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Nissan va sous-traiter à Renault ventes et production en Europe

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Ventes Nissan Europe 2015-2020

Nissan prévoit de réduire davantage sa présence en Europe et d’externaliser la vente et la production de ses voitures à son partenaire au sein de l’Alliance, Renault. Une information relayée par le quotidien japonais Yomiuri.

Nissan devrait fermer ses canaux de distribution dans 30 pays européens

Le tableau complet du programme de restructuration à grande échelle de Nissan Motor en Europe a été révélé indique ainsi le journal japonais.

Dans le cadre de son plan de redressement mondial – stratégie totalement opposée à la politique d’une expansion rapide menée par l’ancien président déchu, Carlos Ghosn – Nissan devrait ainsi fermer ses propres canaux de distribution en Europe en 2021.

Le retrait du réseau commercial vise une trentaine de pays, principalement en Europe de l’Est comme la Hongrie et la Pologne, mais aussi dans certaines parties de l’Europe de l’Ouest comme les Pays-Bas.

Les activités commerciales de Nissan sur le territoire européen se poursuivront via le réseau de vente européen de Renault et aux importateurs locaux.

Sous-traitance de la production et des ventes à Renault

La production et les ventes locales seront sous-traitées à Renault, son partenaire au sein de l’Alliance, en vue d’accélérer le retour à la rentabilité des activités européennes, véritable « fardeau » pour la direction.

Dans le même temps, les capacités de production seront réduites. 

Réduction de personnel de Nissan Europe en France

Le journal nippon précise également que le siège de Nissan Europe, situé en France, qui a pour mission de superviser les activités européennes du constructeur, réduira son personnel à mesure que les opérations de vente et de marketing diminueront sur le territoire européen.

Le constructeur ciblera son développement commercial sur cinq pays : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne, et la Scandinavie, où les véhicules électriques (VE) sont de plus en plus répandus.

Un paragraphe « étrangement » non traduit par Reuters …. mais bel et bien présent dans l’article initial écrit en japonais sur le site Yomiuri  ….

En février 2020, Nissan avait annoncé qu’il allait fermer son siège européen de Rolle – situé en Suisse  – d’ici 2022, pour n’avoir à terme qu’un seul siège sur le territoire européen, à Montigny-le-Bretonneux, en région parisienne. Ajoutant que le site regrouperait à terme le personnel des deux entités.

Une opération qui s’inscrit dans la volonté de Nissan de redresser la barre et de réduire les coûts alors que le groupe multiplie les contre-performances – financières et commerciales – ces derniers temps, avais-je alors indiqué.

« Avoir deux sièges, un en France et un en Suisse, n’était pas très efficace. On a décidé de tout mettre ensemble pour avoir plus d’efficacité sur un seul siège ici en France », a déclaré Gianluca de Ficchy, directeur de Nissan Europe, lors d’une rencontre avec des journalistes. Précisant que le processus débuterait en 2020 et serait achevé en 2022.

Après Barcelone, fermeture de l’usine de Nissan Avila en Espagne

En plus de l’usine de Barcelone (Espagne), dont la fermeture a déjà été annoncée, l’usine espagnole d’Avila sera convertie en entrepôt de distribution. Avec la fermeture de ces deux usines, toute la production de véhicules utilitaires en Europe sera confiée à Renault.

Nissan se détourne de l’Europe

A l’heure actuelle, Nissan a d’ores et déjà enclenché une politique de réduction de ses activités en l’Europe, souhaitant se concentrer sur la Chine, les États-Unis et le Japon.

Nissan réduit la voilure

Le constructeur, qui s’attend à enregistrer une perte d’exploitation record de 340 milliards de yens (2,71 milliards d’euros) d’ici le 31 mars 2021, réduit en parallèle sa capacité de production. Le nombre de ses modèles commercialisés devrait être réduit d’un cinquième. Objectif : réduire les dépenses d’exploitation de 300 milliards de yens (2,39 milliards d’euros) sur trois ans.

L’article ne fournit pas de détails sur l’ampleur des réductions  concernant la sous-traitance.

Notre avis, par leblogauto.com

Dommage qu’il faille que Nissan aille mal, financièrement parlant, pour que les deux partenaires de l’Alliance opèrent une réelle synergie …

Sources : Reuters, Yomiuri

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30 Commentaires sur "Nissan va sous-traiter à Renault ventes et production en Europe"

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Jdg
Invité

Belle conclusion.
Effectivement c’est bien dommage d’en arriver là pour que Nissan arrêté ses conneries

bzep
Invité

Je suis d’accord sauf sur le terme « conneries » !

Jdg
Invité

Et du coup concrètement le concessionnaire Nissan voma vendre du Renault et du Nissan où est ce le concessionnaire Renault qui va vendre aussi du Nissan ?

zeboss
Invité
Tout n’est pas clair dans l’explication : Sunderland va t’elle devenir aussi une usine Renault ? le Réseau Renault va t’il hériter du panonceau Nissan là où Nissan lâche l’affaire ? Si on ajoute Mitsu et son désengagement progressif de l’Europe, les Renault vont devoir renforcer leur portique d’enseigne… Suggestions à contre temps, mais du temps où ça allait mieux voir bien, il eut été judicieux de mutualiser les structures (sauf les ventes). PSA le fait, y compris pour les grands comptes, où un seul commercial propose toutes les marques du groupe (actuel) aux flottes, tandis que les SAV sont… Lire la suite >>
bzep
Invité

Effectivement, Renault est déjà face à des VW et PSA bientôt Fiat en plus, comment dans ce cas vendre et produire des Nissan en plus … Mais il est vrai que Renault a toujours eu de la ressource… A suivre !

Tesla
Invité

« Avoir deux sièges, un en France et un en Suisse, n’était pas très efficace. On a décidé de tout mettre ensemble pour avoir plus d’efficacité sur un seul siège ici en France ».

Pourquoi Nissan n’installe pas son siège européen chez Renault ?
On dirait que l’Alliance a toujours beaucoup de mal à fonctionner de manière pragmatique et efficace.

Avoir un siège commun en Europe enverrait un signal positif au monde entier (enfin une Alliance apaisée qui travaille main dans la main) mais en plus ça permettrait aux 2 cultures (française/japonaise) de mieux se connaître, en échangeant en permanence.

amazon
Invité

je croyais que le siège de l’alliance était aux Pays-Bas?

zeboss
Invité

siège de l’alliance : certains n’ont toujours pas compris la différence entre la société mère (holding) : l’alliance, les sociétés des marques renault / nissan / dacia et les sociétés locales chargées de représenter les marques dans les pays de commercialisation ou de fabrication.
C’est la même chose pour Stellantis, un holding basé en Hollande mais des sociétés locales dans les pays natifs des marques.
Dans chaque région/pays les sociétés sont représentées par des filiales soient à 100% soient partagées avec des locaux (ou autres, là ça se complique comme en Chine)…

Didier
Invité

Dommage que Nissan n aide pas en retour Renault au Japon..les ventes du Français sont ridicules

amiral_sub
Invité

mais à priori hormis le haut de gamme (donc allemand), point de salut pour les constructeurs occidentaux au Japon

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