Accueil Bridgestone Bridgestone : les syndicats exhortent les politiques à agir

Bridgestone : les syndicats exhortent les politiques à agir

0
14
PARTAGER

Les responsables syndicaux de l’usine de pneumatiques du géant japonais Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais) ont dénoncé jeudi la position « honteuse » de la direction dans les négociations liées à la fermeture du site, appelant la classe politique à « agir au plus vite ».

L’intersyndicale de Bridgestone prend la parole

Les responsables de l’intersyndicale ont pris la parole, en présence de la presse, devant quelque 200 salariés dans un hangar à l’intérieur du site, fait rare depuis l’annonce en septembre de la fermeture de l’entreprise qui emploie plus de 860 salariés.

Situation de blocage et de déception

« Nous sommes dans une situation de blocage et de déception« , a déclaré l’avocat du CSE Me Stéphane Ducrocq aux journalistes dans l’usine, en marge d’une séance de négociations avec la direction.

« Ce matin, la stupeur était grande quand l’intersyndicale a constaté que la direction n’avait rien retenu des propositions qui avaient été faites sur le congé de reclassement, ni sur la durée ni sur sa rémunération. Pire, sur la durée (…) la direction a fait moins bien que sa première proposition du 16 septembre présentée le jour de la fermeture », a-t-il déploré.

« Il y a de la colère parce qu’on a le sentiment que les choses n’avancent pas et une forme d’urgence aussi parce que les négociations s’arrêteront mardi prochain, il faut qu’on avance », a-t-il ajouté.

Le congé de reclassement au coeur des débats

Le congé de reclassement est une période donnée au salarié pour lui permettre de préparer un nouvel avenir professionnel. L’intersyndicale avait revendiqué initialement 36 mois, contre 12 à 15 mois proposés par la direction, selon Me Ducrocq.

« Si on n’a pas un bon congé de reclassement, dans la période que l’on vit, il v a y avoir beaucoup de malheureux à Béthune », a prévenu Stéphane Lesix (CFDT), secrétaire du CSE. « Il commence à y avoir de la colère (…) On a écouté, en restant positif, en espérant que les politiques allaient nous aider, on n’attend que ça, mais maintenant il faut qu’on ait des actes vu la façon dont les négociations se passent ».

Elisabeth Studer avec AFP

Poster un Commentaire

14 Commentaires sur "Bridgestone : les syndicats exhortent les politiques à agir"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Rowhider
Invité

36 mois c’est du jamais vu…
Dans ma boîte, un grand groupe français, notre plan social a été validé récemment contient un congé de reclassement de 5mois pour les moins de 50 ans et 12 mois pour les plus de 50ans…
Alors comparativement la proposition de la direction n’a rien de dégueulasse, 3 ans de congés + 2 ans de pole emploi c’est un peu la lettre au Père Noël.

Nithael70
Invité

Relis « L’intersyndicale avait revendiqué initialement 36 mois, contre 12 à 15 mois proposés par la direction, selon Me Ducrocq. ». les 36 mois est la demande de l’inter, 12 à 15 mois la proposition de la direction. Pour negocier, tu demandes plus, la direction propose son mini, pour se retrouver entre… Comme 24 mois…

Rowhider
Invité

?! C’est exactement ce que j’écris…

sandycov
Invité

les syndicats exortent les politiques à agir……ces derniers étant l cause principale de la désaffection des gens pour le monde automobile…..pour rouler sur des routes défoncées larvées de radars, à 80, des pneus chinois 1er prix suffisent……sans compter que pour rouler français aujourd’hui avec une bagnle entre 15000 et 20000€, faut aller voir chez toyota…..

greg
Invité

Agir…Mais concrement ils sont censes faire quoi les politiques?

Thibaut Emme
Admin

Un état peut mettre un certain poids médiatique dans la balance…parler en bien d’une entreprise qui fait des efforts, etc. ou à l’inverse fustiger l’attitude.
Sans compter qu’un gouvernement peut mettre « des bâtons dans les roues » d’une entreprise, au niveau européen même s’il le faut.

Dom
Invité

Le citoyen Français: boycotter le réseau Bridgestone/Speedy.
Le réseau Speedy compte près de 600 centres dans le monde (dont 486 France métropolitaine et 76 dans les DOM-TOM et à l’international).

greg
Invité

Le boycott est une arme a double tranchant. Et limite idiote dans le cas present: si la marque Speedy appartient a Bridgestone, le reseau est franchise….Au final tu feras un peu mal a Bridgestone qui trouvera d’ autres debouches, mais tu risques d’ amener des franchises a la faillite qui n’ ont rien a voir avec cela et qui ont souvent mis leurs deniers personnels dans cette histoire.
Au final cela couterait encore plus cher niveau emplois.

greg
Invité

« Sans compter qu’un gouvernement peut mettre « des bâtons dans les roues » d’une entreprise, au niveau européen même s’il le faut. »
Au niveau europeen non, au niveau national pas vraiment…Y a pas vraiment de moyens legaux ou administratifs.
Le poids est effectivement purement mediatique, et cela, Bridgestone s’ en f..t.

Thibaut Emme
Admin

Au niveau national il y a toujours moyen. Cela s’appelle la grève du zèle par exemple…on fait trainer des dossiers, on demande xx pièces pour un permis, on lance des inspections, etc.
Au niveau européen il y a le lobying…entre autres 🙂

greg
Invité

Ouais sauf que les autres pays ayant des usines Bridgestone n’ ont pas vraiment interet a suivre la France et bloqueraient toute tentative. Il y a la Belgique, l’ Espagne, la Pologne, l’ Italie, la Hongrie.
Quant a la greve du zele, il y a des recours juridiques contre cela, et qui peuvent aboutir a des dommages et interets, tout cela aux frais du contribuable. Au final, Bridgestone ferait ce qu’ ils veulent, et cela couterait encore plus cher au contribuable.
Donc non, il n’ y a pas vraiment de moyens legaux sans retour de baton encore plus douloureux.

Thibaut Emme
Admin

La grève du zèle ce n’est pas aller au delà de la loi mais au lieu d’une réponse en 2 semaines on pousse aux 2 mois légaux en demandant un papier en plus car ce n’était pas.pile poil comme il faut, etc.

Mais la.com’ fait souvent plus…

greg
Invité

Techniquement si, tu peux aller en justice contre une greve une zele et argumenter d’ un abus de pouvoir / procedure abusive (au moins), et tu auras de fortes chances qu’ un tribunal qualifie cette greve du zele comme telle et accorde de potentiels dommages et interets.
Cela s’ est deja vu, malgre le respect de delais legaux. 🙂
Le tribunal administratif et le conseil d’ Etat sont sans pitie.

KifKif
Invité
+1 Greg, et de plus c’est Bridgestone qui met l’argent sur la table, et il y a quelque chose de sain dans « celui qui décide est celui qui paye »(*), il est ainsi rémunéré sur sa prise de risque, et non sur les lubies court-termiste des politiques qui sont fort doués pour claquer l’argent des autres… Si un investisseur n’est pas maître de ces décisions, ce n’est plus un investisseur, tout au plus un pigeon… (*) En Suisse, les communes/cantons/fédération ont des responsabilités distribuées, mais chacun finance les décisions qu’il prend, cela évite par exemple qu’un état supprime la Taxe Professionnelle… Lire la suite >>
wpDiscuz