
Admin

31 ans la clio. Ca commence à faire une paille non ? On va même pouvoir en passer en collection 😀
Elle a cohabité avec la 2CV…

greg
Invité

Super, et la Peugeot 307 avec la Coccinelle d’ origine. Y a pas un argument plus moisi?

Thibaut Emme
Admin
Moisi en quoi ? Etayez…vous en êtes capable 😉 Véhicule de 30 ans…on fait bien des bouquins sur « la 2CV de mon père »…qui finalement a terminé en même temps que la Clio commençait. Donc cette 2CV pourrait être légitime mais pas une Clio car trop récente ? Pour quelqu’un qui avait par exemple 10 ans en 1990, qui a donc 41 ans, cette Clio c’est son enfance, la bagnole de son père…qu’il a peut-être perdu depuis. A partir de quel âge la Clio pourra ne plus être « trop récente » selon vous ? 50 ans ? Ca sera donc « la Clio… Lire la suite >>
SGL
Invité

Cela évolue suivant les époques, ma 309 GTi était ringard pendant 15 ans environ jusqu’au jour ou un type la vue avec les larmes aux yeux en la voyant… Quelques années plus tard… J’ai une proposition d’achat par jour quand je la sors.

Alors une 307 dans 20 ans ????

… Mais c’est quand même souvent des versions « spéciales »

AXSPORT
Invité

J’attends le THP de mon père !!!
🤣🤣🤣🤣

Allegra
Invité

Pas la meilleure des citadines de l’époque – ni la moins chère d’ailleurs – mais certainement la plus homogène. C’était l’archétype de la bagnole adaptée à tous les usages et à tous les conducteurs, tout en étant relativement fiable pour les versions essence. Je me rappelle que l’équipement pouvait être fourni, à condition d’y mettre franchement le prix…

Thibaut Emme
Admin

Il y a qq temps un garage m’a refilé en « courtoisie » une Clio NRJ….rouge passé.
Petit coup de nostalgie…pas de DA, vitres à manivelles, un pauvre airbag conducteur….et pas grand chose d’autre 😀

Allegra
Invité

Y avait déjà un airbag, c’est déjà ça 😉 à la maison, on devait avoir une version un peu bancale dans le genre, fermeture centralisée, vitres électriques, climatisation (un luxe ! ) mais pas de D.A.

CDA
Invité

« Pas la meilleure des citadines de l’époque – ni la moins chère d’ailleurs – mais certainement la plus homogène. C’était l’archétype de la bagnole adaptée à tous les usages et à tous les conducteurs »

Du coup c’était quand même un peu la meilleure ? 😀

SGL
Invité

La Clio williams était avec la 309 Gti 16S à l’époque un must.

AXSPORT
Invité

Oui en France

SGL
Invité

Les GTi de Peugeot s’exportaient bien à l’époque… Même en Allemagne.
Si je ne me trompe pas, c’est même à cette époque que Peugeot faisait son meilleur chiffre en Allemagne !?
… Je me souviens d’un article de presse.
Les Renault Sport étaient appréciés également en Angleterre… Avec même une bonne réputation… Même sur les Top Gear de l’époque.

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