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Conseil mondial FIA : Pirelli prolongé, Portimao confirmé

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La FIA a publié le 5 mars les dernières décisions adoptées par le conseil mondial de la FIA. L’occasion notamment de revenir en détail sur l’accident de Romain Grosjean à Bahrein.

Pirelli met toujours la gomme

Sans surprise, Pirelli est prolongé. La crise du Covid-19 a déjà eu pour conséquences de décaler d’un an, à 2022, l’entrée en vigueur de la nouvelle règlementation technique ainsi que du passage aux jantes de 18 pouces (contre 13 actuellement), les essais préparatoires pour les nouveaux pneus ayant été interrompus l’an passé.

« Le Conseil Mondial a décidé d’accorder une prolongation d’un an au contrat exclusif actuel de fourniture des pneus avec Pirelli pour refléter l’intention originale de l’appel d’offres 2018 et demeurer dans le cadre technique global, dans l’intérêt de toutes les parties prenantes », peut-on lire dans le communiqué publié par la FIA à l’issue du conseil.

« La pandémie de COVID-19 a contraint la FIA et la Formule 1 à mettre en œuvre des mesures d’urgence, notamment l’annulation des tests de développement pneumatique l’an dernier et le report de la nouvelle réglementation technique prévue, qui incluait les pneus 18 pouces, de 2021 à 2022. En conséquence, des pneus 13 pouces seront utilisés lors de la saison 2021, avec le passage aux pneus 18 pouces en 2022. »

En dépit des nombreuses critiques formulées à l’encontre de leurs pneus, aussi bien par les pilotes que par les fans, le manufacturier italien renforce donc sa position en sport automobile, Pirelli étant également fournisseur unique du WRC dès cette année. Cette présence en sport automobile s’intensifie, alors que cesse un autre partenariat sponsoring de longue date avec l’Inter Milan, puisque les maillots du club arboraient le nom Pirelli depuis 1995.

Le Portugal au calendrier

Le circuit de Portimao a été confirmé comme hôte du 3ème grand prix de la saison, le 2 mai, quinze jours après le grand prix d’Imola. Par la grâce d’un beau tracé rythmé et valloné et d’une course animée, le tracé portuguais a fait l’unanimité pour lui en 2020 chez les fans comme les pilotes. La présence encore assez forte de l’Europe au calendrier  (11 courses sur 23, en ne comptabilisant ni la Russie ni l’Azerbaïdjan qui fut un GP d’Europe tiré par les cheveux en 2016), est une bonne chose pour la F1 qui ne doit pas se détacher de ses racines.

Côté médias, Canal+ a visiblement récupéré le contrat de diffusion gratuite que TF1 avait conclu les années précédentes avec Liberty Media sur quelques courses, la chaîne étant susceptible de diffuser ainsi 4 courses en clair cette année, dont les grands prix de Monaco et de France.

Accident de Romain Grosjean

La FIA a présenté le rapport d’enquête définitif sur le spectaculaire accident de Romain Grosjean à Bahrein qui avait marqué la fin de la saison passée. Quelques données chiffrées confirment la gravité du crash, avec une perte de contrôle du pilote français à 241 km/h, un impact du triple rail constituant la barrière à 192 km/h avec un angle de 29 degrés et une force maximale résultante équivalente à 67 g.

On en apprend un peu plus aussi sur les dégâts, notamment ceux qui ont occasionné l’embrasement du véhicule: La trappe à carburant du côté gauche du châssis a été déplacée et le lien entre le moteur et le réservoir à carburant a été arraché du ‘safety bladder’, ces deux facteurs facilitant grandement la fuite de carburant depuis le réservoir. La batterie à haute tension du système de récupération d’énergie (ERS) a été significativement endommagée, certaines pièces de l’assemblage de la batterie de l’ERS sont restées accrochées au groupe propulseur, d’autres à la cellule de survie. Le rapport salue enfin l’efficacité des équipements de sécurité : « L’équipement de sécurité du pilote, notamment le casque, le HANS et le harnais, ainsi que la cellule de survie, le baquet, l’appuie-tête et le Halo ont tous joué le rôle prévu selon leur spécification en protégeant l’espace de survie du pilote et en gérant les forces appliquées au pilote durant l’impact. »

La FIA a ensuite expliqué que l’étude des 19 accidents survenus en 2020 ont amené à de nombreuses pistes d’étude pour en tirer les meilleures leçons et améliorer les conditions de sécurité. Ces études concernent à la fois les monoplaces (normes de fixation de la colonne de direction, exigences d’assemblage de l’appui-tête, géométrie de la cellule de survie, cablage des roues, géométrie des rétroviseurs, normes des réservoirs de carburant, système d’exctinction pour les voitures ouvertes), les circuits (procédés d’ouverture des barrières, cahier des charges des procédures d’homologation), l’équipement du pilote (amélioration de l’indice de transfert thermique des gants) ou encore la formation des personnels (modules de formation sur les systèmes haute tension, mise à jour des équipements).

Pyramide du rallye

La FIA a finalisé la refonte de la pyramide des catégories en rallye. A l’image de ce qui a été fait en monoplaces, l’idée était de remettre de l’ordre et de la clarté, alors que les noms des classes de rallye ont pas mal changé ces dernières années avec la nomenclature en « R ». L’ambition de cette nouvelle structure est d’aligner les noms des championnats avec les noms des catégories de voitures (ex: les voitures Rally2 concourent en WRC2), d’identifier un thème commun des catégories Open et Junior entre les séries, et de renforcer le positionnement du Rallye Européen FIA  à la fois comme une série nourricière pour le WRC et championnat à part entière à l’échelon continental.

Images : FIA

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