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On a lu : la Renault 6 de mon père

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Renault

La Renault 6 n’a pas forcément marqué les mémoires, coincée chronologiquement entre les mythiques 4L et R5. Mais cela ne l’a pas empêchée de rencontrer un vrai succès commercial. Elle a désormais droit à son ouvrage dans la collection  » de mon père ».

Une question de gamme

La Renault 6, apparue en 1968, vient combler un manque dans la gamme de Renault entre une 4L trop petite et rustique pour les uns, et une R16 trop grande et chère pour les autres. ll faut aussi réagit à la concurrence, comme Citroën, qui a su sortir des modèles plus cossus et polyvalents que la 2CV avec les Dyane et AMi 6. La R6 joue le mélange des genres, puisqu’elle reprend une bonne partie de la base mécanique de la 4L, y compris au début des petits moteurs comme le Billancourt de 845cc, tout en imitant le style plus statutaire de la R16.

Sans grande personnalité, plutôt passe-partout, la R6 va surtout remporter l’adhesion du public en raison de sa praticité (merci au hayon, encore rare à l’époque) de son habitabilité et de sa qualité de fabrication. À partir d’ (modèle 1971), la version originelle est supplantée par la nouvelle R6 TL qui reçoit enfin un moteur 6 CV, le fameux moteur Cléon-Fonte de 1108 cc. Elle reçoit aussi des freins à disques à l’avant. L’auto est plus à l’aise sur la route avec une vitesse maximale qui passe de 120 km/h à 135 km/h.

Longue carrière à l’étranger

1974, c’est l’année du restylage pour la Renault 6. Si le look global demeure très fade, l’avant subit une réelle modification avec une calandre désormais rectangulaire en plastique noir qui fleure bon les années 70 et son cubisme ambiant. Mais elle y perd presque la petite personnalité que lui donnait sa calandre d’origine. Les phares ronds à enjoliveurs rectangulaires deviennent juste rectangulaires. Les pare-chocs avant intègrent les clignotants. Rien de fou, fou, n’est-ce pas, mais la carrière se poursuit avec, chaque année, une petite touche en plus, comme les ceintures de sécurité arrière qui arrivent en 1979. Si sa production s’arrête en France en 1980, elle continue sa carrière en Argentine et en Colombie jusqu’en 1984, en Espagne jusqu’en 1986, pour un total de 1,74 million d’exemplaires produits. Pas mal !

Comme toujours, la série « de mon père » propose un récit condensé et exhaustif sur le modèle abordé. Bernard Vermeylen, dont la passion automobile nait d’une rencontre avec une magazine arborant en couverture la R6, débute l’ouvrage par un chapitre consacré à la tradition de la voiture populaire chez le losange, avant de passer en revue la génèse de la R6, sa conception, son évolution à travers les millésimes, l’accueil presse, les versions spéciales (dont la Rodéo, prête à défier la Rancho !) et la carrière internationale. Les annexes donnent toutes les informations techniques nécessaires, les n° de châssis, les teintes et selleries, les chiffres de production ou l’intégralité des évolutions liées aux millésimes. De quoi trouver une perle rare en véhicule ancien, la R6 s’est faite très rare sur les routes mais ne cote pas haut, victime (ou pas) de son image très discrète.

Fiche technique

  • Éditeur ‏ : ‎ ETA
  • Relié ‏ : ‎ 120 pages
  • Dimensions ‏ : ‎ 25 x 2 x 22 cm
  • Prix : 29,90 euros

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9 Commentaires sur "On a lu : la Renault 6 de mon père"

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Docteur_Oliv
Invité

Bonjour,
J’en ai eu une en « Voiture de Fonction » !! ça changeait bien de la 4L d’étudiant.
En voyant la Couv, je note que la couleur Bordeaux lui convient bien et fait nettement voir les Gimmicks de la R16 comme le haut des portières creusées ainsi que les poignées de porte, et bien d’autres

SGL
Invité

« la Renault 6 de mon père » pour moi, c’était celle de mon grand-père.
C’était apparemment presque une auto standard dans les années 70.
Maintenant, une Sandero fait mille fois mieux sur tous les critères. (sauf pour rentrer dans les parkings étroits)
Je regarde les chiffres de l’époque… Pour mille habitants, il avait 270 voitures… Aujourd’hui plus de 600 !!! 😉

panama
Invité

Un de mes oncles en avait une, blanche et première série. Pour moi c’était juste une 4L recarrossée.
Il y avait plus de place et un intérieur moins tarabiscoté que celui d’une 4L mais à côté de la 304 de mon père c’était antédiluvien !

Fred21
Invité

L’époque des voitures qui rouillaient facilement, peut être pas toutes mais la R6 comme la 1100 en faisaient partie.

lym
Invité

Quand on n’avait pas le budget pour une R16… on lui retirait un 10 mais on gardait le hayon, révolution à succès initiée par l’aînée.
Mes parents en ont eu une, entre la 4L et la R18! Comme dit par ailleurs, à l’époque, on gardait les voitures moins longtemps: La corrosion passé 5 ans commençait à faire de sérieux dégâts. Pas étonnant qu’on ne voit plus guère de modèles de l’époque: Dès la sortie de la concession, il fallait aller faire blaxonner les sous bassements pour prolonger de quelques années le terme!

SGL
Invité

Un de mes oncles à l’époque, c’était livré une Fiat neuve à Dieppe… 124 ? avec des points de rouille !!!
Avant de s’acheter une R16 par la suite.

Fred21
Invité

Plus tard, tu as eu des 1307 avec des ailes qui perçaient en 2 ans. Je crois que l’idée était de consommer de la voiture tous les 5 ans. Ça a pas mal ruiné la réputation de certaines marques et des années pour s’en défaire.

Fred21
Invité

C’est vrai, dans les régions où on salait, beaucoup se faisaient faire blaxonner le châssis.

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