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« Bebel », l’as des voitures du cinéma français

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Le monstre sacré du cinéma Jean-Paul Belmondo, grand amateur de belles voitures, nous a quittés aujourd’hui, à l’âge de 88 ans. Les bolides et les cascades sur quatre roues ont accompagné une grande partie de sa filmographie, pour le plus grand bonheur des cinéphiles et des amoureux de mécanique que nous sommes.

Jean-Paul Belmondo était un grand passionné de mécanique et a possédé dans son garage des merveilles telles qu’une Aston Martin DB5 « James Bond », des Ferrari 250 GT Cabriolet et 250 TDf ou encore des modèles plus rares comme une Panther Lima. Une passion de l’automobile qu’il a tranmise à son fils, Paul Belmondo, qui fit un passage écair en Formule 1 au début des années 90.

L’automobile a été évidemment très présente dans la filmographie éclectique de « Bebel », avec bon nombre de films d’actions cultes où les grosses mécaniques lui permirent de mettre en avant ses talents (et son audace) de cascadeur, en coopération avec l’immense Rémy Julienne, le roi de la cascade, récemment disparu également. Un « french » Fast and Furious avant l’heure.

La révélation au volant dans A bout de souffle (1960)

C’est en voiture en partie que Jean-Paul Belmondo crève l’écran et se révèle au grand public dans le film A bout de souffle de Jean-Luc Godard, film emblématique de la « nouvelle vague » qui révolutionne le cinéma par son ton décomplexé et sa réalisation iconoclaste. Le « road trip » mortel de Michel Poiccard, qui veut se rendre sur Paris, commence à Marseille par le vol d’une Ford Thundebird coupéBelmondo

Rodeo record à Athènes dans Le Casse (1971)

Dans ce film d’Henri Verneuil, l’acteur français, en partie doublé par Rémy Julienne, se livre à une course poursuite effrénée et rocambolesque dans les rues sinueuses et vallonées d’Athènes. Au volant d’une Fiat 124 Special, il affronte Omar Sharif qui pilote une Opel Rekord. La séquence dure quasiment 10′, une des plus longues courses-poursuite de l’histoire du cinéma.

La Mustang dans Le Marginal (1983)

La Mustang au cinéma, ce n’est pas que Steve McQueen et Bullitt. Dans le film Le Marginal de 1983, les scènes cultes pleuvent (alors, George, mon steak ?) mais la course-poursuite en Mustang vaut le détour. La Mustang conduite par Belmondo est une Coupé 1967 bodybuildée avec un V8 High Performance de 271 chevaux.

Le passage de permis dans Flic ou Voyou (1979)

Bebel nous fait la totale dans les rues de Nice et traumatise son inspecteur de permis : usage de l’avertisseur (interdit en ville !), sens interdit, oubli du port de la ceinture, dépassement dangereux, descente d’escaliers en marche arrière. La paisible Fiat Ritmo se transforme en reine du 180° au frein à main.

La fausse Mercedes de l’As des As (1982)

Dans cet autre classique, la Mercedes qui n’en était pas une ! Un très bon article était déjà revenu sur cette anecdote.

 La Uno en folie dans Joyeuses Pâques (1984)

Dans ce film plutôt oublié, une séquence culte en Fiat Uno. Bebel aimait bien cette marque apparemment, mais c’était aussi le signe de la popularité du constructeur turinois dans les années 70/80 ! La citadine s’offre l’équivalent d’un clip de pub déjanté avec saut de bosses, dérapages, décollage par dessus une autre voiture (sa cascade préférée visiblement) et arrivée fracassante dans le palais des expositions, pour percuter l’estrade et renverser tout le monde !

Course-poursuite sans pitié dans le Professionnel (1981)

Cette fois-ci, dans ce grand classique de sa filmographie, le duel se déroule à Paris, en partie au Trocadero. Belmondo est au volant d’une Fiat 131 Supermirafiori contre une Peugeot 504 noire de l’inspecteur auxiliaire Farges accompagné du commissaire Rosen. La poursuite s’arrête quand Bebel parvient à se débarrasser de ses assaillants, dont la Peugeot qui finit en tonneau et en flammes. On constate aussi la présence d’une caméra embarquée dans la Fiat, qui permet de vivre la poursuite de l’intérieur et de ressentir l’impression de vitesse. Le bruit d’origine de la 131 a aussi été remplacé par un son de moteur plus sportif, qui monte davantage dans les tours.

Dernière cascade dans Une chance sur deux (1998)

Dans l’un de ses tous derniers rôles, en duo avec Alain Delon, Belmondo effectue une course-poursuite avec cascade à plus de 65 ans. Il est au volant d’une Chevrolet Camaro cabriolet, avant de s’accrocher à une échelle d’hélicoptère, en clin d’oeil à sa fameuse cascade du Guignolo à Venise.

Adieu, Bebel !

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10 Commentaires sur "« Bebel », l’as des voitures du cinéma français"

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Stabak
Invité

Un monument du cinéma nous quitte. Je n’ai appris à connaitre ses œuvres que depuis un an. Gros coup de coeur pour les Morfalous, Le professionnel et le Marginal.

lym
Invité

Les Morfalous, c’est sans doute pas le meilleur mais il restera néanmoins célèbre pour la sortie de Marie Laforêt!

Jdg
Invité

J’aime cet article hommage qui reste dans le thème du site. Il avait un sacré garage…. Ferrari 250 😱

panama
Invité

La T-Bird n’est pas un coupé mais un roadster. Toutes les T-Bird de première génération étaient des roadster.
Pour Belmondo je l’ai croisé un jour à Cannes au volent d’une Ferrari 365 GT4 BB (!) en train de faire le plein.
La superbe packard Clipper photographiée sur la croisette sur la photo en tête d’article ne lui a sans doute jamais appartenu.

Labradaauto
Invité

Jean-Paul Belmondo ! Oui , On l’aime depuis toujours et on va l’aimer encore plus ! tout est dit ! Super mec, gros coeur ! Merci pour le sujet bagnoles.

Admin

J’aime bien aussi la Caterham de Flic ou Voyou, où nous avons droit à un cours magistral de « British motoring », avec casque et lunettes d’aviateur, camping à la dure à côté de l’auto et entrée royale chez le suspect par la porte-fenêtre.

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