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Essai Hyundai Bayon T-GDi 100 ch

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Le Hyundai Bayon (prononcez Bayonne) fait référence à la ville du Pays Basque. Que vaut ce nouveau SUV qui doit trouver sa place aux côtés du Kona au gabarit très proche? On vous donne quelques éléments de réponse, après l’avoir essayé… en Alsace.

Un design atypique

Le Hyundai Bayon passe un peu pour un extraterrestre. En termes de style il n’a rien de vraiment commun avec une autre voiture du catalogue. Et le constructeur en est d’ailleurs fier, « aucune Hyundai ne ressemble à une autre » de la voix de Lionel French Keogh le Président de la marque en France. Son designer Luc Donckerwolke avait mis sont talent à disposition de Bentley avant de rejoindre le groupe Sud-Coréen, qu’il a quitté depuis. La voiture ne passe pas vraiment inaperçue.

La face avant atypique interpelle, avec ce bouclier largement ouvert et ses très fins feux de jour. Malgré sa hauteur de caisse, il semble plutôt prêt à avaler la route, que la terre d’un chemin escarpé. L’arrière se distingue encore plus avec les deux tiers de son hayon de couleur noire, ses feux boomerang reliés par un bandeau rouge qui ne s’allume pas la nuit. Il faut noter qu’il ne mesure que 2 petits centimètres de moins en longueur que le Kona. Mais ses prestations s’avèrent sensiblement différentes.

Un intérieur de i20

A l’intérieur, Hyundai a pris beaucoup moins de risques, puisque l’habitacle est calqué sur celui de la i20. Rien de surprenant, les deux véhicules partagent la même plateforme et les moteurs. Le mobilier parfaitement identique s’articule autour de son très large écran numérique tactile. Les aérateurs sont dans la continuité des barrettes qui habillent la planche de bord. Seules les fonctions de climatisation et l’accès direct aux différents modes de conduite sont séparés.

À la place des compteurs, on trouve une dalle au design personnalisable. Le gros levier du sélecteur de la boite automatique cohabite avec un frein à main mécanique. On apprécie la touche de nostalgie, mais une commande à impulsion se serait mieux coordonnée avec la modernité de l’ensemble. malgré ses deux petits centimètres de moins que le Kona, cela ne se ressent pas tant que ça pour les passagers à l’arrière. Les griefs sont habituels, avec une troisième place plus compliquée, et un tunnel central légèrement imposant. Étrangement le Bayon dispose d’un plus grand coffre.

Seulement 100 chevaux

Sous le capot on trouve un trois cylindres T-GDi de seulement 100 chevaux, associé à un système d’hybridation légère servi par une batterie de 48 volts. Non, il n’avancera jamais à la seule force de l’électrique, même au démarrage. Il soulage simplement la charge au décollage notamment, une phase particulièrement énergivore. En outre, son alterno-demarreur gère le start-stop avec un peu plus de fluidité qu’un système classique. La batterie logé à la place de la roue de secours, se recharge lors des freinages. Toutefois, suivant le mode, on doit vivre avec l’inconstance des décélérations. On note alors des hésitations entre la régénération et la roue libre.

En dehors des agglomérations, cette motorisation fait tout juste le job, mais laisse peu de place au fun. Les rouleurs préféreront sans doute un peu plus de puissance, ce que le Bayon est incapable de donner pour le moment. Les plus fainéants apprécieront la boite automatique, qui aide à la réactivité même en conduite rythmée. Cela a toutefois un avantage, on peut conduire aisément le Hyundai Bayon a ses limites, sans jamais se sentir vraiment débordés. Heureusement, et vos passagers vous remercieront, il se comporte plutôt bien à allure normale, avec des mouvement de caisse bien contenus.

Confortable et assez dynamique

En termes de comportement, le chassis ne se désunit pas dans les nombreux virages des superbes routes des ballons d’Alsace. Certes, le moteur ne permet pas de mettre énormément de vitesse. Mais le Bayon fait preuve d’un bon équilibre, au service d’une agilité bienvenue dans cet environnement vallonné. La direction lui permet de ne pas être trop ennuyeux quand on essaie de s’amuser un petit peu. Ne rêvez pas, il ne s’agit pas d’une sportive qui s’ignore non plus.

Néanmoins il n’a pas tant à rougir que cela face aux meilleurs de la catégorie quand on s’active derrière le volant. Seulement les stars du marché gèrent mieux le compromis avec le confort. Sur ce chapitre, à allure normale, il n’y a pas grand-chose à redire. Simplement on le trouvera un peu bruyant au bout de quelques heures de conduite lors d’un long voyage. Du côté des consommations, on a relevé entre 5 et 6 litres sans se presser, à près de 10 litres quand on la bouscule sur ces jolies départementales escarpées d’Alsace.

Dès 17 850 €

La grille des tarifs (de 17  850 à 27 600 €) navigue largement en dessous de celle du Kona. Et si l’on se limite à l’habitabilité et le confort, le Bayon a peu de choses à lui envier. En revanche l’offre de motorisations supérieure du Kona avec de l’éléctrification (la vraie, pas la 48V) conviendra aux plus exigeants. Le Bayon répond à une clientèle pour qui la puissance n’est pas indispensable, à la recherche d’une voiture répondant aisément aux besoins du quotidien. Enfin sachez que l’hybridation légère suffit pour être exonéré de la taxe régionale dans la plupart des départements, ce qui rend la carte grise quasiment gratuite.

+ON AIME
ON AIME MOINS

 

Hyundai Bayon
Prix (à partir de)17 850 €
Prix du modèle essayé27 600 €
Bonus / Malusen cours d’homologation
Moteur
Type et implantation3 cylindres en ligne – Injection directe turbo essence
Cylindrée (cm3) 998
Puissance (ch/kW)100 / 73,6
Couple (Nm) 171,6
Transmission
Roues motricesav
Boîte de vitesses auto. 7 rapports
Châssis
Freins à disques
Jantes et pneus 205/55 R17
Performances
Vitesse maximale (km/h) 180
0 à 100 km/h (s) 11,7
Consommation
Cycle mixte (l/100 km) en cours d’homologation
CO2 (g/km) en cours d’homologation
Dimensions
Longueur (mm) 4 180
Largeur (mm) 1 775
Hauteur (mm) 1 500
Empattement (mm) 2 580
Volume de coffre (l)411
Poids (kg) 1 145

 

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13 Commentaires sur "Essai Hyundai Bayon T-GDi 100 ch"

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SGL
Invité

Pas de défauts… Pas de qualités ?

Moins de 1,2 t en ordre de marche ?

SGL
Invité

Vous nous prenez pour des jambons ? @Pierrick Rakotoniaina 😉

Jdg
Invité

L’histoire de la cg gratuite j’ai’pas compris.
Il y a des régions qui exonère du prix de la CG? Pour une simple hybride ? Sans parler du fait que le CO2 est marqué en cours d’homologation

Akouel
Invité

CO2 homologué / de 118 gr/km à 121 gr/km pour le 1.0 48V, et 126 gr/km pour le 1.2L 84ch.
donc pas de Malus, et pour les hybrides, y compris les mild (les petits, avec la batterie 48V) TOUTES les régions offrent la CG, sauf Bretagne et Centre Val de Loire qui exonèrent à 50%. Restent à payer 11€ de taxe de Gestion (prise par l’état il me semble) et 2.76€ de timbre 😉

Akouel
Invité

J’oublaiais : le CO2 n’est pas un critère pour l’exonération de la CG : On peut avoir carte grise non facturée, et Malus sur la même facture ^^

amiral_sub
Invité

17k€ ! mazette c’est fort quand meme

darkargos
Invité

Hyundai Kia a bien compris qu’il y avait des places à prendre sur le marché européen face à l’incurie de certains dirigeants qui ne jurent que par le low cost ou le premium. Ce Bayon n’a qu’un seul objectif, laminer les ventes de Seat Arona / C3 Aircross / Crossland / T-Cross , tous ces SUV urbains devenus les déplaçoirs à la mode remplaçant les Scenic / Picasso / Touran d’il y a 15 ans quand ils avaient encore des dimensions compactes.

panama
Invité

« laminer les ventes » ? T’es un marrant toi

term
Invité

Il aurait pu rajouter « aucune Hyundai ne ressemble à une autre et elles sont toutes moches »

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