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Bridgestone : Béthune exige le remboursement de 1,25 M d’E

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La communauté d’agglomération de Béthune-Bruay  a « exigé » mardi le remboursement par Bridgestone d’une aide de 1,25 million d’euros, après la décision de la direction du géant japonais du pneumatique de fermer son usine de Béthune.

Non respect par Bridgestone d’une clause subvention contre emploi

Dans un vote en conseil communautaire mardi soir, confirmé à l’AFP par l’agglomération, la collectivité a justifié cette demande en évoquant le non respect par Bridgestone de l’une des clauses sociales ayant conditionné le versement de subventions entre 2007 et 2010 pour moderniser l’usine de Béthune.

Le président d’agglo autorisé à prendre toutes les mesures utiles

Les élus « autorisent » le président de l’agglomération Olivier Gacquerre « à prendre toutes les mesures utiles afin de permettre ce remboursement, notamment par l’émission d’un titre de recettes, ou l’exercice d’une éventuelle action en justice, au nom et pour le compte de l’agglomération », peut-on lire dans le texte de cette délibération.

Bridgestone a bénéficié des aides de l’État, de la région et des collectivités locales

En 2007, Bridgestone avait lancé un plan d’investissements de 30 millions d’euros pour augmenter les capacités de production l’usine, sollicitant des aides de l’État, de la région et des collectivités locales.

La convention signée avec la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane (CABBALR) prévoyait le versement de 1,5 million d’euros « pour l’investissement et la création d’emplois relatifs au développement de la production de pneus + »ultra hautes performance+ ».

En contrepartie, Bridgestone s’engageait à créer 50 emplois entre 2007 et 2010 – l’effectif de départ étant de 1.208 CDI – et à les maintenir « durant une période de cinq années suivant la date d’achèvement du programme », soit jusqu’à fin 2015. L’agglomération avait finalement versé 1,25 million d’euros.

Une clause non respectée par Bridgestone

Mais la clause n’a pas été respectée: en 2015 « on était à moins 91 » emplois par rapport à l’effectif de départ, explique à l’AFP le vice-président de l’agglomération Steve Bossart, rapporteur du dossier.

Constatant le non-respect de l’engagement, l’agglomération avait alerté Bridgestone dès 2016, sans demander le remboursement.

Mais aujourd’hui, la direction « ne joue pas le jeu », déplore M. Bossart. Mi septembre, Bridgestone a brutalement annoncé son intention de fermer l’usine, qui emploie désormais 863 personnes, à l’horizon 2021.

« On réclame le remboursement, c’est de l’argent public, on a des comptes à rendre », a expliqué M. Bossart, la collectivité souhaitant « flécher » cet argent vers du développement économique, car « avec les gens qui vont se retrouver sur le carreau, il va y avoir des besoins ».

Selon lui, la présence de l’usine à Béthune rapporte chaque année 4,4 millions d’euros de recettes fiscales à l’agglomération, à la ville et au département.

Elisabeth Studer avec AFP

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7 Commentaires sur "Bridgestone : Béthune exige le remboursement de 1,25 M d’E"

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Bizaro.
Invité

Toutes proportions gardées, 1.25millions d’euros ce n’est pas grand chose finalement.

Sarko rend l\'argent
Invité

Si on commence à demander à rendre l’argent , on a pas fini…

Rikiki
Invité

Béthune: Bridgestone lui a pris la Thune et se barre profiter des aides de l’Union européenne pour s’installer dans un pays de leste

greg
Invité

Quelles aides?

Rikiki
Invité

Fonds européen de développement régional (FEDER)

De tete 24 millions pour aller s’installer en Pologne

r.burns
Invité

L’équation « vendre des pneus ultra haute performance » est incompatible avec le malus assassin. L’éventuelle action en justice de Bethune ne serait qu’uni honteuse gesticulation politique, qui ne tromperait personne sur la vraie responsabilité de nos gouvernants. Et ce n’est que le début !!!

Béret vert
Invité

Le Japonais s’est engagé à créer des emploie entre 2007 et 2010. En 2009 il y a eu une crise financière mondiale. Si quelqu’un n’est pas excusable, c’est l’agglo avec ses principes débiles « d’engagement à créer de l’emploi » dont on sait très bien que c’est du vent.

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