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Quelles sont les dernières innovations dans les peintures de voiture ?

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La peinture de voiture automobile est aussi ancienne que l’automobile elle-même. Et comme les véhicules, la peinture a évolué en technique au fil du temps.

L’automobile, à ses débuts, dérive de l’hippomobile, des carrosses et autres voitures attelées. Et cette nouveauté motorisée amène avec elle les différentes techniques qui avaient cours du temps des véhicules tirés par des chevaux. Parmi celles-ci, il y a la peinture. Pour protéger les carrosseries, principalement en bois mais aussi en métal, on les peint au pinceau. C’est long à faire, et pire, il fallait un temps très important pour que la peinture sèche.

La dernière génération des peintures pour voiture

Ces peintures « naturelles » étaient aussi très fragiles et demandaient souvent un coup de neuf tous les ans, deux au maximum. Couleurs limitées à quelques teintes sombres comme le noir, le vert foncé, le carmin ou le brun, fragilité, sensibilité au soleil et aux intempéries, ces peintures avaient un énorme avantage : on pouvait facilement faire des retouches. En revanche, les montées en cadence des productions automobiles qui deviennent peu à peu industrielles se retrouvent freinées par ces peintures très longues à mettre en œuvre.

Dans les années 20, on commence à avoir des peintures chimiques dites « modernes ». Ce sont les peintures nitrocellulosiques par exemple. Elles sèchent plus vite, à peine quelques heures contre plusieurs semaines pour les peintures précédentes, et proposent des palettes de couleurs de plus en plus variées. Ce n’est tout de même pas encore la peinture de votre voiture des années 2020.

Des alkydes à l’acrylique

C’est du côté des USA qu’il faut chercher bon nombre d’innovations en peinture. DuPont (E.I. du Pont de Nemours) introduit de plus en plus de nouvelles peintures, Ford Motor est le premier à appliquer les nitrocellulosiques, General Motors introduit le pistolet à peinture. Les nitrocellulosiques cèdent alors la place aux peintures alkydes ou glycéro-phtaliques.

Pourtant, toutes ces premières peintures chimiques sont encore fragiles, demandent à être cuites, sont très fines, et sensibles à certains produits qui les tâchent ou les dissolvent. Durant 30 ans, les chimistes vont faire évoluer la peinture automobile pour arriver dans les années 50/60 à la peinture acrylique. Il lui faut quand même plusieurs années de plus pour s’imposer totalement. Il faut dire qu’elle a pour elle la brillance, la durabilité, la variété « infinie » des couleurs et la possibilité d’avoir des peintures métallisées.

L’évolution des peintures va évidemment continuer dans les années 70 avec l’introduction de la peinture polyuréthane. Elles sont plus résistantes encore et tiennent mieux dans le temps. Mais, là encore, ce ne sont pas « nos » peintures actuelles pour voitures. Il faut attendre pour cela la fin des années 70 avec l’introduction des peintures multicouches. Après des années de réglages supplémentaires, les peintures modernes ont oublié les phénomènes de cloquage du vernis des années 80/90, et tiennent désormais suffisamment dans le temps malgré des véhicules laissés dehors, à la merci du soleil, de la pluie, la neige, etc.

La difficile technique de la peinture multicouche

La peinture, qui était au départ une protection de la carrosserie, est devenue un critère esthétique important des voitures avec des teintes de plus en plus complexes à réaliser. Désormais, les carrosseries métalliques sont revêtues d’une sous-couche par électrodéposition. Puis, on applique une couche d’apprêt ou « primer » qui va permettre à la peinture de bien accrocher.

Ensuite, les constructeurs ou les artisans peintres appliquent une base. Ce sera la couleur de la peinture finale. Cette couche est souvent – un peu paradoxalement – la plus fine du revêtement de la voiture. Pour finir, on applique un vernis qui va protéger la peinture, mais aussi donner sa brillance.

Toutefois, il y a des techniques plus complexes pour obtenir des peintures aux reflets époustouflants. Sur la couche d’apprêt, on va alors appliquer par exemple une sous-couche qui va réfléchir la lumière, ou influer la teinte globale de la voiture. Par-dessus, on pourra appliquer plusieurs couches transparentes colorées. Chaque couche a une influence sur les autres et une même couche finale va apparaître très différente en fonction des couches inférieures.

Ces peintures, de plus en plus techniques, rendent nos véhicules de plus en plus désirables. Elles subliment les designs des carrosseries et changent même la perception que l’on a d’un véhicule comme avec les peintures bi-ton ré-apparues récemment qui peuvent « alléger » visuellement une silhouette de SUV par exemple. On peut aussi demander une peinture personnalisée, à effet comme la peinture candy, caméléon, effet nacré opalescent ou holographique/prismatique, ou autres, avec leurs reflets irisés. De quoi s’approprier et personnaliser un peu plus sa voiture qu’elle soit rare et chère ou populaire.