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On a lu : Saab 900 (ETAI)

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Saab

Saab, c’était vraiment l’idée du « rouler différemment ». Le modèle 900, celui qui eut le plus de succès, incarnait parfaitement cette philosophie.

Une identité unique

Saab (pour Svenska Aeroplan Aktiebolaget) naquit en 1937 par la volonté du gouvernement suédois de défendre sa neutralité alors que l’Europe se dirigeait vers une nouvelle guerre dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes et de course aux armements. En 1947, Saab se lance dans l’automobile et se démarque en y apportant tout son savoir-faire de l’aéronautique, ce qui donnera une identité très forte et un design atypiques aux modèles du constructeur. Si la 99 lancée en 1967 permet réellement de faire…décoller les ventes, c’est avec  la 900 de 1978 que Saab entre dans la légende en concevant une automobile unique en son genre.

Saab choisit de monter en gamme, sans renier son attachement à la sécurité, au confort et à la praticité, des vertus indispensables autant pour proposer un produit adapté à l’environnement routier et climatique suédois que pour séduire la clientèle américaine, car le succès de Saab dépendait en grande partie de son succès à l’export vers l’Oncle Sam. Avec son capot à la découpe inédite, son pare-brise arrondi et peu incliné et bien entendu sa poupe plongeante, la 900 ne fait pas dans l’ordinaire. L’intérieur, guidé avant tout par l’ergonomie (et des boutons qui soient manipulables y compris avec des mains emmitouflées), immerge directement le conducteur dans un environnement d’avion. Aurélien Gueldry, déjà auteur d’un ouvrage sur la Porsche 911, rend hommage à cette 900 à travers un ouvrage complet, qui se propose d’abord de revenir sur le contexte historique de la naissance de Saab, ses créations avioniques puis les premières modèles à 4 roues, dont la 92 et son profil d’aile d’avion.

Du souffle et du coffre

Un long chapitre détaille tous les aspects techniques de la 900: châssis, coque, suspensions, tableau de bord, freinage, chauffage, tout y passe, et bien entendu les motorisations.  La suite du livre propose ensuite un passage en revue millésime après millésime de la 900, dont la carrière s’étale jusqu’en 1993 et près d’un million d’exemplaires produits. C’est l’occasion de rappeler le savoir-faire de Saab dans le domaine du turbo, dont il fut l’un des pionniers dans l’automobile de série dès les années 70. Icône du genre, la Turbo 16S apparaît en 1984 et arbore un kit aéro très prisé des youngtimers. La puissance montera jusqu’à 185 chevaux. En 1986 sort aussi le cabriolet, qui connaîtra un immense succès mondain. La 900 tire sa révérence en 1993, laissant la place à une 900 NG produite sous le patronage désormais de General Motors. Le début de la fin, puisque Saab y perd peu à peu son identité, les nouveaux modèles comme la 9-3 partageant leur base technique avec des modèles Opel. Les dernières Saab sont plus banales et ne peuvent prétendre rivaliser avec le premium germanique, alors que les puristes s’en détournent. Le constructeur n’y survivra pas.

 

Le livre est publié par ETAI au prix de 49 euros.

 

 

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17 Commentaires sur "On a lu : Saab 900 (ETAI)"

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SGL
Invité

Un retour de la marque Saab, serait très bien accueilli !
Surtout si elle ne vient pas de la Chine.

Mwouais
Invité

Je me. Demandé si cette phrase aurait fonctionné avec une autre marque et si tu ne louerais pas l’avantage nécessaire d’avoir utilisé la Chine pour la produire.

La Saab peut-être produite en Chine pour ma part du moment que l’ADN idéologique de la 900 est conservé. J’ai également eu une 900 NG (9-3 en fait qui est loin d’être une réussite mais pas non plus un désastre et qui conserve mon affection, d’ailleurs j’essaierais bien d’en attraper une en cabrio Viggen.). La dernière 9-3 m’a moins intéressé.

Fred
Invité

Propriétaire dun cabrio 900 NG (185 cv de 1994) et d’un cabriolet 93 Viggen, je peux dire que ces deux modèles sont de véritables Saab et pas des « Opel’s rebadgées ».
Les dernières 93 ne sont que des Vectra’s mais les 95 NG me semblent très réussies.
Mais oublions les 92 NG (Subaru Imprezza break que je connais bien car j’en ai eu deux) qui sont des véhicules intéressants mais pas des Saab.
Quant aux SUV 94 et 97 : pas de commentaires

Didier Longin
Invité

Les 9.3 ne sont pas que des opel rebadgees……. , n’est opel que la base, saab ayant repris 70% à sa façon……! D’où le gouffre financier et l’abandon de GM, dépités……

SGL
Invité

Exact, Saab à force de (trop) modifier l’Opel à fait perdre la synergie des éléments du groupe GM.

SGL
Invité

Il faut dire que l’Opel Vectra B de 1995 n’a pas été une bonne base au départ !

wizz
Membre

vu comment les automobilistes s’étaient bousculés pour acheter des Saab à l’époque, tellement nombreux que les concessionnaires , des ouvriers, les dirigeants de Saab étaient situation de burn-out, et avaient préféré déposer le bilan plutôt que de « fournir cette demande », alors le retour de Saab aujourd’hui….

panama
Invité

La disparition de Saab était inéluctable lorsque la marque fut rachetée par GM.
Une Saab c’était avant tout une voiture certes originale mais surtout indestructible (comme Volvo à l’époque).
Sur base Opel la qualité et la durabilité ont plongé drastiquement : ce n’étaient plus des Saab. La clientèle l’a très rapidement compris et les ventes se sont effondrées.

SGL
Invité

Opel avait aussi une bonne réputation de fiabilité avant les années 90… ce sont les comptables de la GM qui les ont forcés à faire des économies draconiennes sur les équipements et composants !
Saab est arrivé sous une mauvaise période d’Opel, la qualité et la fiabilité de l’ensemble Opel/Saab était sur le point d’être sensiblement amélioré durant la gestation de la Saab 9-5 II de 2009 … Mais malheureusement, le mal sur l’image était fait.
L’inertie de la chute était devenue trop forte.

darkargos
Invité
Les mêmes raisons produisants les mêmes effets, Opel s’était repris en main dans les années 2010 avec les Corsa E, Astra J&K, Mokka, Insignia ou Karl qui étaient très bien classés en fiabilité. Mais trop tard, le mal était fait, un peu comme la Laguna III, voiture très fiable qui ne s’est jamais relevé des déboires de la II après le succès de la 1. Désormais sous l’ère PSA, tous ces efforts qualités sont de nouveaux oblitérés par le cost killing intensif que subissent Opel et Citroen, afin de laisser la thune à DS et Peugeot, et la marque redevient… Lire la suite >>
>ech
Invité

Ce livre devait être dans la collection De Mon Père à 29 euro. Devant le succès rencontrés étai a augmenté leur tarif. Ce ne sont que des voleurs qui annulent des commandes pour soutirer le maximum d’argent sans tenir compte des leurs propres annonces.

SGL
Invité

La Saab 9-5 II de 2009
Était une belle voiture, avec des clins d’œil de la 900.

beniot9888
Invité

Pour moi, un livre sur la 900 devrait aussi parler de la 900 NG. Et elles peut être trop ceci et pas assez cela, mais c’est une 900.

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